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  • Bento 30 novembre 2015

    • 2 tranches de jambon blanc
    • Cheddar affiné
    • Salade de mâche nature
    • Carottes râpées, assaisonnées au jus de citron
    • Coleslaw, assaisonnée avec huile d'olive, mayonnaise, vinaigre
    • Sojasun chocolat
    • Clémentine

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    J'ai toujours mal aux reins, mais moins, ça va aller.

    Bonne journée à vous tous

  • Malgré tout... le week-end

    J'ai cru que la fin de semaine n'arriverait jamais. Je suis en piteux état.

    Hier matin, je suis allée à ma séance de sport. Nous étions dans la salle seuls tous les deux avec JC, je lui ai demandé de faire non pas une séance tranquille comme il a privilégié ces derniers jours, mais une heure me permettant d'expulser toutes les mauvaises sensations de cette semaine.

    Alors j'ai eu droit à une séance...:-) Il m'a dit que j'allais faire tous les exercices de musculation les plus compliqués techniquement qu'il donne à ses élèves. Et à chaque exercice, il me donnait le meilleur score réalisé sur 30 secondes. J'en ai égalé certains, ai été en dessous sur d'autres, et en ai battu un.

    J'ai hurlé à certains moments, allant chercher au fin fond de moi la force, physique, mais aussi et surtout mentale. A la fin de la séance je me suis assise par terre, JC m'a serré les épaules, me disant que j'étais allée chercher très loin au fond de moi, que j'avais été exceptionnelle. Je lui ai demandé s'il se moquait de moi. Il m'a dit que non, que cette séance était difficile entre les difficiles, qu'il était très fier. D'ailleurs le nombre de calories indiqué par ma montre cardio était très supérieur à celui des séances habituelles.

    Je me suis allongée par terre pour les étirements, oscillant entre rires et larmes. Cette séance m'a un tout petit peu apaisée, et permis d'expulser les cris...

    Je suis rentrée, nous avons bu un café avec Chéri et sommes allés au cinéma à la séance de 13 heures, voir Les cows boys, un film fort, avec François Damiens.

    Rentrés vers 16 heures, Chéri s'est mis en cuisine, nous recevions des amis hier soir. Il nous a régalés de magrets de canard grillés accompagnés de gratin dauphinois.

    Quant à moi, je me suis chargée du dessert... et suis allée à la pâtisserie acheter cette tarte poire-chocolat.

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    Nous avons passé une agréable soirée, c'est toujours agréable d'être avec des amis.

    Couchée à 1 heure du matin, je me suis levée à 9 heures. Chéri a lui dormi jusqu'à 10h30. Je me suis réveillée avec des terribles courbatures, bon ça, pas grave, mais aussi avec un tour de reins sorti de je ne sais où. Pratiquement impossible de marcher.

    Je n'avais ni l'envie ni la force de sortir, j'ai dit à Chéri qu'il pouvait aller au cinéma tout seul, que je n'étais pas d'une compagnie très agréable de toute façon.

    J'ai passé une partie de l'après-midi allongée, après avoir massé le bas du dos avec un gel chauffant, ce qui n'a guère fait d'effet. J'ai aussi passé une partie de l'après-midi à pleurer, quand se tariront les larmes ? Je me sens aspirée vers un trou noir, poussée vers le fonds par ce poids de plomb qui ne quitte pas mes épaules ni mon estomac depuis plusieurs semaines.

    Bon allez, je vais tout faire pour sourire, prendre du recul, continuer à saisir chaque petit plaisir qui me fait toujours dire que la vie est belle, même si en ce moment j'ai un peu de mal à faire de vrais sourires.

    Prenez soin de vous. Ne vous faites pas de souci pour moi, vous savez que je finirai par surmonter ce passage à vide.

    A demain pour un bento.

  • Plus bouleversant encore

    Je n'ai pas écrit depuis mercredi matin, désolée, je n'en avais pas la force.

    Mercredi a été une journée éprouvante, bouleversante comme aucun d'entre nous au bureau n'aurait pu l'imaginer.

    Mercredi matin quand je suis arrivée mon directeur était déjà là, m'a demandé de venir dans son bureau. Il m'a dit avoir pensé toute la soirée de mardi à notre échange, qu'il m'avait parlé trop sèchement, avait mal interprété le fait que j'essayais de faire avancer les choses au mieux et s'était emporté trop vite. Qu'il est préoccupé et désolé d'avance de paraître en ce moment lointain et froid. Qu'il est extrêmement préoccupé par ce qui est arrivé à ma collègue, mais aussi pour toute l'équipe.

    Ca a été plus fort que moi, je me suis mise à pleurer. Il a fait le tour de son bureau, pour venir s'assoir plus près de moi. Me disant qu'il sait que je suis très protectrice avec tout le monde, sensible tout en étant un pilier de l'équipe, expérimentée et compétente, et qu'il sait tout ce que je fais, et qu'il voit que je suis épuisée. Mais qu'il a besoin de moi....

    Pfffooouuuuuu pipoti pipota ou un instant de sincérité ?

    Je ne disais rien, m'appliquant à ne plus pleurer. Il m'a pressé le bras, les yeux brillants, et m'a dit, allez arrêtons de pleurer tous les deux, les autres vont arriver, nous devons faire face.

    Mais c'était quoi ça ? Je ne sais qu'en penser...

    J'ai passé la journée sans bouger de mon bureau, d'autant que je savais que ma collègue devait passer nous dire bonjour dans l'après-midi.

    Elle est arrivée vers 16 heures, est entrée dans le bureau, nous nous sommes figées. Habituellement nous sommes quatre dans le bureau, là bien sûr nous n'étions que trois. Elle nous a regardées, son visage s'est décomposé et elle est ressortie du bureau.

    Elle est revenue quelques minutes plus tard, nous nous sommes levées, elle a mis les mains devant elle, nous demandant de ne pas l'approcher, ne pas la toucher, ne pas l'embrasser.

    J'avais l'impression qu'un siècle s'était passé depuis que je ne l'avais pas vue, et pas seulement dix jours.

    Les autres collègues sont arrivés, la conversation s'est difficilement engagée. Puis au bout de quelques minutes, c'est redevenu naturel. Elle est venue spontanément m'embrasser, et nous nous sommes mises à pleurer, je lui ai dit que j'étais si heureuse de la voir....même si je n'en avais pas l'air....ce qui nous a fait rire. Je lui ai dit que nous risquions tous d'être maladroits, qu'on ne savait trop comment agir, elle nous a dit que l'essentiel c'était que nous soyons là.

    Elle a prononcé une phrase qui m'a glacé le sang. A un des traducteurs lui demandant ce qu'elle avait fait dans la journée avant de venir elle a répondu "rien, je regarde le temps passer. Mon cerveau est incapable de se projeter. Quand je me lève, je sais que je ne serai peut-être plus en vie dans une minute alors j'attends....

    Et elle s'est remise à pleurer...

    Ensuite elle m'a demandé comment ça se passe au bureau. Je lui ai dit "tu sais, rien ne change, c'est ça qui est rassurant, le bureau est le bureau, rien ne change". Elle a souri et m'a dit que c'est de ça dont elle a besoin.

    Elle est passée de bureau en bureau, provoquant partout une émotion incroyable. Au bout d'une heure elle avait l'air épuisé, et est partie, disant qu'elle repasserait la semaine prochaine, pour petit à petit reprendre ses marques.

    Quel courage ! Elle a pris le métro, a affronté nos regards... Elle a envie de continuer à vivre...

    Cette nuit là j'ai fait de nombreux cauchemars. Les nuits suivantes également. J'ai son visage gravé en moi. Elle avait les yeux tellement rouges et bouffis. Elle m'a dit que cela faisait dix jours qu'elle pleure non-stop, ne dort pas, mange aléatoirement..... Que la fête qu'elle prévoyait pour son trentième anniversaire cette semaine lui semble maintenant quelque chose de surréaliste, que cette décennie qui commence elle n'en veut pas...

  • Bento 25 novembre 2015

    • Chou-fleur cuit vapeur puis sauté à la poële dans de l'huile d'olive
    • Riz au lait made in Chéri. pas très photogénique, j'aurais dû prendre le plat entier avec le beau caramel. Pas photogénique donc, mais délicieux.
    • 2 petites clémentines, 2 petites figues séchées

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    Hier journée mitigée. Du bon, du mauvais.

    Le mauvais, je me suis fait rembarrer par mon directeur quand je lui expliquais que j'avais fait rerouter tous les mails de ma collègue sur mon adresse mail par le service informatique pour être certaine qu'il n'y ait aucun loupé, niveau clients, fournisseurs.... Que j'étais en train de m'organiser pour faire la jonction quelques semaines au mieux, que personne ne souffre de l'absence de ma collègue. Et qu'à long terme ça ne pouvait pas marcher. Il m'a dit assez sèchement, je suis associé, je dirige l'équipe, j'ai une vision globale que tu n'as pas forcément. Je prendrai la décision qui s'impose quand je le jugerai nécessaire.

    Sèchement, et en même temps il m'a dit que d'ici une semaine ou deux il y aurait du nouveau... Donc je ne prends plus d'initiatives d'organisation, j'attends... Je persiste à penser que ma collègue aura besoin de nombreux mois pour se tranquilliser avant d'être en mesure de revenir, peut-être, sûrement même a-t-il plus d'infos que moi.

    Hier, je suis arrivée au bureau à 8 heures, 15 minutes de pause déjeuner, partie à 18 heures car JC m'attendait pour 19 heures. Journée à peine plus longue que la normale donc.

    Et c'est là que le bon côté de la journée a commencé. JC m'a (enfin !!) parlé de son projet pour début 2016, celui pour lequel je ne devais pas prolonger mon abonnement à la salle de sport plus de six mois. Je suis très très très heureuse pour lui. Et je suis fière de lui, autant que je le suis de mon frère, ce qui n'est pas peu dire. Vous me pardonnerez de ne pas en dire plus ce matin, je m'en voudrais trop de vendre la mèche.

    Dès que c'est officiel, je vous en parle:-)

    La séance que nous avons faite, je l'ai trouvée (relativement) facile. Après l'échauffement sur vélo spinning et les trois tours de 6 exercices de muscu, nous avons terminé par du tapis. Je dis nous, car JC s'est mis sur le tapis près du mien pour faire de la marche avec pente de 8%, pour travailler l'appui de son tendon d'achille et du mollet. Il reprend tout doucement. Moi je courais sur le tapis d'à côté, et je lui faisais remarquer que je n'avais pas trouvé la séance aussi difficile que celles que nous faisons habituellement et il m'a dit que c'est voulu.

    Ces dernières semaines il a augmenté le niveau pour me faire progresser encore et là il estime que je suis au taquet, ce sont ces mots exacts.

    Et que donc, pendant quelques semaines il va alléger les séances afin de permettre à mon corps de se régénérer. Moi je fais comme il dit, c'est lui le coach, c'est lui qui sait:-)

    Très bonne journée à tous !

  • Une fois n'est pas coutume

    Pas de bento aujourd'hui, il n'y avait pas de restes d'hier soir, et je n'ai ni salade ni crudités sous la main. Alors, je me suis fait un sandwich grâce à ce que j'ai acheté samedi chez Marks & Spencer Food.

    Du pain complet aux céréales tartiné de Primevère, du jambon blanc, du cheddar affiné.

    Un yaourt, une orange.

    Il est 7 heures, je me suis levée à 6 heures passées, je bois mon café et vais aller au bureau pour 8 heures. au moins je ne rogne pas sur mon sommeil.

    Ce soir, sport:-) J'avance, au jour le jour, en essayant de ne pas anticiper...

    Je sens que je suis sur le fil, alors j'avance, à tâtons, comme je peux. En essayant surtout de ne pas laisser couler les larmes qui affleurent souvent à mes yeux.

    Bonne journée:-)

  • Bouffée d'amour

    Je vous l'ai déjà dit comme mes parents sont aimants.

    Quand nous les avons vus le premier novembre chez mon frère, en passant, j'ai dit que Chéri a besoin d'une écharpe noire, plus longue que celle qu'il a déjà.

    Aujourd'hui, nous recevons un paquet. Ma mère a tricoté une écharpe noire à Chéri, en pure laine, chaude, belle, longue.

    Et dans le paquet, ces serviettes en papier macarons et des chocolats Galler, une marque belge que nous aimons bien.

    Accompagnés, comme ma mère sait si bien le faire, d'une carte avec des mots touchants, qui font chauds au cœur.

    Chéri a tout de suite appelé ma mère, c'est toujours un bonheur pour moi de voir à quel point ils sont complices.

    Vous comprenez d'où je tiens ma sensibilité et mon sentimentalisme. J'ai été élevée dans l'idée que la gentillesse et la bienveillance l'emporteront toujours sur la méchanceté et la malveillance. Pas sûre que ce soit totalement vrai. Mes parents se sont pris maintes claques, comme j'ai pu m'en prendre, en accordant toujours le bénéfice du doute et leur confiance à tout le monde.

    Mais peu importe, je les préfère comme ça, je nous préfère comme ça.

    Finalement la journée n'a pas été si mauvaise que ça, j'ai bien avancé, je me suis enfermée dans ma bulle de concentration.

    Chéri est en train de faire du riz au lait, un de ses desserts préférés, ça embaume le caramel.

    Belle soirée

  • Bento 23 novembre 2015

    • Morceau du poulet rôti acheté hier au marché
    • Boulghour façon pilaf avec échalotes
    • Clémentine, demi banane
    • Deux petites figues séchées d'Andalousie

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    Pardon, pas pu répondre à tous les commentaires. Je les ai lus avec plaisir et attention. Nous aurons l'occasion de discuter à nouveau de l'évolution à mon bureau.

    Bon lundi. Prenez soin des vôtres, avec sourires et amour.

  • Malgré tout... un bon samedi

    Hier matin je suis allée à ma séance avec JC. Le samedi je vais à la salle du 9è arrondissement et non celle tout à côté de chez nous. Maintenant j'y vais à pieds, cela me fait une demi heure de marche, un bon échauffement, et j'aime cette promenade matinale pendant laquelle je peux réfléchir tranquillement, et un parcours dans Paris très agréable.

    JC m'a pesée, toujours en me demandant de ne pas regarder les chiffres. Nous avons fait une séance particulièrement intense. Stepper, j'essaie à chaque fois d'augmenter le nombre d'étages montés en dix minutes, puis 4 tours de 7 exercices de muscu composés chacun de 20 répétitions. Et pour finir 15 minutes de tapis. JC avait entré un programme variant les vitesses, les pourcentages de pente, j'ai adoré !

    Jeudi soir au contraire nous avions fait une séance très "légère", JC sentant que l'essentiel était de me faire parler, de parler lui aussi, et ça m'a fait un bien fou. JC a 33 ans, j'en ai 48, nous n'avons pour ainsi dire rien en commun, il était peu probable que nous nous rencontrions (différence d'âge, lui arrivant de Côte d'Ivoire à l'âge de 8 ans, moi venant de mes Ardennes natales, boulots très différents, j'habite Paris intra-muros, il habite une banlieue réputée difficile...) et pourtant nous nous sommes rencontrés, et nous nous apportons mutuellement de belles choses.

    Bref.

    Après la séance, je suis rentrée en bus, pris un café avec Chéri qui est parti travailler à 11 heures.

    J'ai pris ma douche, suis allée faire les courses, Chéri faisant le marché le dimanche matin, et me suis mise à faire les tableaux pour mon Directeur. Je ne les ai pas finis, j'en avais pour encore deux heures, je les ai terminés quand Chéri était au cinéma cet après-midi.

    Je devais rejoindre Chéri à Opéra après son travail, pour la séance de 18 heures de Nous trois ou rien. Je suis partie à 16 heures, largement en avance, voulant passer chez Marks & Spencer Food. Mais, gourde que je suis, au lieu de descendre au métro Trinité, je suis descendue à la station d'avant, Notre Dame de Lorette. Je suis perturbée en ce moment...

    Je me suis retrouvée rue Bourdaloue, je n'y étais pas passée depuis des années. Quand j'étais petite, en vacances chez ma grand-mère, elle m'y emmenait, chez le célèbre pâtissier, déguster sa non moins célèbre tarte. C'est une toute petite rue, et je m'apprêtais à redescendre dans le métro quand mes yeux ont été attirés par une boutique Les Cakes de Bertrand. Cette marque, on l'aime ou on la déteste. Moi je l'aime.

    J'ai déjà ces deux articles de chez eux.

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    J'aime, sur leurs carnets, accessoires, sacs à mains, les mélanges de style, de textures...

    Hier il pleuvait à seaux, mais ce sac lumineux m'a attirée à travers la vitrine. Je suis donc entrée dans la boutique, j'étais la seule cliente, j'ai pu prendre tout mon temps pour en faire le tour complet et discuter longuement avec le monsieur tenant le magasin. J'ai passé un bon moment. Il m'a expliqué que Ecole Française et Les Cakes de Bertrand ne forment qu'une seule et même maison. Le petit porte-monnaie orange est griffé Les Cakes de Bertrand, le porte-clés Ecole Française.

    Le tout est conçu et fabriqué à Paris.

    Alors, ce sac qui m'a tapé dans l'oeil, le voici.

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    Non, ça c'est juste le sac papier pour mettre ce que l'on achète. Soigné.

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    J'adore la tour Eiffel naturellement. Et j'aime le cuir tout souple qui sent bon, la toile en relief de l'avant, et la toile grise de l'arrière. Ainsi que la doublure, en toile imprimée. La seule chose dont je ne suis pas absolument ravie, ce sont les anses, que je trouve un peu moins bien réalisées.

    Je suis ensuite passée vite fait chez Marks & Spencer Food acheter quelques bricoles et ai rejoint Chéri juste à temps pour le début de la séance de cinéma.

    Nous sommes rentrés à 21 heures, avons dîné tard du coup, et couchés à minuit.

    J'ai dormi d'une traite jusqu'à ce matin 8 heures.

    Voilà, un beau samedi malgré tout, je suis d'attaque pour la semaine à venir:-)

    Passez une belle soirée.

  • Semaine pas belle

    Cette semaine a été à peu près identique pour tout le monde je pense. Une ambiance pesante, renforcée par les analyses pour le moins étranges, voire choquantes de certains journalistes et hommes politiques. Et plus encore par les propos qui n'ont pas tardé à être échangés dans les cafés, les transports, les confusions, la philosophie de comptoir....

    Au travail, le bureau de ma collègue, à un mètre du mien, dans la même pièce, désespérément vide.... Habituellement quand je vais me faire un café, je lui en propose un, et réciproquement. Cette semaine, plusieurs fois j'ai ouvert la bouche pour proposer un café et l'ai refermée, la gorge nouée.

    Vendredi, elle pensait pouvoir aller à la médecine du travail au siège social. Moi ça me semblait tellement trop tôt, mais je me suis dit que chacun réagit comme il peut et que peut-être elle avait besoin de ça.

    Mais vendredi à 8 heures elle m'a envoyé un SMS me disant qu'elle avait fait une grosse crise d'angoisse à l'entrée du métro, qu'elle s'est effondrée, et a enfin acceptée d'être submergée par toutes les images qu'elle repoussait désespérément depuis une semaine.

    Qu'elle ne se sent absolument pas prête à reprendre la vie comme si de rien n'était. Et que même l'idée de nous revoir, nous, ses collègues, la fait paniquer.

    Ce que je comprends très bien. Il y aura maintenant un tel décalage entre elle et nous. Nous avons vécu ce 13 novembre comme un évènement tragique, mais qui n'a pas pénétré en nous. Elle, les corps de personnes tuées lui sont tombés dessus, c'est ce qui lui a sauvé la vie, rester immobile sous ces corps. elle a perdu un ami, qui n'a pas eu la chance de s'en sortir vivant.

    Bien sûr qu'il faut qu'elle accepte que cela fasse maintenant partie d'elle pour pouvoir continuer à vivre, sans cette culpabilité qui la ronge. J'espère que le suivi psychologique l'aidera. J'espère qu'elle arrivera à pouvoir fermer les yeux, dormir sans que ces images la terrassent.

    Je pense à elle, qui dans dix jours aura 30 ans, et je suis pétrifiée par cette main glacée qui serre mon coeur, ces coups de poignard qui traversent mon corps. Mon oesophage ne me laisse pas un instant de répit, j'ai mal, mal à me rouler par terre, comme en 2005 lors de la première crise avant que l'on détecte la maladie.

    Je fais ce que je peux au travail, j'ai demandé à mon directeur ce qui était envisagé pour pallier son absence, qui risque d'être longue, à juste titre.

    Quelques heures plus tard j'ai reçu un mail lapidaire "En l'absence de S...... merci de t'occuper de tous ses dossiers en plus des tiens".

    Bon...

    Et vendredi à 17h45 il m'envoie des analyses financières à faire, me disant qu'il en a besoin pour lundi matin. J'adore faire des stats etc..... mais un vendredi à 17h45.....pour le lundi matin....

    Les choix s'offrant à moi ? Rester au bureau jusqu'à 23 heures. Venir lundi à 4 heures du matin. Ou, ce que je me suis pourtant toujours refusé à faire, ce que je m'étais promis de ne jamais faire, y travailler ce week-end.

    Alors j'ai pris ce dernier choix, pour pouvoir passer la soirée de vendredi avec Chéri j'avais vraiment besoin d'être avec lui.

    Et comme il travaillait hier, je savais que je pourrais le faire à la maison, tranquillement.

    Les semaines à venir vont être rudes, et ce n'est rien de le dire je pense ! Et ce n'est pas le moment de reparler de remplacer temporairement ma collègue, il faut laisser passer quelques semaines que la tension retombe, ça je le sens très fort.

    Nous sommes dimanche fin de matinée, Chéri vient de rentrer du marché et à rapporté ces gâteaux, d'une pâtisserie qu'il sait que j'aime particulièrement.

    Un paris-brest, mon gâteau préféré, et des éclairs inédits, l'un à la pistache, l'autre au citron meringué. Chéri est attentionné, il sait que la tarte au citron est une gourmandise que j'aime énormément, tout comme la pâte à choux, alors nous verrons ce que donnent ces éclairs.

    Il a rapporté du marché un poulet rôti tout chaud, qui embaume.

    Un vrai déjeuner dominical:-)

    Ensuite, je vais le laisser aller voir James Bond au cinéma tout seul, et je continuerai mes tableaux.

    Je reviens en fin d'après-midi vous montrer mon achat d'hier. Mais d'abord déjeuner avec Chéri, puis finir mon boulot.

    Bon appétit:-)

  • Saisissant !

    Pas eu le temps de prendre l'ordi avant 21 heures, c'est à dire maintenant:-)

    Nous venons de rentrer du cinéma, Chéri cuisine.

    Je vous raconterai ma semaine demain, là j'ai juste envie de vous parler du film que nous venons de voir. Bouleversant, poignant, magnifique, doux et violent, beau. Voilà, tout simplement si beau.

    "Nous trois ou rien" de Kheiron, un pur moment d'émotion. 90 minutes de larmes pratiquement ininterrompues, car voir ce film une semaine après les attentats du 13 novembre en renforce toutes les émotions qu'il provoque.

    Je pleurais encore dans le bus en rentrant, ce film m'a aussi permis de pleurer tout ce que j'ai retenu cette semaine, de fissurer un peu cette chape de plomb qui m'enserre et me fait si mal depuis une semaine.

    Si vous le pouvez, allez le voir, il vaut mille fois mieux que tous les discours et les prêches dont l'on nous rebat les oreilles depuis une semaine.

    A demain. Douce soirée.