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  • Me revoilà

    Me voici me voilà.

    Bon en fait nous avons à nouveau internet depuis vendredi, mais vendredi à 21h15 j'étais au lit. Je me suis réveillée samedi matin à 6h30 en pleine forme. Et suis allée au studio d'un pas joyeux et vif, malgré le froid piquant. Nous avons fait une séance de muscu bien corsée, je progresse encore. A la fin de la séance j'ai fait dix minutes de vélo en récup' active et nous discutions tranquillement avec JC. Il me faisait remarquer à quel point mon corps a changé, en ce moment d'ailleurs tout le monde le constate, on m'en parle sans arrêt. Tout ça pour vous dire que tout est relatif et que la perception de chacun est subjective. Je racontais à JC que la veille une collègue m'a dit envier mes jambes, j'étais en jean et elle les a trouvées longues et fines, je parais plus grande qu'avant car nous avons beaucoup travaillé la posture et le centre de gravité avec JC, et je me tiens mieux en plus d'avoir perdu du poids. Et cette collègue m'a aussi dit que je n'ai presque plus de poitrine. Bon, soit, j'ai perdu de la poitrine, mais j'en ai encore. Je racontais donc cela à JC, quand son élève suivante est arrivée. Je ne l'avais pas vue depuis plusieurs semaines, depuis avant Noël il me semble alors qu'habituellement je la croise tous les samedis. Et pendant que je faisais mes étirements, elle m'a dit "quelle transformation, vous voilà toute mince. Et en plus, quelle chance, vous avez gardé votre poitrine !"

    Nous nous sommes regardés en souriant avec JC, bien la preuve que tout est relatif et que le regard de chacun est subjectif.

    Sinon, comme ma prochaine course de dix kilomètres est dans trois semaines, JC m'a dit de courir ce matin dix kilomètres, en analysant précisément mes sensations, afin de faire une préparation sérieuse d'ici à la course, et qu'il calcule ma marge de progression.

    Après la séance, je suis rentrée à pieds. Chéri se levait, nous avons bu un café, et sommes allés faire du shopping... pour Chéri:-) qui s'est acheté deux jeans.

    Nous sommes ensuite allés nous balader et déjeuner dans le quartier chinois. J'ai découvert un plat que je n'avais jamais mangé, du poulpe à la vapeur. Qu'est-ce que c'est bon ! Bien relevé, savoureux, tendre...

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    Nous sommes rentrés en fin d'après-midi, et comme la veille, je me suis couchée tôt, à 22h30 je dormais.

    Ce matin, réveillée à 7 heures, toute trace de fatigue envolée. J'ai bu deux cafés en regardant les infos et suis donc partie courir. Il faisait moins six degrés dans Paris, encore nuit, mais pas de vent, un temps parfait pour courir. J'étais habillée suffisamment, trois couches de vêtements techniques, un tee-shirt manche courtes, un manche longues et un coupe vent. Des chaussettes hautes et des gants spéciaux pour la course par temps froid. Bref, de bonnes conditions. Et malgré cela, j'ai fait un chrono nase ! 52 minutes et 16 secondes. Bien sûr, dans l'absolu, c'est un bon chrono, ça fait du 11,5 km/h. Mais je n'étais pas contente de moi, j'ai déjà fait deux minutes de moins... J'ai donc appelé JC pour lui donner mes temps de passage à chaque kilomètre, ma fréquence cardiaque, mes sensations.

    Il m'a demandé si je me sentais très fatiguée ou pas. Je lui ai dit que j'étais fatiguée comme quand on vient de courir dix kilomètres mais pas plus. Que je m'en voulais de ne pas avoir poussé plus. Il m'a dit qu'au contraire c'est mieux, que pendant les trois semaines qui viennent nous allons renforcer les fractionnés et les exercices d'endurance, mais que ce matin j'étais censée faire un dix kilomètres tranquille.

    Bon si le coach est content ça me va, mais n'empêche que je ne suis pas satisfaite de moi. Quand je suis rentrée, Chéri sortait de la douche. Nous avons pris le petit déjeuner ensemble, puis sommes allés voter à la primaire de gauche, et ensuite cinéma.

    Après les deux bonnes nuits que j'ai passées vendredi et samedi, je n'ai pas éprouvé le besoin de faire de sieste.

    Ce matin, il n'y avait pas de cours de yoga. Mais j'y suis allée dimanche dernier. Je ne suis pas super enthousiaste, pas sûre que ce soit une discipline qui me convienne vraiment. J'ai pris un forfait de trois cours d'essai il m'en reste donc un, que je ferai avec plaisir, après la course du 12 février en tout cas, jusque là je vais privilégier la préparation, je ne peux pas cumuler deux activités sportives le dimanche, là je ne tiendrais pas le choc. Et je ne sais pas si je renouvellerai. J'ai besoin de me vider la tête en bougeant plus... Bon, on verra après le troisième cours.

    Je n'ai pas pu vous dire, la semaine dernière, après mon rendez-vous chez Sarah, où je suis passé sous le kilo tant espéré, JC m'a donné un nouveau tee-shirt. Fin août quand il a fait faire les tee-shirts au logo du studio il m'en a donné un gris. Je lui ai dit qu'un jour, je pourrais mettre un blanc en petite taille. Je me le suis promis. Et il a estimé mardi dernier que ce jour était venu. Il m'a remis le tee-shirt en me disant que le chemin parcouru est incroyable.

    Ce tee-shirt me va parfaitement, limite un peu large, il symbolise tant pour moi. Tant d'espoirs, de peurs, de pleurs, de cris, de sueur, de vomissements, de travail acharné. Tant de confiance en mon coach. Tant de reconnaissance, tant de fierté. Puis JC m'a dit qu'il faut absolument que je sois fière de moi, de ma silhouette, que je ne panique plus sur mon poids, que j'ai accompli un travail mental d'une force comme il a rarement vu, et qu'il sera toujours là pour moi, que je dois avoir confiance en moi comme lui croit en moi. Qu'il a toujours cru en moi.

    OK je vais essayer de ne plus me rabaisser ni me sentir inférieure, je vais essayer ! Mais je dois vous avouer que j'ai un GROS problème. Plus je maigris, plus je me vois grosse. Avant, je me regardais vite fait dans le miroir et me disais "bon ça va, ce n'est pas catastrophique", maintenant, je me regarde plus attentivement et je mets le doigt sur ce qui ne va pas. Alors qu'il y a plus d'aspects de mon corps plutôt chouettes que d'affreux... Mais il m'arrive encore d'avoir les larmes aux yeux en me voyant tellement je me trouve grosse et laide.

    J'essaie de me concentrer sur le présent plutôt que de m'en vouloir encore du passé. C'est tellement vain d'en vouloir à mon corps de tout cela.

    Sinon, j'ai commencé mon carnet de désirs, et j'apprécie ce nouveau compagnon de route. Le bocal à kilos étant maintenant pratiquement empli.

    Je vous montre ?

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    Alors, comme vous voyez, j'ai mis mes désirs les plus importants, on verra ceux que j'arrive à réaliser.

    Samedi dernier nous avons vu une expo déjà. Hervé di Rosa à la Maison rouge. Une belle expo dans un lieu atypique près de Bastille, je ne connaissais pas cet endroit qui expose des artistes contemporains.

    Côté sport, je ne désespère pas que JC consente à me faire quatre séances par semaine plutôt que trois;-) Une séance de jogging en plus par semaine. Et cinq courses dans l'année. J'en ai envoyé une liste à JC, qui en a déjà sélectionné deux. Une de dix kilomètres le 12 février, une de dix kilomètres le 28 mai. En septembre naturellement je fais la Parisienne. En octobre LA course de l'année pour moi, les 20 kilomètres de Paris, mon plus gros challenge.

    Et à la fin du printemps ou début de l'été, je ferai une course de 15 kilomètres, je ne vais pas tarder à courir de plus longues distances pour préparer le 20 kilomètres.

    Pour la course du 12 février, à l'inscription était demandé notre niveau actuel et notre objectif, afin que nous soyons placé dans le bon sas de départ, les départs sont échelonnés pour éviter les encombrements. JC m'a dit de choisir le sas 49 minutes. Ouh là, ambitieux, vu les 52 minutes de ce matin.

    Et pour la course du 28 mai, il m'a dit que je m'inscrirai dans le sas des moins de 47 minutes. Vous imaginez comme le challenge et le travail en perspective m'excite:-)))))))) Si je cours un dix kilomètres en moins de 47 minutes, moi qui pensais ne jamais le faire en moins d'une heure, je n'en admirerai que plus JC qui m'a dit même quand j'étais très grosse, à 100 kilos, qu'il m'en savait capable. Il a toujours pensé que mon mental me permettrait d'aller loin, et qu'il allait m'emmener loin. Cet homme est mon modèle, mon héros ! Il a révélé celle que j'étais sans oser l'assumer.

    Bon, j'oublie sans doute de vous raconter des choses, cette semaine sans ordi c'est pénible.

    Il y a eu la chasse au trésor au Louvre avec le boulot, c'était carrément génial. Quel bonheur de parcourir toutes les ailes du Louvre pour chercher des oeuvres selon les indices donnés. De revoir des endroits du Louvre et des oeuvres que j'avais oubliés. De faire cela en équipe avec des collègues, quel bon moment !!

    C'est une idée à garder en tête pour une fête entre amis, un anniversaire ou autre.

    Des réunions au siège. Du travail, du travail, du travail. Ca y est nous sommes dans la haute saison, je ne vois pas défiler les heures.

    Une de mes collègues a fait un violent burn-out et va mal, réellement mal, nous ne la reverrons pas nous a dit mon Directeur.

    J'ai tellement de chance d'avoir Chéri, son amour me protège de tout, je crois en tout cas.

    Je vous le dis encore, prenez soin de vous, la vie passe si vite. Et plus que jamais, prenez soin de ceux que vous aimez.

    Passez une douce soirée.

  • Bocal à kilos #23 + Radical #19

    Je n'avais pas vu Sarah depuis le 30 décembre. J'étais donc impatiente de cette première pesée 2017, tout autant que je l'appréhendais.

    Pourquoi ?

    Parque que le 30 décembre je n'étais qu'à quelques centaines de grammes du kilo tant espéré, dépassé quand je n'étais qu'au collège, et jamais repesé depuis. Celui qui fera de moi quelqu'un à l'IMC dans la fourchette basse avec une masse musculaire supérieure à la norme. Celui qui signifie beaucoup pour moi, même si ce n'est qu'un nombre et qu'il ne me représente pas diront beaucoup.

    Bref, je me suis  mis une pression que vous n'imaginez pas (enfin si, vous me connaissez, vous savez à quel  point je peux faire monter la pression, toute seule, comme une grande). Déjà samedi JC m'a recadrée (ah oui, faut vraiment que je vous raconte la semaine dernière).

    Et ce matin, je me suis faite atomiser:-) Je lui ai envoyé un SMS vers 9h30 en lui disant que j'étais en panique d'aller chez Sarah, à l'idée de ne pas atteindre ce fameux kilo, que je sais à quel point c'est irrationnel, et que ce n'est même pas la peine qu'il me réponde. Il a répondu quelques instants après en disant que SI JUSTEMENT il répond, et que demain soir nous allons avoir une conversation SERIEUSE. Que là, il n'est vraiment PAS CONTENT, que je ne dois pas recommencer à faire une fixation sur les kilos, les chiffres, et qu'il ne me laissera pas retomber dans mes travers d'objectifs, il déteste ça.

    J'ai répondu que je savais qu'il serait furieux, mais que je préfère lui dire ce que j'ai en tête pour justement qu'il me remette la tête à l'endroit.

    Il a répondu ON EN REPARLERA DEMAIN.

    Ouh là je n'aime pas savoir que JC est en colère contre moi...

    Du coup les heures jusqu'à mon rendez-vous avec Sarah, à 13h45, m'ont paru d'une longueur !

    Quand je suis arrivée, elle m'a demandé si ces deux semaines se sont bien passées, si j'ai fait des écarts ou pas. Je lui ai dit que non, pas d'écarts, et que j'étais impatiente et très stressée de monter sur la balance, pas la peine qu'elle m'engueule, JC s'en étant déjà chargé:-)

    Je suis donc montée sur la balance, et... 1,5 kilo de moins que le 30 décembre. Je suis carrément en dessous de ce kilo atteint alors que je n'avais même pas 13 ans. Sur papier, je ne suis plus obèse, ni grosse, ni même en surpoids. Et ce pour la première fois de ma vie.

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    Dans ma tête c'est autre chose ça nous aurons l'occasion d'en reparler bien sûr. Ce qui est sûr, c'est que même si je vous ai choqués ces quatre derniers mois en faisant ce régime drastique, moi qui avais promis que l'on ne m'y reprendrait pas, que rien ne valait le rééquilibrage alimentaire, et bien, je ne regrette pas un instant de ces quatre mois, aussi difficiles aient-ils été. Car oui ce fut éprouvant, usant, épuisant, parfois désespérant de mener ça de front avec un travail prenant et en augmentant l'intensité du sport. Mais je n'en pouvais plus de stagner avec mes derniers kilos. Il devenait plus qu'essentiel pour moi d'en arriver à bout.

    Ce fut avec cette méthode, cela aurait pu être avec une autre. J'ai toujours fait confiance à JC donc quand il m'a envoyée vers Sarah j'ai décidé de jouer le jeu. Ceci dit, le processus est LOIN, TRES LOIN d'être achevé. Je dois ne pas reprendre ces kilos, je dois m'accepter telle que je suis aujourd'hui. Faire la paix totale avec mon corps, prendre soin de lui tout autant que de ma tête, bref, prendre soin de moi dans mon entierté si je veux enfin trouver la sérénité.

    En sortant de chez Sarah, j'ai immédiatement envoyé un SMS à JC (pas osé l'appeler). En lui demandant s'il était vraiment colère ou si je pouvais lui annoncer mon poids. Il m'a dit vas-y dis moi.

    Je le lui ai donc dit, en lui disant que je suis émue au delà de tout, que ça représente tant pour moi. Que c'est une étape primordiale de ma vie, et que plus que jamais je veux faire du sport et ne rien lâcher.

    Il m'a répondu Tu sais quoi ? Je repense à tout ce qu'on a fait, c'est juste incroyable. On continue MAIS, plus de flip avec le poids. En ajoutant que pour lui, c'est un plaisir de travailler avec moi.

    Il m'a tellement transformée. Pas juste mon corps, mais aussi donné un mental d'acier. Il ne m'a pas laissée tomber pendant ces années et toujours aidée à traverser les moments difficiles.

    J'ai hâte d'être à la séance de demain.

    Côté alimentation, Sarah ne veut pas aller trop vite pour réintroduire tous les aliments que je n'ai pas mangés depuis quatre mois. Ca va être très progressif, très très progressif.

    Hors de question de rater la stabilisation qui elle, ne va pas durer quatre  mois comme le régime, mais au moins 18 mois voire deux ans. Et c'est ça qui va être le plus compliqué...

    Pour le moment, je continue à la voir chaque semaine,  dans deux mois nous espacerons à toutes les deux semaines, puis trois semaines et ainsi de suite.

    Là, tout de suite, il faut que je réfléchisse à assimiler ma nouvelle image, ce n'est pas simple ça non plus.

    Bonne soirée vous tous. Prenez soin de vous d'accord ?

  • Frustrant

    J'ai plein de choses à vous raconter, mais nous sommes en panne d'internet.  Écrire tout un long article depuis mon téléphone c'est trop ch.....

    Donc ne vous inquiétez pas je viens vous écrire dès qu'internet est rétabli. 

    Bonne soirée

  • OK OK OK OK OK OK j'ai vu

    Oui OK OK OK OK ça y est j'ai vu ! Oui j'ai vu ce que plusieurs personnes (Chéri et ma mère en tête) me disent depuis plusieurs semaines, à savoir que mon visage devient trop osseux, qu'il faut arrêter maintenant. Ah ben oui on ne choisit pas toujours, jamais même d'où l'on maigrit. Maintenant, j'ai carrément beaucoup moins de poitrine aussi.

    Tout à l'heure, en rentrant du bureau, j'avais reçu un petit paquet, un tee-shirt que j'ai commandé par correspondance, j'ai commandé la taille M, ils se sont trompés, et ont envoyé une taille S. J'ai passé la commande avant Noël, et non seulement j'ai perdu du poids, mais j'ai dû perdre pas mal de centimètres, car la taille S me va, et même elle me va large, carrément large.

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    Taille S, approuvée par Nougatine. J'adore ce tee-shirt !

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    C'est un effet de la photo, Nougatine est un petit gabarit, mais pas un chaton non plus. Je me suis tortillée pour que sur la photo apparaissent Nougatine en train de flairer le tee-shirt, et l'étiquette taille S. Comme je faisais des essayages, j'en ai profité pour passer la marinière que je vais mettre demain. Car demain, jean-baskets, nous avons une espèce de séminaire d'équipe, dont l'activité est une chasse au trésor à l'intérieur du Louvre. Il va falloir cavaler:-) Ca devrait être sympathique.

    Ensuite, déjeuner dans un resto chic et là, et bien... on nous a fait choisir le menu la semaine dernière, choix entre deux entrées, deux plats, deux desserts. J'ai choisi oeufs cocotte à la truffe, émincé de volaille aux épices et tiramisu. Je mangerai un peu de chaque plat, une petite moitié mettons. Enfin, je verrai sur place.

    Donc demain, jean-baskets est le dress code. Bon, heureusement que j'ai un jean... Et comme ensuite nous allons dans un resto un peu haut de gamme, je me suis dit que j'allais mettre cette marinière, que je n'ai encore jamais portée.

    Elle est tout pile à ma taille, pas de problème. Mais là j'ai vu que j'ai une sale tête. Et encore je n'ai pas mis la pire photo. Chéri en a pris plusieurs, sur l'une d'entre elle, j'ai carrément un visage maigrelet.

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    Oui, ça y est je l'ai vu...

    Et qu'y faire, je ne vais pas (re)grossir pour avoir des joues...

    D'autant que dans un mois je vais faire une course de dix kilomètres, et une voire deux (voire trois) pendant le printemps, des dix et quinze kilomètres. J'ai sélectionné une liste de courses qui m'intéressent, je l'ai envoyée à JC, il va me dire ce qu'il est raisonnable de faire, espacées de combien de semaines et toussa toussa...

    Je l'écouterai car hier soir il l'a dit que je suis à la limite du sur-entraînement, qu'il va me modérer pour éviter que je ne me blesse. Je sais que j'en fais trop. Je vais travailler à pieds, je vais au studio à pieds. Je fais trois séances par semaine  avec JC, un jogging d'une dizaine de kilomètre le dimanche, et je lui demande sans arrêt d'ajouter une séance et un jogging par semaine. Heureusement qu'il parvient à me modérer, il est bien le seul.

    Donc j'attends sa sélection, et je vous les montrerai:-)

    Ce soir j'ai dîné comme souvent le soir. Protéines et légumes. Chéri a fait griller un coquelet, et comme je n'ai pas eu le courage de cuisiner des légumes (Chéri a mangé le reste des légumes du pot au feu), j'ai fait une salade verte qui vient du marché de dimanche.

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    Là, en vous écrivant, je bois une tasse de lait chaud.

    Demain matin c'est cool, je vais dormir jusqu'à 6h45. Nous avons rendez-vous au Louvre avec le reste de l'équipe à 9h15. Nous avons décidé avec ma top collègue de nous rejoindre à 8h30 pour boire un café, nous avons peu l'occasion de parler tranquillement maintenant que nous ne sommes plus dans le même bureau.

    Ca fait deux heures de sommeil de plus que d'habitude:-)

    Passez une bonne fin de soirée.

  • Et si c'était lui ?

    Vous savez que j'aime les symboles, les objectifs, écrire, me fixer des défis... En 2016, le bocal à kilos m'a aidée, m'a suivie et il est aujourd'hui pratiquement plein.

    Et puis en 2017, perdre des kilos n'est plus l'objectif essentiel, je n'en ai pour ainsi dire plus à perdre.

    Alors, qu'est-ce qui va m'accompagner tout au long de cette nouvelle année ? Quels sont mes envies, mes désirs, mes objectifs, mes défis ? Comment les matérialiser ?

    J'ai pensé à lui, qui m'a été offert la semaine dernière. Il me paraît être bien adapté.

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    Qu'en pensez-vous ?

    Des envies pour cette année j'en ai par dizaines. Il faut que je canalise et me concentre sur ce qui est réaliste. Sans m'éparpiller, sans m'épuiser.

    Alors je vais réfléchir encore un peu avant d'écrire tous les challenges de 2017, il faut que je n'en garde que quelques uns...

    Le plus important, et de loin, naturellement, stabiliser les kilos perdus, prendre conscience de mon poids de forme, et y rester. Celui où je me sentirai dynamique, sans fatigue, celui que je pourrai maintenir sans faire de régime, en ayant une alimentation saine et équilibrée. Car oui, je sais ce que vous pensez, mais vous vous trompez. Je suis au régime depuis quatre mois, et je vais incessamment passer à la stabilisation, je l'ai dit dès le départ, ce régime est radical, et il n'est adapté que pour quelques mois.

    Ce qui va de pair avec la stabilisation est de renforcer ma masse musculaire, rester tonique. Et ça, ce sera grâce au sport et à ses exercices bien ciblés. Avoir une silhouette musclée en longueur, en finesse et non en largeur et en gonflette.

    Mon rêve ? Augmenter ma dose de sport hebdomadaire... Pas sûr que j'y parvienne, tant au niveau de l'emploi du temps que de la résistance physique, je dois en reparler avec le coach;-)

    Réussir à courir les 20 kilomètres de Paris. Le but étant de passer l'arrivée, pas de faire une performance de chrono... Et avant cela, d'autres courses. La Parisienne naturellement, qui me tient tant à coeur. Et j'aimerais faire un ou deux dix kilomètres au printemps, et même des 15 kilomètres. C'est chouette l'ambiance des courses, ça change de l'entraînement seule le dimanche matin.

    Un magnifique petit séjour en Italie avec Chéri pour mon cinquantième anniversaire. Quelques weeks-ends en amoureux pour ponctuer la routine de l'année de moments doux et pimentés.

    M'impliquer dans des associations. Enfin au moins une, sans doute n'aurais-je pas le temps pour plusieurs.

    Partir un week-end avec Karin, ben oui ma jolie cousine, y'a plus qu'à trouver le lieu...

    Me ménager un peu plus de temps avec mes amis.

    Prendre à nouveau le temps d'aller plus souvent au cinéma, et surtout, au théâtre, ça me manque trop.

    Enfin des envies et des idées j'en ai... Il faut que je me concentre sur les réalisables, si je m'éparpille ce sera plus décourageant qu'autre chose. Et je compte bien sur mon nouveau compagnon pour m'y aider;-)

    Bonne soirée ! Quant à moi d'ici quelques minutes je suis au lit, je ne tiens plus...

  • La semaine dernière

    Alors, que 'est-il passé depuis lundi dernier ?

    Je suis allée à deux réunions au siège social. La première, mercredi, si vous vous souvenez le déjeuner était prévu. Dans ce déjeuner il y avait du blanc de poulet grillé, que j'ai mangé. Et rien d'autre... Un des directeurs m'a fait remarquer que mon déjeuner était bien frugal. Je lui ai offert mon dessert en souriant et en ajoutant que j'allais me chercher un café, pouvais-je lui en apporter un ? Avec un grand sourire... Il a complètement oublié si je mangeais ou pas du coup...

    La seconde, vendredi (qui m'a obligée à annuler le rendez-vous avec Sarah), pendant laquelle nous avons été filmés. Quand j'ai vu la caméra, je me suis pétrifiée d'appréhension. Et finalement quand je me suis vue sur l'écran, et bien j'ai constaté que je n'ai plus de double-menton, et que ma silhouette était même plus élancée que celle de la plupart des participants. Un choc réel et déstabilisant.

    Je suis allée me faire épiler aussi. Bon, rien de bien intéressant là dedans, si ce n'est que là aussi j'ai eu une espèce de révélation. A croire que je suis aveugle habituellement. J'étais étendue sur le dos, nue, et j'ai vu... mes côtes... Et mon ventre, devenu plat. Et même mon pubis. Et oui, quand on est obèse, il y a du gras même dans le pubis c'est une réalité. Non ce n'est pas glamour, mais c'est la réalité des obèses... Il faut dire les choses de temps en temps non ?

    Je me suis tâtée une fois debout et oui, je confirme, je sens mes côtes, et les os saillants du bassin. J'adore !

    J'ai aussi maigri beaucoup des doigts et des poignets. Je mets mon alliance au majeur depuis quelques semaines. En revanche, la bague que je mets habituellement au majeur tombe carrément...

    J'ai resserré mon bracelet connecté de plusieurs crans.

    Alors, pourquoi ? Pourquoi est-ce toujours un tel choc de découvrir ces détails ? Un tel choc de me voir alors que dans ma tête je suis toujours un gros machin énorme et moche ? Ah ça ne va pas être facile...

    A la fête de famille de Chéri samedi, j'ai eu droit à tellement de compliments "éblouissante", "resplendissante", "superbe", "musclée". Une des tantes de Chéri m'a demandé si j'avais fait un bypass depuis janvier dernier. J'ai dit que non, alimentation stricte et beaucoup de sport intensif, mais elle a persisté en me disant que je pouvais bien le dire, je ne serais pas jugée. Qu'on ne peut pas avoir un si joli corps avec le sport et l'alimentation, surtout à l'approche de la cinquantaine. Mais si justement, le sport permet de modeler la silhouette au contraire. Je pense qu'elle restera persuadée que j'ai fait cette opération, bon, ce n'est pas grave...

    La semaine dernière, du sport à cinq reprises, dont trois séances avec JC. Les séances sont de plus en plus corsées, de plus en plus rythmées, et j'aime de plus en plus. Oui bon je sais, je suis dépendante. Je dois avoir une nature propice à la dépendance. Ca n'a jamais été la drogue, ça n'a jamais été l'alcool, ce fut la nourriture, c'est le travail et c'est surtout le sport dans ma vie présente.

    Voilà, une semaine plutôt agréable, je ne vais pas m'étendre sur les longues journées de travail, sur les gestes déplacés d'un homme qui croit encore qu'une robe au-dessus du genou est une invitation à se faire trousser, à entendre des mots détestables... Je préfère retenir les jolis moments, les douces conversations, les belles déclarations, les efforts pour progresser, le plaisir de me dépasser, la joie de mettre des vêtements que je choisis et porte avec plaisir chaque jour.

    Des hauts et des bas, des fous-rires et des larmes, des révoltes et de l'amour, comme pour nous tous quoi...

    Ce soir quand je suis rentrée ça embaumait dans la maison. Chéri a fait un pot au feu. J'ai bu deux grands bols de bouillon, un pur délice. Suivi d'un morceau de la viande du pot au feu, fondante... J'ai trié les légumes, prenant juste oignons, fenouil et poireaux, ne mangeant ni navets ni carottes, ni pommes de terre naturellement. Pas encore le moment... Je ne vois Sarah que lundi prochain de toute façon.

    Voilà, les riens du tout qui font que les jours passent, agréablement, amoureusement, passionnément !

    Je vais aller me coucher je crois, demain, lever un peu avant cinq heures, je vais au bureau tôt car nous avons un petit déjeuner-réunion à neuf heures et j'ai des choses à faire avant. La journée s'achèvera avec la séance de sport, j'aime les jours où j'ai sport.

    Bonne nuit, je ne sais pas vous, mais moi, à défaut de faire de longues nuits, je fais des nuits d'un profond sommeil réparateur, ça c'est tellement agréable, moi qui avais un mauvais sommeil il y a encore trois ans.

  • Dimanche etc...

    J'ai mal dormi. Alors je me suis levée tôt, très tôt, ai bu deux cafés, puis je me suis dit que je n'allais pas rester là à ressasser mes idées sombres sur le canapé.

    Alors je suis allée courir. Il était 7h30 du matin, il faisait relativement doux, une petite bruine. Totalement noir. Et j'ai couru, couru, mes larmes s'envolaient dans la pluie. Je n'ai croisé personne il était trop tôt.

    J'ai couru pile une heure, 11,16 kilomètres. Je me sentais mieux. Pas fatiguée du tout, j'aurais bien continué. Mais hier JC m'a dit de ne pas dépasser une heure pour le moment.

    Je suis rentrée, Chéri était encore couché. J'ai pris ma douche, refait du café, Chéri m'a rejointe pour le boire. A 10h30 je devais aller au studio, faire pour la toute première fois un cours de yoga. Je vous ai déjà parlé de cette prof de yoga que je croise le mardi soir après ma séance avec JC, avec qui j'échange quelques mots à chaque fois.

    Maintenant elle fait aussi un cours le dimanche matin, de 10h30 à 12h. JC m'a proposé de tester, pensant que ça pourrait être complémentaire dans mon parcours.

    Je suis donc arrivée au studio à 10h20, et ai dit à Nataly que ça me faisait très bizarre d'être là alors que JC n'était pas présent. Les autres sont arrivés, nous étions quatre, j'étais la seule à ne jamais avoir fait de yoga, les trois autres ont déjà suivi les cours de cette prof.

    La séance a commencé. Le yoga Kundalini est un yoga méditatif, introspectif, tout en enchaînant des postures dynamiques. Je n'ai pas eu de mal avec les postures, le sport m'a rendue relativement souple, et capable de tenir une posture un peu compliquée un certain temps. D'ailleurs, Nataly m'a dit à la fin que bien que ce soit mon premier cours, j'étais dans un cours intermédiaire et non débutant.

    Pas de problèmes pour les postures donc. En revanche, le fait d'exécuter les postures avec des mouvements très décomposés, lents, tout en ayant les yeux fermés, en écoutant les sensations du corps, les vibrations du diaphragme est plus perturbant. Les postures demandent de beaucoup faire travailler les abdos, de savoir tenir le dos, comme je n'ai pas de problème de ce coté là j'ai pu me concentrer totalement sur mon ressenti.

    Au bout de quelques minutes, les larmes ont jailli de mes paupières fermées et ont coulé sans discontinuer jusqu'à la toute fin de la séance, quelques minutes de méditation suivies de relaxation.

    Une fois terminée la séance, Nataly nous a offert un thé en nous demandant de dire ce que nous ressentions. Chacun a pris la parole. Quand elle a tourné les yeux vers moi, j'ai fait signe que je ne pouvais pas parler.

    Chacun s'est rechaussé et est parti. Nataly m'a un peu retenue, me disant qu'elle a vu à quel point j'avais été bouleversée. Elle m'a serrée dans ses bras et embrassée, en me disant que JC lui a parlé de moi, et que le fait que j'ai ainsi lâché prise est très bien. JC lui a dit que je suis fragilisée en ce moment, un moment charnière où je dois accepter ma nouvelle image, et surtout où j'ai besoin de force pour affronter le monde sans mon mur de graisse protecteur.

    Je lui ai dit que là en effet j'étais remuée, mais incapable de dire si le yoga me plaît ou pas. Elle m'a dit que mes larmes sont un signe. Mais justement je me sentais bizarre d'avoir ainsi lâché prise totalement, devant des inconnus. Ceci dit, comme nous avons eu les yeux fermés toute la séance, les autres élèves n'ont pas vu ce que je faisais ou pas, pas plus que je ne les ai vus.

    J'y retournerai au moins une fois, pour voir si cela me plaît ou pas. Si cela me fait du bien ou pas. Là, plusieurs heures après, je suis toujours incapable de dire si ça m'a plu. Ca m'a remuée c'est certain, je n'arrive pas à analyser plus que ça pour le moment.

    En sortant, dans la rue, mes larmes coulaient encore. Je suis rentrée à pieds, et en passant devant un fleuriste, j'ai acheté un pot de jacinthes, j'adore cette jolie plante fleurie de début d'année. Et j'en ai pris deux pots identiques pour emporter au bureau demain. Un pour ma top collègue, et un pour ma jeune collègue qui était au Bataclan.

    J'étais heureuse de retrouver Chéri, très heureuse après cette matinée bouleversante. Chéri avait fait le marché, nous avons déjeuné. Puis j'ai appelé JC, qui attendait le chrono de ma course et le compte rendu de cette séance.

    D'abord je lui ai dit qu'être au studio sans lui m'a fait trop bizarre. Le studio, c'est lui et puis c'est tout. Je lui ai raconté le yoga, il m'a dit qu'en effet le yoga Kundalini est particulier, qu'il était intéressant que j'essaie, que je laisse décanter et surtout, que je ne me sente pas obligée d'en refaire si je ne me sens pas totalement à l'aise.

    Nous avons parlé de ma course, il était très content, me disant que je lui fais de super chronos ! Et oui, on prépare les 20 kilomètres de Paris:-)

    Il m'a dit aussi que je j'ai un énorme mental, que plus jamais je ne dois me laisser faire, par personne. Plus jamais je ne dois laisser quiconque me blesser, corps ou âme. Il m'a dit cela suite à la conversation que nous avons eue hier, où je lui ai parlé de certains mots, regards et gestes en ce moment d'un homme, qui me propulsent directement dans le passé, quand j'étais cette petite fille sans défense dont on a profité sexuellement. Aujourd'hui, malgré ces mots, gestes et regards, je ne veux pas ressentir à nouveau le besoin de me protéger et cacher derrière 40 kilos de graisse, alors j'ai tout dit à JC qui de toute façon a vu hier que j'avais quelque chose sur le coeur.

    Et aujourd'hui, grâce au cheminement que je fais entre autre avec lui depuis plusieurs années maintenant, je crois être en mesure de pouvoir me défendre.

    Nous en avons encore parlé ce matin, je sais que je suis aujourd'hui plus forte que jamais... Même si une certaine fragilité sera toujours là. Fragilité que j'accepte, elle fait partie intégrante de moi, mais je ne veux pas la laisser me rendre vulnérable et démunie, c'est différent.

    Bon, voilà qu'il est 20 heures passées, Chéri a préparé le dîner, je vous raconterai les quelques anecdotes de cette semaine à un autre moment.

    Passez une soirée en douceur, et en harmonie, prenez soin de vous.

  • Trop de p... d'émotions:-(

    J'avais plein de chouettes choses à vous raconter, mais ce sera pour demain, quand je serai moins bouleversée.

    Aujourd'hui nous sommes allés à la fête annuelle dans la famille de Chéri, comme chaque année, le premier week-end de janvier. Tous les frères du père de Chéri (ils sont cinq) tous leurs enfants, les cousins de Chéri donc, eux-mêmes parents pour la plupart. Chaque année ça se passe chez quelqu'un de différent, chacun apporte à boire ou à manger, c'est une joyeuse journée, l'occasion de prendre des nouvelles des uns et des autres.

    Chéri a un cousin, qui vit avec depuis 7 ans avec quelqu'un que j'aime beaucoup. Chaque année, je suis heureuse de la voir et nous passons une bonne partie de la journée à parler toutes les deux. Elle était là cette année, vaillante et souriante. Nous sommes arrivés quelques minutes avant eux, et quand je l'ai vue entrer dans le salon, avec des béquilles, emmitouflée dans de nombreuses couvertures, avec des cheveux très (beaucoup trop) courts, elle qui les avait longs, et surtout, avec un visage tellement amaigri et épuisé, j'ai tout de suite cherché la main de Chéri pour la serrer très fort.

    Elle a passé la journée dans le canapé, ses enfants collés à elle. Je suis allée m'assoir en face d'elle, sur un petit tabouret. Elle m'a souri et m'a dit "Tu sais, c'est sans doute la dernière fois que nous nous voyons". Je ne disais rien, elle a ajouté, tu sais que j'ai un cancer agressif. Je n'ai pu que hocher la tête, la mère de Chéri nous l'avait dit la semaine dernière pendant le repas du premier janvier.

    Je lui ai pris les mains, en disant que je ne savais pas quoi dire. Elle m'a tout expliqué. Elle a eu un cancer du côlon dont elle était en rémission depuis deux ans. En octobre, lors des examens de contrôle qu'elle passe tous les trois mois, on lui a découvert une tumeur de 7 centimètres sur le péritoine. Tumeur diffuse, en train de se généraliser.

    Elle subit une chimio lourde, juste pour essayer de stabiliser et de soulager ses douleurs. Mais ce n'est qu'un sursis de quelques mois.

    Elle m'a dit que ça la rend folle de rage, qu'elle trouve ça injuste, et qu'elle est triste pour ses trois enfants qui, dix ans après que leur père soit mort, vont perdre leur mère. C'est là que les larmes ont jailli malgré moi. Et que les siennes ont suivi. Elle m'a serrée dans ses bras.

    Puis m'a dit que le cousin de Chéri est extraordinaire, prend soin d'elle, et, surtout, a lancé une procédure d'adoption pour ses trois enfants, ce qui lui apporte un relatif apaisement.

    Elle m'a raconté tout cela d'une voix douce et calme, en me souriant. Et m'a répété qu'elle ne sera pas là pour la fête de famille l'an prochain. Et que nous devrons rire en pensant à elle. Que la vie continuera...

    Puis elle m'a fait comprendre qu'elle était épuisée et ne pouvait en dire plus. Je suis allée lui chercher un verre d'eau et l'ai laissée.

    Chéri est venu me prendre dans ses bras en me disant de manger une bricole. Il était 15 heures passées et je n'avais pas pensé une seconde à tourner la tête vers le buffet. Je m'en suis approchée, mais je n'avais pas faim. Je mangerai un autre jour...

    J'ai ensuite parlé avec une fille d'une cousine de Chéri, jeune fille de 23 ans, une conversation passionnante elle m'a raconté son expérience des JO cet été, m'a demandé comment j'avais fait pour tant changer en quelques mois, et a pris le téléphone de Sarah pour l'appeler dès lundi.

    J'ai aussi parlé avec la femme d'un oncle de Chéri, que j'aime aussi beaucoup, que nous voyons dans des dîners plus souvent au cours de l'année, qui est psychanalyste et dont j'aime apprendre.

    Enfin, une journée bouleversante.

    D'autant plus que dans le métro en rentrant tout à l'heure, Chéri m'a annoncé que sa mère l'a pris en apparté tandis que je discutais, pour lui annoncer un truc pas gai sur sa santé à elle. Je l'ai appelée dès que nous sommes rentrés, elle m'a confirmé en m'expliquant en détail. On en saura un peu plus mercredi mais ça s'annonce lourd à porter...

    Fait chier merde fait chier merde fait chier merde.

    Je crois que je vais m'investir davantage auprès de l'Institut Marie Curie. Je suis heureuse d'avoir couru cette Course des Lumières en novembre. La cousine de Chéri m'a confirmé qu'elle connaît cette course, était surprise que je m'en sois faite ambassadrice en récoltant des dons... Mais merde, tous autant que nous sommes, pas un jour sans que cette saleté de cancer ne nous touche d'une façon ou d'une autre.

    Et dès mercredi, la mère de Chéri y a rendez-vous.

    Alors plus que jamais, prenons soin de nous, des autres, soyons bienveillants, indulgents, offrons-nous des sourires, arrêtons d'être dans le jugement, la critique, le cynisme, le passéisme. Profitons de l'instant présent. Aimons ceux qui nous sont chers sans avoir peur de leur dire. Et tant pis pour ceux qui ricanent en me trouvant ceci ou cela, plus que jamais j'assume de montrer mes sentiments.

    Demain j'essaierai d'être plus légère, je vous raconterai la semaine qui fut relativement bonne si l'on excepte ce que je viens de vous raconter.

    Douce soirée à vous tous.