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  • C'est parti... on ne rigole plus

    Donc je vous l'ai dit, l'entraînement pour les 20km de Paris, c'est parti.

    Hier matin chez JC, pendant 20 minutes nous avons fait des postures au ralenti, en équilibre sur le Bosu, en gainant au maximum. Bien se tenir en courant est primordial. Tête droite, regard au loin, dos tenu, abdos serrés, bras en mouvement pour aider les jambes...

    Epaules en arrière, omoplates serrées, le haut du corps travaille autant que les jambes. Et faire ces mouvements au ralenti demande beaucoup de concentration et de technique. Ensuite, du tapis, vitesse au seuil.

    C'est à dire 5 minutes d'échauffement en courant à 60% de ma FCM (fréquence cardiaque maxi, qui se calcule lors des tests de VMA -vitesse maximum aérobie-). Puis 6 minutes au seuil. Le seuil, c'est 90% de la FCM. 3 minutes de récup' à 70%. A nouveau 6 minutes au seuil, 3 minutes à 70%, 6 minutes au seuil et pour finir 5 minutes de récup en trottinant.

    Ce sont des séances difficiles, 90% de la FCM il faut pousser fort  et résister.

    Pas aussi difficiles que les séances de fractionnés où l'on monte à 100, voire 120% de la FCM.

    Les séances au seuil et les fractionnés, je les fais avec JC sur tapis, pour des mesures vraiment précises, il me met la ceinture cardio reliée au tapis.

    Les sorties que je fais en extérieur, je les fais en endurance fondamentale, c'est à dire 70% de ma FCM. En endurance fondamentale, on est essoufflé modérément, on ne pousse pas l'organisme à fonds, on peut courir longtemps sans souffrance.

    Pour moi 70% de la FCM c'est entre 125 et 135 pulsations minutes Ca me fait courir à environ 9km/H. C'est ma vitesse de croisière, celle qui ne me fait pas fournir d'énorme effort. Courir en endurance fondamentale est important, aussi curieux que cela paraisse, c'est ça qui nous rend endurant et nous permet de courir de plus en plus vite. Il y a des explications techniques à cela, ne me les demandez pas.

    Mon frère et JC m'ont déjà expliqué, j'oublie à chaque fois.

    Le fait de n'avoir pas couru pendant plusieurs mois à cause de la tendinite de la hanche m'a fait perdre, en vitesse et en endurance. En décembre ma vitesse en endurance fondamentale était de 10km/h. Je pouvais pousser à 12km/h pendant les courses. Et à 15-16 lors des fractionnés. Aujourd'hui je suis à 9 en endurance fondamentale et à 11 au seuil.

    Ce n'est pas très important, l'essentiel est que je puisse courir à nouveau sans ressentir aucune douleur, en ayant de bonnes sensations. que j'améliore ma technique et mon endurance pour les 20 kilomètres.

    Ce matin, j'ai fait 10 kilomètres en endurance fondamentale. En 1h08 minutes. J'ai fait un parcours avec beaucoup de côtes, notamment en montant à Montmartre, suis redescendue place de Clichy, suis passée par Pigalle, Rochechouart, La Chapelle pour revenir jusqu'à la mairie du 18è. De belles côtes pour monter la butte Montmartre et la rue de Rochechouart...

    J'ai appelé JC en rentrant, lui disant que j'avais fait ce parcours pour préparer les deux kilomètres de montées qui débutent le parcours des 20 kilomètres de Paris. Il m'a dit qu'au fil des semaines il va me faire faire de plus en plus de sorties longues, avec des montées. Demain je le vois au studio pour une séance. Habituellement c'est mardi, jeudi, samedi, là il a décidé d'accélérer le rythme.

    L'été va être sportif. Cette semaine, entre les sorties pour courir et les séances chez JC j'ai fait, mardi, mercredi, jeudi, samedi et dimanche. Et je rattaque dès demain;-)

    Demain matin j'ai une séance de kiné. J'en ai deux par semaine depuis deux semaines, je sens un tout petit mieux, mais j'ai encore vraiment mal !

    Bon à pat ça, week-end calme.

    Hier soir passage éclair de ma nièce, qui arrivait d'une semaine à Dunkerque avec sa bande d'amis, et reprenait le train cet après-midi pour Menton pour une semaine de vacances avec ses parents. Ensuite elle viendra passer quelques jours chez nous pendant ma première semaine de vacances, puis elle ira à Londres avec mon frère et Yohann pour les championnats du monde d'athlétisme.

    Elle désire passer de plus en plus de temps avec moi, c'est vrai que notre complicité se renforce incroyablement. Nous avons passé une belle soirée hier, Chéri avait cuisiné des crevettes au curry à l'indienne, elle s'est régalée. Ce matin pendant que je courais, Chéri et elle dormaient encore. Quand je suis rentrée à 10h30 avec pain et viennoiseries ils émergeaient à peine. Nous avons fait un bon brunch, puis je l'ai conduite gare de Lyon en début d'après-midi.

    Je suis rentrée et nous avons regardé un film avec Chéri.

    Week-end tranquille quoi.

    Nous allons avoir un programme bien chargé toutes les deux quand elle viendra en août. Chaque jour une séance avec JC, elle en trépigne déjà d'impatience tellement elle apprécie JC. Des sorties running (elle fait la parisienne avec nous en septembre).

    Je vais l'emmener à la boutique du Marathon et lui offrir de belles et bonnes chaussures pour courir, pour marquer le coup de ses bonnes notes au bac français.

    Je vais l'emmener chez Guerlain, nous nous parfumons en Guerlain de mère en fille depuis 4 générations et elle aussi a succombé aux guerlinades:-)

    Chéri veut lui faire découvrir deux restaurants. Nous sommes heureux qu'elle aime passer du temps avec nous. Elle a des conversations intéressantes avec Chéri, j'aime voir leur entente.

    Avez-vous vu le chouette tee-shirt que j'ai acheté ? Il me fait vraiment rire. Petit clin d'oeil aux fans de Nike:-)

    Pour finir cet article, je tiens à remercier Florence, adorable lectrice qui a fait un joli don sur ma page de collecte pour l'institut Marie Curie . Merci mille fois Florence !

    Je reviendrai cette semaine parler alimentation, je dois prendre en photos tout ce que je vais manger cette semaine, Sarah continue à trouver que je ne mange pas assez... Et JC m'a envoyé un SMS en fin d'après-midi tout à l'heure pour me rappeler de manger varié, et suffisamment...

    Bonne soirée à tous:-))

  • De LaPalissade dans l'air

    Si je vous écris que dormir, c'est mieux que de ne pas dormir ça ressemble à s'y méprendre à une LaPalissade non ?

    N'empêche que c'est vrai. Depuis une semaine que je me lève à 6 heures 15 au lieu de 4h-4h30, je suis carrément plus en forme:-)  J'arrive au bureau à 8 heures et n'en pars pas après 18h30. 19h grand max. Je vais tenir ces horaires jusqu'à mes vacances de septembre. Après, j'essaierai de continuer, vraiment. 

    Ce midi, en plus j'ai pris une vraie pause et fait un aller-retour à la Fnac. Je ne sais pas si vous vous souvenez, mais il y a quelques semaines j'ai oublié mon iPod dans mon sweat shirt de sport et zou, il est passé à la machine. Sur le coup il a refonctionné un peu, mais là, c'est fini, c'est avéré, je l'ai bel et bien dézingué.

    Je suis donc allé en acheter un autre, et comme il m'est difficile de traverser le rayon livres sans m'arrêter, j'en ai acheté quelques uns...

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    Ce soir en arrivant à la séance chez JC, j'ai donc revu Hughes, qui m'a confirmé s'être inscrit aux 20 kilomètres de Paris. Waouh !!!!!!!!!!!!! Nous serons donc trois élèves de JC à pendre le départ le 8 octobre. Il est super fier notre coach ! Quand Hugues a été parti, JC m'a dit, hyper content qu'il me trouve incroyable. De rassembler autant de monde avec mon enthousiasme. De lui avoir amené des élèves. De transmettre ma motivation sans faille. M'a encore félicitée pour ma force mentale. Je lui ai dit en riant que s'il avait un euro à chaque fois que je parle de lui, il serait richissime. Il m'a répondu sérieusement, que riche, il l'est, immensément... Qu'en ayant des élèves comme moi, il est le plus riche des hommes, humainement.

    Bon après, comme à chaque fois que nous échangeons des propos qui mettent un peu à mal notre pudeur, nous nous sommes mis à travailler. Il m'a tendu la corde à sauter pour dix minutes d'échauffement et nous avons démarré la séance. J'ai couru mardi soir, fait une séance avec JC hier soir, une ce soir. J'adore ! Prochaine séance samedi matin et là, il me dira ce que je dois faire en course dimanche matin. Moi ça me convient bien cinq fois du sport par semaine:-)

    Ce soir je tiens à remercier Véronique, discrète lectrice qui ne commente qu'extrêmement rarement, et qui a fait un joli don dans la cagnotte pour l'institut Marie Curie. Et surtout n'hésite jamais à commenter Véronique, et à raconter ton parcours, tu sais que ça m'intéresse.

    Demain rendez-vous avec Sarah. Ces p... de kilos qui me sont tombés dessus ne sont pas repartis je pense, je me sens toujours trop gonflée.

    Passez une douce fin de soirée. Prenez soin de vous, vous êtes précieux, pour moi, et sans aucun doute pour vos proches.

  • Ouh le méchant coup de pression

    Habituellement LA spécialiste incontestée de l'auto-pression, c'est moi:-) Mais aujourd'hui, ce n'est même pas moi qui me la suis mise...la pression.

    Je travaillais tout tranquillement quand mon téléphone a émis un petit bip annonciateur d'un mail. J'ai regardé. C'était un mail de l'organisation des 20 kilomètres de Paris, nous annonçant que c'est dans  80 jours exactement. Et demande si l'entraînement va bon train.

    Là d'un coup, j'ai pris conscience que 20 kilomètres.... 20 kilomètres quoi ! du coup, je fais quoi à votre avis ?

    Illico SMS à JC. Qui me répond illico que bien sûr je serai prête, que bien sûr je les ferai en moins de deux heures les  20 kilomètres.

    En plus, ils ont publié le parcours. C'est ENORME. Départ de la tour Eiffel. Aller jusqu'à l'Arc de Triomphe (ça monte !). Aller au bois de Boulogne (ça descend). Faire le tour du Bois, en sortir porte d'Auteuil et aller jusqu'à la porte de Versailles, longer les quais jusqu'au Louvre, et retourner à la tour Eiffel. Ca me paraît loooonnnnnggggggg !

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    Je n'ai commencé l'entraînement réel que la semaine dernière (p.... de hanche qui m'a fait patienter sans courir et donc louper des semaines et des semaines). Pour le moment, nous avons fait une séance de fractionnés, et trois d'endurance fondamentale. Plus que 80 jours !!!!!!!!!

    Pour doubler la plus grande distance que j'ai jamais courue, dix kilomètres... Hier soir j'ai couru. Ce soir j'ai vu JC. Je le vois à nouveau demain soir, et samedi matin. Dimanche matin, j'irai courir. Car il faut aussi travailler les postures, les abdos, les bras, le dos... D'où l'intérêt des séances de Coretraining (cardio et muscu) couplées à la course.

    Dix kilomètres ça peut se faire sans réelle préparation, 20 non, ça devient de la course de fonds.

    Bon, je vais bosser cet été, plus fort que jamais. JC comme d'hab est confiant, il croit bien plus en moi que je ne serai jamais capable de le faire. C'est un énorme challenge pour moi. Le plus important que je me sois jamais fixé jusqu'ici.

    Passer la ligne d'arrivée en venant de courir 20 kilomètres, passer la ligne d'arrivée debout signifie tant pour moi, concrétisera beaucoup de mes rêves de ces dernières années.

    Ce qui est super, c'est que je vais courir avec plusieurs personnes. Bon, ma cop's Eva de la Parisienne. Et aussi une "partenaire" que je connais depuis peu. Elle m'a abordée sur mon compte instagram il y a quelques mois en me demandant les coordonnées de JC. Depuis, elle va chez JC chaque semaine, et nous nous sommes rencontrées. Et nous courons parfois ensemble le dimanche matin, elle habite à quelques centaines de mètres de chez nous. Et bien elle m'a annoncé cet après-midi qu'elle vient de s'inscrire aux 20 kilomètres, que je lui ai donné envie. J'ai donc annoncé ça à JC en arrivant pour ma séance. L'élève qui était avant moi et finissait sa séance m'a demandé de quoi il s'agissait. Je commence à bien le connaître, nous nous croisons souvent, il est avant moi les mardis et jeudis, il me tutoie et me raconte sa vie, il est drôle comme tout et très sympathique. Je lui ai donc lancé sous forme de boutade "Tu le fais avec nous ? On fait la Team JC ?". Et il m'a dit que oui, sans hésiter, qu'il va regarder le site ce soir et peut-être s'inscrire. Tout comme moi il n'a jamais couru plus de dix kilomètres.

    C'est génial si nous sommes trois élèves de JC à faire ces 20 kilomètres. JC va nous entraîner et viendra nous supporter le 8 octobre:-)

    Mais bon, c'est bien tout ça, mais il faut nous mettre à nous entraîner, et pas qu'un peu !

    Juste avant cette course des 20 kilomètres de Paris, je ferai la Parisienne. Et juste après, la Course des Lumières, qui elles me tiennent à coeur pour de toutes autres raisons, et que je vais faire toutes deux avec ma chère cousine Karin.

    Je remercie ici ma Souris, lectrice discrète, je sais qu'elle ne voudra pas que j'en dise plus, mais merci infiniment de ton don sur ma page de collecte !!!!!

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    Après tout cela, je ralentirai les courses, n'en faisant plus que par ci par là pour le pur plaisir, pour des causes qui me motivent tout particulièrement. J'aime courir, c'est indéniable, mais j'aime encore plus le CoreTraining que je pratique avec JC et que j'ai vraiment très envie d'approfondir. Les circuits et les exercices sont presqu'infinis, il y a tant de niveaux de progression.

    Je souhaite tellement passer de trois à quatre séances par semaine. J'espère que JC voudra bien... un jour. Pour le moment il estime que c'est bien aussi que ma quatrième séance de sport de la semaine, j'aille courir en extérieur, ça complète bien, ça lui convient.

    A suivre, ce n'est pas la première fois que je vous en parle, et à lui non plus, je continue de tenter ma chance. Hughes (l'élève qui va peut-être courir avec moi) m'a dit qu'il fait deux séances par semaine, et que JC refuse de le passer à trois, estimant qu'il n'y est pas prêt physiquement.

    Il est intraitable notre JC, on ne peut pas dire qu'il fait passer l'argent avant notre bonne santé en tout cas...

    Enfin  tout ça, c'était pour dire que les 20 kilomètres de Paris approchent et que je me rends compte que c'est un challenge insensé... Mais j'ai confiance en JC, qui lui a confiance en moi. Alors ça va le faire.

    Ca va le faire n'est-ce pas ?

  • On le fait ? Tous ensemble ?

    Pour ceux qui me suivent aussi sur FB, Instagram et LinkedIn, vous l'avez déjà vue.

    Pour tous les autres, je vous annonce qu'à nouveau cette année je suis ambassadrice de l'Institut Marie curie, et que ça me tient à coeur. Enormément... alors je vous mets la page, telle que sur les réseaux.

    Chers amis,
    Comme en 2016, je soutiens en 2017 de toutes mes forces les travaux de l'Institut Curie. Et je vais de nouveau courir les 10 kilomètres de La Course des Lumières, pour faire avancer la recherche... Ne jamais baisser les bras et tout mettre en oeuvre pour éclairer la recherche. Je vous joins ma page de collecte pour plus de détails. Merci à tous.
    http://www.alvarum.com/claudehannebert2

  • 50 moins 50

    Dans 50 jours c'est une quinqua qui vous écrira... Pffooouuuuu... Beurk beurk beurk et re-beurk !

    J'en suis la première stupéfaite. Moi, 50 ans ? Née en 1967, dans les années 70 j'étais persuadée que je ne verrais jamais l'an 2000, l'âge de 33 ans me paraissant inatteignable. Mes parents du haut de leur trentaine d'années me paraissaient si vieux et si ringards.

    Dès l'âge de 8 ans, j'ai fermement décidé que je ne me marierais pas. Bon, seul Chéri a réussi à m'en dissuader, alors que j'avais presque 40 ans.

    A 8 ans, grande année de décisions, j'ai annoncé que je vivrais à Paris et pas ailleurs. Et que comme mes parents ne voulaient pas d'animaux à la maison, dès que j'aurais mon appartement, j'aurais un chat. J'ai aussi décidé cette année là de ne jamais vivre en maison, mais toujours en appartement, contrairement à mes parents. A 8 ans j'avais déjà une folle passion des sacs à main, ma grand-mère m'avait offert mon tout premier à 5 ans pour le mariage de mon oncle et de ma tante.

    Et surtout, surtout, la plus grande décision de l'année de mes 8 ans fut de ne JAMAIS plus de ma vie passer de vacances dans un camping. Plus jamais de blocs sanitaires communs ! Plus jamais de vie en communauté ! Jusqu'à 17 ans j'y suis allée avec mes parents. A 17 ans, mon bac en poche, j'ai dit à mes parents que jamais plus je n'irais en vacances avec eux.

    Je crois que j'étais déjà indépendante quand je suis née, plutôt solitaire et détestant la vie en communauté. Aujourd'hui encore je suis comme ça. J'aime les moments partagés avec la famille, avec les amis, mais pas systématiquement, pas tout le temps, pas par obligation, et surtout pas partager l'endroit où l'on vit. Je n'aime rien tant que les fêtes de famille, les dîners entre amis, les rires avec les collègues, parce que je sais que ce sont des moments, qu'ensuite je retrouverai mon intimité avec Chéri.

    A 8 ans je me suis aussi promis de faire les études les plus courtes possibles et de venir très vite vivre à Paris pour être totalement autonome et indépendante.

    J'ai à peu près réalisé tout cela. J'ai fait deux ans seulement d'études après mon bac, gros, énorme clash avec mon père. J'ai pris mes clic et mes claques et suis venue à Paris, que je n'ai plus jamais quitté.

    J'ai aujourd'hui habité bien plus d'années à Paris que dans ma ville natale.

    La seule promesse que je m'étais faite et que je n'ai pas tenue, concerne le mariage. Et je ne regrette pas ! Etre mariée à Chéri est sans doute ce que la vie m'a réservé de plus surprenant.

    Pourquoi j'écris tout cela ? Je ne sais pas. Ce que je sais en revanche c'est que je déteste l'idée d'avoir 50 ans. Oui, vous aurez beau me dire que c'est dans la tête, que je me lèverai le matin des 50 ans la même qu'en m'endormant la veille à 49 ans et tout ça et tout ça, ça me fait chier et puis c'est tout.

    Parce que quoi qu'on dise, quoi qu'on fasse, à 50 ans on a déjà vécu plus de la moitié de ce qui nous est alloué. Et moi, ça ne fait que peu d'années que j'ai réellement pris goût à la vie, que peu d'années que je suis réellement celle que j'étais à l'intérieur sans oser le montrer à l'extérieur. Que peu de mois que je me sens enfin en paix avec tout ce qui fait que je suis celle d'aujourd'hui.

    Alors je n'ai pas envie d'avoir 50 ans. J'ai une joie et une faim de vivre qui me paraissent inépuisables. J'ai l'impression de ressentir l'euphorie qu'on est censés éprouver à l'aube de sa vie. C'est seulement maintenant que je suis une personne entière, amoureuse comme jamais, j'ai si peu goûté à l'amour avant Chéri que je suis loin d'en être rassasiée, seulement maintenant que je me sens à la bonne place, en harmonie enfin avec mes parents, de plus en plus complice avec ma nièce (faut que je vous parle de son bac français et du fait qu'elle veut passer une partie des vacances avec moi), avec les amis que j'aime et dont j'ai envie, j'ai fait du tri dans ceux qui en fait n'étaient amis avec moi que pour leur intérêt.

    Alors finalement, est-ce que c'est ça avoir 50 ans ? Etre enfin bien en moi ? Me trouver plus jolie que lorsque j'avais 30 ans ? Etre en bien meilleure forme que quand j'avais 25 ans et que je traînais péniblement mes kilos comme en âme en peine ?

    M'endormir et me réveiller chaque jour auprès de l'homme le plus incroyable que j'aie jamais rencontré ?

    Alors finalement, je vais peut-être les tester les 50 ans...

    Et ne me faites pas remarquer que de toute façon je n'ai pas le choix, c'est déjà bien assez pénible comme ça à admettre;-)

  • Enfin un week-end

    Oui, enfin nous avons passé un week-end comme nous les aimons. Pas un week-end où, harassée de fatigue et démotivée je n'ai fait que dormir et rester en boule sur le canapé.

    Non, un beau week-end, tous les deux, à sortir, à parler, à rire.

    Pour moi le week-end a commencé vendredi. Jeudi soir j'avais eu une séance de sport et JC m'avait dit d'aller courir tranquillement 45 minutes vendredi matin. Comme j'ai dormi tard, jusqu'à 9 heures passées, puis que j'ai tranquillement bu mon café, je n'y suis allée qu'à 11 heures. Il faisait chaud, mais ça restait supportable par rapport aux jours/semaines précédents.

    Je suis rentrée à midi, ai pris ma douche, me suis fait une belle salade composée

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    et ai passé l'après-midi à bouquiner avec Nougatine allongée de tout son long sur moi:-)

    Samedi matin, pour que je puisse dormir, JC avait mis ma séance de 9 à 10 et non de 8 à 9. Je suis rentrée à 10h30, le temps de boire un café, de me préparer, et nous sommes partis de la maison vers 13 heures, pour aller à Montparnasse. Quartier où nous allons rarement, tout à fait à l'autre bout de Paris pour nous, mais quartier que Chéri aime, il y est né et y a grandi.

    Il faisait très chaud, j'avais mis une robe en coton très léger, avec une coupe style années 50, qui va très bien avec ce sac qui a un lointain air de cousinage avec le Grace Kelly.

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    Nous nous sommes installés sur une petite place ombragée à la jonction de Montparnasse, la Gaieté et Odessa, et avons partagé des entrées dans une bien jolie brasserie.

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    Assiette d'antipastis. Assiette de saumon gravlax et salade. Et guacamole sur lit de crabe et écrevisses.

    Ensuite cinéma, Moi Moche et Méchant 3. Mouais.... Moins réussi que les deux premiers. En sortant nous avons arpenté le quartier et sommes allés boire un verre dans un pub.

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    Puis nous sommes allés au Grand Point virgule. Nous n'y étions pas allés depuis l'inauguration il y a au moins trois-quatre ans de cela. Le grand frère du Point Virgule du Marais, qui a trouvé sa place dans un ancien cinéma de Montparnasse.

    Nous y avons vu Arrête de pleurer Pénélope. Mouais.... Malgré les critiques dithyrambiques, je n'ai pas été transportée. Pas mal mais vraiment sans plus. Mais peu importe, j'adore aller au théâtre, ce sont toujours de bons moments.

    En sortant, la chaleur était un peu tombée, nous sommes allés dîner dans une des meilleures, si ce n'est la meilleure, crêperie de Paris, chez Josselin.

    Galette épinards, lard breton et oeuf pour Chéri, saumon fumé pour moi. Pures merveilles.

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    Nous sommes rentrés tard, vraiment heureuse pour ma part de retrouver le rythme habituel de nos fins de semaines, non parasitées par une fatigue excessive ou un moral vacillant.

    Dimanche matin, j'ai émergé à 9 heures. Chéri quelques minutes après. Nous nous sommes préparés, et hop, cinéma à la séance de 11 heures. Un super film, Les hommes du feu. Un film de Pierre Jolivet, dont j'aime tous les films, justes et sensibles. Celui-ci avec Roschdy Zem, un de mes acteurs préférés, et Emilie Dequenne. J'ai malheureusement peur que face aux grosses machineries américaines ce film ne reste pas longtemps à l'affiche, allez vite le voir, il sort de l'ordinaire.

    Nous sommes rentrés à la maison à 14 heures. Avons mangé une salade et là, je suis allée m'allonger pour bouquiner mais.... Nougatine et moi nous sommes endormies, tandis que Chéri regardait un film.

    Voilà... Je suis allée ce matin chez la kiné avant d'aller au bureau où du coup je suis arrivée à 9h30.

    Et en suis partie à 18h15.

    Bonne soirée, prenez soin de vous.

  • Du sport et des bobos

    Pour commencer, parlons de ma hanche. Fichue hanche qui me faisait souffrir depuis le mois de février. J'ai vu l'ostéopathe de JC (ostéopathe de l'équipe de France de triathlon). Un ostéo nouvelle génération, qui ne tire pas comme un fou sur le corps pour le faire craquer à tout va, mais qui prend le temps d'étudier la posture, de poser de nombreuses questions, de palper les points stratégiques du squelette, d'expliquer...

    La séance a duré plus d'une heure et demi, j'ai eu mal à la hanche pendant les manipulations, je ne vais pas dire le contraire... J'ai eu mal ensuite encore pendant quelques jours comme il me l'avait dit. Et n'ai pas couru du tout pendant dix jours ainsi qu'il l'a recommandé. Il a appelé JC pour lui expliquer en détail mon positionnement de la hanche et dire que mon fessier droit était un peu moins musclé que le fessier gauche. depuis JC me fait faire des exercices de renforcement du fessier, non non ne riez pas, c'est super dur, faut serrer les abdos, ne pas perdre l'équilibre, réfléchir à sa posture, ce sont des exercices bien moins faciles qu'il n'y paraît.

    Toujours est-il que je n'ai absolument plus mal à la hanche. Mais rien de rien de rien. JC m'a fait recourir la semaine dernière un tout petit peu sur le tapis, j'y suis allée vendredi matin en extérieur, en endurance fondamentale, c'est à dire très lentement (8 km/h), et samedi matin, JC a déclaré officiellement ouvert l'entraînement pour les 20 kilomètres de Paris. On a tout pile trois mois, c'est le 8 octobre.

    Trois mois c'est très très peu d'entraînement pour une telle distance, d'autant que je n'ai pas réellement couru depuis février. Certes j'ai fait deux courses de 10 kilomètres, mais sans préparation.

    Et 20 kilomètres c'est une distance que je n'ai jamais faite, qui me paraît énorme. Samedi matin j'ai commencé à en baver. Fractionnés. A un moment j'ai voulu ralentir, JC s'est fâché, je suis repartie au pas de course. Waouh comment il a crié mon JC, comme sur ses joueurs de foot pendant un match ! A la fin il m'a dit, "ben oui je ne vais pas te laisser dormir sur le tapis à 10 km/h". Nous sommes montés jusqu'à 12, alors qu'en janvier, on faisait les fractionnés à 15-16.

    J'ai perdu en vitesse et en endurance depuis février, y'a un sacré boulot cet été !

    Bon donc, la hanche, c'est réparé....

    Mais voilà que j'ai trouvé le moyen de me faire mal à l'épaule. Enfin, pour être très précise, ce sont les ligaments et tendons qui lient la clavicule et l'omoplate à l'épaule que j'ai distendus. En faisant des dips (pompes inversées), JC m'a dit "mets du rythme", alors moi, j'en ai mis du rythme, et j'ai senti mon épaule qui vrillait...

    Illico, rendez-vous chez l'ostéo qui m'a prise très vite. Vu les miracles qu'il a faits sur ma hanche, je pensais que ce serait pareil pour l'épaule. Mais au bout de quelques minutes de manipulations il a posé le diagnostic et m'a dit que c'est de kiné dont j'avais besoin, que dans ce cas l'ostéopathie ne peut rien.

    Je suis donc allée voir ma généraliste qui a confirmé, m'a fait une ordonnance pour des séances de kiné, et j'en ai déjà fait deux. Sur 20... P... 20 !!!!!!!!! Et alors là, pendant les séances, j'ai mal. Mais carrément mal ! L'ostéo m'a dit que je suis résistante à la douleur, ben oui c'est arrivé pendant la semaine de la clôture, alors j'ai serré les dents et fait comme si je n'avais pas mal.

    La kiné aussi pendant la première séance s'est étonnée que j'aie pu supporter cette douleur tout en travaillant. Surtout que c'est à gauche et je suis gauchère. J'ai supporté des douleurs physiques bien plus intenses dans ma vie. Ce qui m'a fait très plaisir, c'est que l'un comme l'autre m'ont dit que je pouvais continuer les séances avec JC pendant le rééducation. Simplement JC adapte les exercices.

    Ne pas pouvoir faire de sport pendant les trois dernières semaines, c'est ça qui aurait été le plus nocif. Ca m'a tellement aidée à porter la tension nerveuse, JC une fois de plus m'a fait traverser cette épreuve sans trop de dommages.

    C'est le vendredi 30 quand je suis allée chez l'ostéo pour mon épaule que je me suis évanouie. Quand je suis arrivée, je venais de marcher très vite une demi heure sous une chaleur écrasante, la clôture était encore en moi tellement présente, que quand je suis arrivée et qu'il m'a dit "Ca va, vous êtes livide ?", je lui ai dit oui ça va et hop je me suis réveillée par terre... La honte...

    Bon, donc pour l'épaule je vois la kiné deux fois par semaine pendant tout l'été.

    C'est tout pour les bobos:-)

    Pendant toute la période de la clôture, je n'ai dû annuler qu'une seule séance de sport, le jeudi 29 car je savais que là j'allais rester vraiment très tard. JC m'a fait des séances tardives, mais vraiment j'en avais besoin.

    Maintenant tout est rentré dans l'ordre, nos trois séances hebdomadaires, les mardis et jeudi soirs, le samedi matin. Et le dimanche matin, je vais courir.

    Pendant mes deux semaines de vacances en août, puisque Chéri travaille, nous allons intensifier le rythme si tout va bien. Il ne faut surtout plus que je me blesse, JC est encore plus vigilant.

    Le sport fait maintenant partie intégrante de moi, je suis déséquilibrée, nerveuse, pas heureuse si je suis plus de deux-trois jours sans en faire.

    Et Chéri, qui depuis le début de l'année voit JC pour une séance par semaine, sans vraiment y trouver le plaisir que j'y trouve mais s'accroche parce qu'il sait que c'est bon pour sa santé, me dit qu'il se sent de mieux en mieux mois après mois. Toutes ses douleurs cervicales ont disparu, ses douleurs aux genoux également. Son rythme cardiaque s'est beaucoup amélioré, JC lui fait un programme sur mesure en fonction de sa corpulence et de ses besoins, c'est extraordinaire. Je suis si fière de mon Chéri ! Et si heureuse de la bonne entente entre JC et lui. JC me dit qu'il progresse bien, qu'il est très volontaire.

    Comme quoi, ce que disent les médecins est vrai, on peut faire du sport quels que soient notre âge, nos pathologies. Quand on est entre les mains d'un excellent professionnel qui sait prendre la bonne mesure.

    JC a redonné le goût de bouger à des gens qui ont un cancer, qui ont une fragilité respiratoire, qui ont des fragilités osseuses. L'un de ses élèves, avec lequel j'ai sympathisé, souffre de fibromyalgie musculaire.

    Bref, je suis fière de mon Chéri, et tellement heureuse que mon chemin ait croisé celui de JC.

  • Non mais là vraiment...

    Avant le dîner, Chéri regardait des trucs sur l'ordi, et moi je me suis dit que j'allais répondre à vos commentaires avec mon téléphone, ce que je ne fais jamais.

    Et qu'est-ce que j'ai fait ? J'ai effacé tous les commentaires. Les vôtres, et mes réponses.

    Excusez-moi. Heureusement j'ai eu le temps de les lire !

    Du coup ça m'a coupée dans mon élan.

    Je reviendrai vous raconter mes péripéties sportives et médicales des dernières semaines. Et du week-end qui vient de s'écouler, un beau week-end avec Chéri, théâtre, plusieurs films au cinéma, resto, verres en terrasses... Un week-end de pure détente avec mon Chéri !

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    Mon moral est (presque) revenu au beau fixe. J'ai (presque) récupéré tout le sommeil dont j'avais besoin.

    LA semaine qui vient sera courte puisque vendredi ce sera le 14 juillet. Nous parton pour trois jours chez mes parents, dès vendredi matin.

    Passez une douce soirée, j'espère que le week-end a été beau pour vous.

  • Me voici me voilà

    Pratiquement trois semaines depuis la course des Princesses.

    Et pendant ces trois semaines il ne s'est pas passé grand chose. Enfin, pas grand chose en "actions" mais en fait, beaucoup "dans ma tête". Je les ai surmontées ces semaines qui me terrifiaient tant, elles m'ont changée, je sais maintenant que j'ai une endurance dont peu de choses peuvent venir à bout, et ça, c'est LE positif que j'en tire. Ces trois semaines m'ont permis de mieux me connaître, et de devenir plus forte, c'est une certitude. Maintenant que j'ai traversé cela, je crois que plus grand chose ne pourra me faire peur.

    Durant ces trois semaines, j'ai beaucoup (mais vraiment beaucoup beaucoup beaucoup) passé de temps au bureau. J'ai peu (mais vraiment très peu) dormi. J'ai peu (mais vraiment très peu) mangé. J'ai beaucoup (mais vraiment beaucoup beaucoup pleuré).

    Je me suis abimé le tendon et le ligament qui relient la clavicule et l'omoplate à l'épaule. Je me suis évanouie une fois. J'ai eu de nombreuses nausées (non non je ne suis pas enceinte, j'en vois déjà un qui a l'oeil qui frise)

    Voilà, ça, ce sont les faits à l'état brut.

    Pendant ces trois semaines je ne suis pas venue ici, je n'ai eu ni la force physique, ni la force mentale, je n'ai rien pu faire d'autre que travailler. Les journées n'ont que 24 heures, j'en ai passé plus de 15 au bureau.

    Tous les ans au mois de juin c'est la clôture fiscale annuelle de la société pour laquelle je travaille. C'est une énorme société, la clôture est un grand moment.

    L'entité dont je fais partie est relativement petite dans cette grosse machinerie. Je suis l'assistante de l'Associé de cette entité. Habituellement, deux personnes de l'équipe s'occupent de la clôture, avec l'appui des services financiers du siège. L'an dernier c'était la première fois pour moi cette clôture, première fois depuis le rachat par la firme. Et en effet nous étions deux. Et n'avions pas chômé.

    Depuis, ma binôme a lâché prise, et je me suis retrouvée seule pour gérer l'administratif de notre entité tout en étant assistante d'un Associé.

    Au début de l'année fiscale, le premier juillet 2016 mon boss m'a annoncé que j'allais donc être seule sur ces deux postes, qu'il aimait autant, plutôt que nous soyons à deux, qu'il allait me confier de plus en plus de dossiers confidentiels, qu'en un an il avait vu qu'il pouvait me faire confiance et ne voulait avoir affaire qu'à une seule interlocutrice pour tout l'admin.

    Je vous en ai parlé à l'époque, j'ai accepté le challenge. L'année a été chargée, très chargée et plus le moment de la clôture avançait, plus je me rendais compte que c'est IM-POS-SI-BLE de la mener à bien seule.

    J'en ai parlé à mon Associé, lui disant que j'avais besoin de quelqu'un au moins pour le mois de juin, appuyée en cela par les directions comptable et financières, confirmant qu'une seule personne ne peut faire la clôture d'une entité, ça ne s'est jamais fait dans la Firme.

    On peut s'organiser et anticiper au maximum, mais 90% du travail est fait pendant les dix derniers jours, on ne peut pas arrêter tout le système informatique indéfiniment.

    Alors j'ai fait. Je n'ai pas eu le temps de réfléchir, tout devait être bouclé pour le 30 juin à 15 heures, pas le choix. J'ai passé toutes les nuits de cette clôture à tourner et retourner dans ma tête ce qui me restait à faire, à dresser des listes mentales de comment le faire.

    Je me suis levée entre trois et quatre heures du matin, impossible de dormir, alors autant aller travailler. J'y suis même allée un samedi matin après ma séance de sport.

    Chaque soir je suis rentrée vers 21 heures, pleurant de tension nerveuse, de terreur devant la masse de choses à faire le lendemain... Impossible de manger, Chéri a bien essayé, JC aussi, mais totalement impossible !

    Enfin le 30 est arrivé... En arrivant au bureau le matin avant 5 heures, j'avais environ deux heures d'avance sur le planning que je m'étais fixé. J'étais contente, me disant que j'avais une petite marge pour les imprévus. Et en effet à midi j'avais tout bouclé, donc trois heures devant moi pour les ultimes vérifications.

    A 15 heures, TER-MI-NE. Je l'ai fait... Au siège, tous les salariés ayant participé à la clôture sont partis à 16 heures, leurs supérieurs estimant que les dix derniers jours avaient été vraiment fatigants. Moi en revanche j'ai continué à bosser... Ben oui fallait bien rattraper tous les dossiers courant que j'avais mis de côté ces derniers jours.

    Je suis partie à 18h30, je n'avais plus les idées claires, la tension commençait à retomber... C'est là que je me suis évanouie. Je vous raconterai dans le prochain billet, avec mes péripéties sportives et médicales:-)

    Il faut dire qu'on plus il a fait vraiment chaud pendant cette période, il faisait plus de 30 degrés dans les bureaux.

    Le week-end dernier, j'ai mis beaucoup de temps à me relâcher. A vrai dire je n'ai commencé à me détendre que dimanche en fin d'après-midi.

    Le samedi après-midi, j'ai dormi quatre heures, puis dix heures la nuit de samedi à dimanche, et encore une sieste de deux heures le dimanche.

    Samedi soir, nous sommes allés au restaurant, JC et Chéri s'étant fâchés TRES fort pour que je mange. Et JC s'est aussi fâché TRES fort pour que je dorme.

    Et cette semaine il m'a envoyé des SMS tous les soirs en me disant, sors du bureau, ne reste pas tard...

    Cette semaine, j'ai fait moins d'heures, je ne suis allée au bureau qu'à 8 heures et n'en suis jamais partie plus tard que 19 heures. J'ai décidé de suivre ce rythme tout l'été. Dormir jusqu'à 6h15 le matin, ça change tout:-)

    Lundi, mardi, mercredi, ce sont les contrôleurs de gestion qui ont pris le relais pour finaliser la clôture et approuver les comptes, mais j'ai participé à tout ça avec eux. Bon ça m'a intéressée je ne vais pas dire le contraire, mais en même temps, c'est un métier que je ne connais pas !

    Mercredi en toute fin de journée, mon Directeur m'appelle dans son bureau. Je suis arrivée la boule au ventre, me disant que j'avais dû faire de graves erreurs.

    Mais en fait non. Il m'a dit que j'avais mené la clôture sans problème (il n'était pas dans ma tête, je n'ai pas laissé paraître ma terreur pendant ces semaines), et qu'il avait eu les chiffres définitifs de la Finance, je n'ai fait aucune erreur. Que c'est la première fois que la clôture de notre entité se passe aussi bien, que j'ai bien anticipé et organisé, tout en gardant mon calme et sans mettre la pression aux autres collaborateurs. Qu'il me remercie de la quantité impressionnante de travail que j'ai fournie.

    Et moi j'ai fait quoi ? Je me suis mise à sangloter. Des gros sanglots qui me secouaient. J'ai eu tellement peur d'avoir fait des erreurs, j'ai tellement pris sur moi. En me voyant réagir comme ça, il m'a dit qu'il se rend enfin compte de la difficulté d'assumer tout ce qu'il me confie depuis un an.

    Ben moi, plutôt que de me dire cela, j'aurais préféré qu'il m'annonce une nouvelle embauche, et surtout qu'il ne me mette pas autant de pression et ne se décharge pas de son stress sur moi comme il l'a fait pendant cette période.

    Ensuite il m'a demandé, très sérieusement, droit dans les yeux, s'il pouvait compter sur moi pour les années à venir. Qu'il n'a jamais vu d'assistante comme moi.

    Je l'ai aussi regardé droit dans les yeux, et sans pleurer lui ai demandé très froidement s'il y avait eu un seul jour durant ces deux dernières années où il n'avait pas pu compter sur moi ? J'ai répété la question. Il a vu que j'étais furieuse. Je lui ai aussi fait remarquer que je suis la seule, je dis bien la seule à ne pas avoir été en arrêt maladie pour un rhume en deux ans. Car en effet, les membres de l'équipe sont tellement fatigués qu'ils se mettent en arrêt environ toutes les six semaines, deux-trois jours pour souffler un peu. Et ça, ce n'est pas dans mon caractère.

    Il m'a répondu qu'en effet il a pu compter sur moi quoiqu'il arrive, et qu'il veut s'assurer que ce sera le cas dans les années qui viennent (je rappelle qu'il n'a jamais gardé une assistante plus d'un an). Qu'il aime travailler avec moi. Qu'il a besoin de moi.

    Je lui ai répété que jusqu'ici il a pu compter sur moi chaque jour. Et je n'ai rien dit de plus. Il a vu que je n'en dirais pas plus. Et quoi encore, il veut que je signe un contrat comme quoi je suis et serai là jusqu'à ce qu'il se lasse de moi ? Il envisage de me faire culpabiliser le jour où je partirai ?

    Il est stratège et charmeur, mais ça n'a pas fonctionné. Les semaines qui viennent de s'écouler m'ont laissée dans un tel état de fatigue physique et intellectuelle que le moment était très très mal choisi pour m'en demander plus.

    Hier en fin d'après-midi il m'a dit que je n'allais pas venir travailler aujourd'hui, que j'ai besoin de décompresser.

    Ah bon ?

    Allez, j'arrête d'être cynique et de faire du mauvais esprit. J'ai beaucoup apprécié de ne me lever qu'à 9 heures ce matin, de prendre mon café avec Chéri avant qu'il ne parte travailler, d'aller courir 45 minutes puis de rentrer à la maison et de rester tranquillement au frais le reste de la journée.

    Voilà, l'essentiel de ces dernières semaines. Je reviens dans le week-end vous raconter le sport, le "pétage" de clavicule, l'ostéopathe, le début de la kiné, le sport...

    Passez une douce soirée. J'espère que vous allez tous bien.

    Quant à moi, ne vous inquiétez pas, je suis fatiguée, mais je vais récupérer, en revanche ces trois dernières semaines m'ont finalement apporté davantage encore de force mentale, et je sais que ça me sera bénéfique.