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J'ai une boule au ventre

Une énorme boule au ventre. Je ne fais pas durer le suspense, je vous dis pourquoi j'ai cette boule au ventre. J'ai rendez-vous vendredi matin avec ma DRH. Je dis "ma" car selon son grade et son entité nous avons chacun une RH de proximité.

C'est mon directeur qui lui a demandé un rendez-vous pour moi. Il m'a dit ce matin qu'il veut que je lui parle comme je lui ai parlé à lui, qu'elle me comprendra peut-être mieux que lui ne me comprend.

Ensuite rendez-vous tous les trois.

Oui j'ai peur. Je pleure en vous écrivant.

Je ne suis pas une stratège, mon boss si. Je n'ai pas de plan, je ne pourrai dire que ce que je ressens je le sais, sans cacher mes émotions. Est-ce que ça se retournera contre moi ?

Je ne sais pas. Je crois que j'en serais presque soulagée. Non je ne sais pas en fait. C'est la première fois de ma vie que je me trouve dans cette situation, dans cet état de fatigue, plus morale que physique encore.

Sinon, la nouveauté, c'est que je peux manger un peu de chocolat à chaque repas. Du chocolat noir, puissant. Je suis allée en acheter pendant ma pause déjeuner, et j'en ai pris un carré avec mon café, un délice ce chocolat très fort, amer, avec le café. J'aime l'amertume, c'est pour cela aussi que je mange tant de pamplemousses.

Choco.jpg

 

Aujourd'hui, j'ai mangé :

Ce matin, une demi orange et une tranche de pain aux céréales.

Matin.jpg

Ce midi, du poulet rôti au four sans gras et de la ratatouille cuisinée avec une cuillère à soupe d'huile d'olive pour la casserole entière (quatre repas). Des pâtes nature. Un pamplemousse.

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Ce soir, à nouveau du poulet et de la ratatouille. Une pomme.

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Et dès demain donc, je prendrai un carré de chocolat avec chacun de mes cafés:-)

Passez une douce nuit, et surtout prenez soin de vous et de ceux que vous aimez.

Commentaires

  • "elle me comprendra peut-être mieux que lui ne me comprend", heu, que ne comprend-t-il pas??? Que ce n'est pas normal de faire le travail d'au moins 2 personnes (payée comme une seule, hein...)?? Que ce n'est pas normal de faire 12h par jour??? (non mais si ça se trouve t'es juste une nullarde qui ne sait pas s'organiser, et qui fait en 2h ce qu'elle pourrait torcher en 30 minutes, hein...!!)
    N'oublie pas ce que tu vaux, Claude. Et que tu sais t'exprimer clairement, calmement, tu l'as déjà fait. Rappelle-toi ton "atelier" filmé, tu es convaincante et tu mérites qu'on reconnaisse ta valeur.
    Aucun travail me mérite qu'on se fasse maltraiter, qu'on en devienne malheureuse.
    Ton boss a plus à perdre toi!!

  • Je me demande ce qui se joue et ce que vous craignez de ce rendez-vous demain matin avec "votre" RH. Peut-être devez-vous y réfléchir pour vous y préparer.
    Oui, comme Pascale, je me demande bien ce que ne comprend pas la personne avec qui vous travaillez. Il n'y a rien à comprendre que : trop c'est trop. Vous avez besoin, comme nous tou.te.s, de temps pour vous, de repos, de vivre sans penser au travail. Qu'y a-t-il de difficile à comprendre ? Je pense que votre directeur ne veut tout simplement pas comprendre car, pour le moment (avant de craquer d'une façon ou d'une autre -je ne pense pas possible de tenir longtemps ainsi), cela l'arrange. Vous travaillez beaucoup, beaucoup, beaucoup..., il se repose sur vous, il vous confie des dossiers plus ou moins confidentiels, vous faites le job mieux que bien. Où est le problème ? Pour lui, il n'y en a pas.
    Vous dites n'avoir pas de plan. Malgré tout, je pense que vous en avez un : cela pourrait être d'arriver au travail à 8h30 et en repartir à 18h30 (à vous de voir) et ainsi reprendre le cours de votre vie, d'avoir vous-même une assistante et/ou être déchargée de certaines tâches. Vous ne pouvez pas tout faire, vous ne devez pas tout faire. Je crois qu'au fond de vous vous savez bien que, comme tout le monde, vous n'êtes pas invincible mais peut-être voulez-vous le croire. Vous ne voyez pas comment faire autrement parce que vous êtes enfermée dans un comportement, une attente de votre direction, à laquelle vous ne savez pas dire non. Vous le devez, c'est ainsi que vous prendrez soin de vous.
    Je ne relis pas ma tartine, cela faisait longtemps que je n'avais pas commenté. Je pense à vous et vous envoie mes pensées amicales.
    Sur un texte plus ancien sur ce sujet, j'avais commenté et à la suite d'une fausse manipulation vous les aviez tous effacés. Comme je savais avoir beaucoup à dire, je ne l'avais pas écrit directement à la suite de votre post et l'avais donc enregistré. Si je le retrouve et s'il me semble toujours pertinent, je le renvoie.
    Que de lecture ça risque de vous faire.

  • Peur de dire les choses franchement et de rentrer ainsi dans le conflit, peur de montrer ses "faiblesses", peur de ne pas être à la hauteur, ou du moins peur que cela soit perçu ainsi par la hiérarchie... le corps qui parle, qui fait mal, les insomnies, la fatigue physique qu'on gomme par le sport et le café... et puis un jour, un simple mot gentil, un "comment ça va ?" sincère et attentionné, et tout s'écroule. Attention au burn out qui ronge de l'intérieur avant d'exploser en pleine figure.

  • Je ne vais pas paraphraser les 3 personnes précédentes, mais je suis d'accord en tout point avec elles. Ne te rends pas malade avec ce rendez-vous, tu n'as que des choses à y gagner : de l'aide avec une personne ressource supplémentaire.
    Parle à cette RH comme tu as parlé à ton patron, en lui exprimant simplement la vérité, à savoir que tu ne peux faire seule le boulot de 2 à 3 personnes, et c'est TOUT ! Que veux-tu qu'il t'arrive? Ton patron ne te licenciera pas, il a trop besoin de toi, tu lui es essentielle. Il est juste contrarié que la bonne petite employée qui trimait dur sans broncher et avec le sourire réclame soudain ce qui lui reviendrait de droit depuis des mois. Il ne veut pas l'admettre, mais au moins fait-il le geste de déléguer cette décision à la RH, alors prends-le comme quelque chose de positif et non comme une punition à venir.
    Maintenant à toi de convaincre la RH que tu as 10000 fois trop de travail pour toi toute seule, et que ça ne peut plus durer. Point.
    On sera de tout coeur avec toi demain!
    Je t'embrasse

  • Comme Chantal je regrette la mauvaise manipulation qui avait disparaître tous nos commentaires sur ce sujet trop sensible. Acte manqué ?

    Pas besoin de grands discours demain : apportez un agenda 2017 avec le nombre d’heures travaillées pour chaque semaine. Si elle ne comprend pas, c’est qu’elle ne veut pas comprendre…
    Et si on vous vire, je suis sûre que vous rebondirez. Plus facilement que dans cinq ans.

    Et n’oubliez pas que vous ne vous « battez » pas seulement pour votre peau, mais aussi pour votre top collègue et pour les autres qui risquent aussi de rester sur le carreau avec une telle gestion du personnel. Ecoutez Karin et tous ici : quand on est allé trop loin, on ne s’en remet pas en claquant des doigts.

    Et enfin, je continue à regretter que vous refusiez l’aide de cette psy providentielle. Ne pensez-vous pas que ses conseils seraient utiles aujourd’hui ?

    Cela dit, croyez bien qu’on est tous avec vous. Et impatients de vous lire demain soir.

  • Une fois de plus je suis d'accord avec les commentaires ci dessus. On ne peut pas travailler impunément 12 heures par jour sans le payer à un moment ou à un autre. Si tu fais un burn out, ton entreprise n'a rien à y gagner. Nul doute que cet entretien demain va bien se passer. On sera toutes avec toi demain matin.
    Amicalement. Sylviane

  • J'espère que ton entretien s'est bien passé.

    Je me demande ce qui ce joue là-dessous pour ton directeur : une baisse de bonus à cause de l'embauche d'une autre personne ?
    Mais il ne peut pas t'ajouter de la charge de travail sans cesse.

    Et si tu proposais de faire des heures acceptables (pour eux et pour ta santé) ?

  • Aïe, aïe, aïe, ton entretien a dû avoir lieu. J'espère qu'il en est ressorti quelque chose de positif pour toi. Tu sais, tu fais peine à lire parfois. Je me demande ce qu'on pourrait te reprocher. Si tes supérieurs ne comprennent pas, alors, là, c'est qu'ils sont encore pires qu'on croit, fermés à tout, encore plus hermétiques que des portes de prison. D'ailleurs, ne sont-ils pas English ? J'adore les English, mais, question boulot, ils sont encore pires que des patrons employant de la main d'œuvre pakistanaise...Les patrons English ne font pas de sentiment.
    J'espère qu'ils ont ENFIN compris que tu ne peux tout faire, qu'ils leur reste un peu d'humanité envers les petites fourmis besogneuses...Mais, va donc faire entendre parfois raison à des patrons qui te bouffent, sucent le meilleur de toi, ensuite te jettent comme les vieilles pantoufles trouées de mon mari que j'ai jeté à la poubelle sans demander l'avis à son propriétaire, pour en acheter une nouvelle paire..
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  • Quant au chocolat noir, je l'adore. Dimanche dernier, nous sommes allés à Charroux, plus beau village de France, dans une jolie boutique artisanale qui venait d'ouvrir, pour acheter maints produits au chocolat. D'abord pour mon gendre, gourmand, dont je ne savais quoi acheter pour son anniversaire, diverses tablettes de chocolats, des gâteaux.... un pot de chocolat à tartiner à tomber par terre que j'ai acheté pour nous...J'y emmènerai mon petit Gaby (petit-fils), en lui disant "si tu es sage, pépé et mémé t'emmèneront choisir une sucette en chocolat, avec un camion"...Ca nous fera un but de sortie. Je commence à planifier ma semaine. C'est la 1ere fois que nous allons le garder, et, ma foi, je stresse comme si j'avais l'intention d'attaquer l'Everest. Je ne sais lequel me stresse d'ailleurs le plus, le mari, le père de Gaby ou Gaby lui-même. ....voir moi-même.

  • Bon courage Claude. J'espère que tu as pu t'exprimer et qu'ils vont faire des efforts. C'est-à-dire t'épauler avec une assistante.

  • Coucou Claude, j'espère que cet entretien s'est bien passé. Evidemment que je partage les avis ci-dessus, mais compte-tenu que je vis les mêmes contraintes, je sais bien qu'au delà du constat, parfois rien ne se passe. Et oui, le burn-out. Bien sûr. Apparemment dans certaines boites, dont la mienne, personne n'est indispensable. Tu craques ? On te déplace. On te remplace. Et la vie continue.
    Des bises.

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