Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Bon ben on continue...

Ce matin, levée 8 heures. Je me couche vers 23 heures, me lève entre 7 et 9 heures, je dors moins. Je ne fais plus de sieste, physiquement ça commence à aller mieux. Il faut dire que j'ai des journées on ne peut plus calmes:-)

Petit déjeuner. Café, citron pressé, pain aux céréales nature.

Petit déj.jpg

J'avais rendez-vous à midi avec la généraliste, j'angoissais. Tiraillée. Entre l'envie qu'elle prolonge mon arrêt, et la culpabilité profonde qu'elle le fasse. J'ai pleuré pratiquement toute la matinée.

La généraliste en me voyant m'a immédiatement dit qu'il n'était pas question que je retourne au bureau lundi, que je ne suis pas prête à affronter cela.

Elle m'a dit, comme m'a dit la kiné hier d'ailleurs, que j'avais été tellement active ces dernières années, me réfugiant derrière toujours plus d'activités, notamment sportives, me créant tellement d'endorphines, que le craquage avait été d'autant plus violent. Et soudain. Sinon, bonne tension, bonne fréquence cardiaque.

Elle m'a proposé des coordonnées de psychiatres avant même que je ne lui en parle. Vu que mes intestins sont dérangés depuis une semaine, elle m'a dit que peut-être un autre antidépresseur que le prozac serait mieux supporté par mon organisme mais que dans ce cas elle préfère que ce soit un psy qui s'y connaîtra mieux qu'elle qui me le prescrive. 

Elle m'a donné les coordonnées de trois psys qu'elle connaît bien. Je les ai appelés tous les trois. Deux étaient sur répondeur, j'ai laissé mes coordonnées. J'ai pu parler au troisième qui m'a dit ne pas pouvoir me recevoir avant...tenez-vous bien...la mi-juin...

Bon je vais voir si les deux autres me rappellent sinon lundi j'essaierai de trouver une autre solution.

Je suis rentrée de chez la généraliste, Chéri n'était pas encore parti au travail (il commençait à 15 heures), nous avons donc pu déjeuner ensemble. Pour moi, le reste des carottes râpées. Du colin vapeur et une pomme de terre vapeur. Une Orange et quelques litchis.

Déj.jpg

Un café et Chéri est parti travailler. Je me sentais fatiguée, vidée, d'avoir tant pleuré depuis ce matin, mais pas possible de me reposer et de dormir, j'étais trop nerveuse.

J'ai parlé une heure avec une amie au téléphone, ça m'a fait du bien. Une autre amie m'a appelée pour me demander si je voulais qu'elle passe boire un café après son travail, je lui ai dit non, plutôt la semaine prochaine.

J'avais rendez-vous avec JC. Le médecin du sport nous a dit que nous pouvions reprendre la course, très doucement, très prudemment. JC m'a fait courir 10 minutes à 8km/h, pas de douleur. Il m'a dit que je pourrai aller courir dimanche 15 minutes entre 8 et 9 km/h pour voir si mon genou tient le coup. Sinon, d'arrêter au moindre signe de douleur.

Nous avons fait le reste de la séance des exercices fonctionnels et de postures, demandant beaucoup de concentration et de gainage. j'aime tellement les séances avec mon JC, jamais deux qui se ressemblent. Mais on ne se voit pas demain il veut que je me repose... On a fait quatre séances cette semaine, et j'irai donc courir un tout petit quart d'heure dimanche.

Je suis rentrée, et dans un grand élan de dynamisme, j'ai fait la caisse de Nougatine;-) Non mais sérieux, mes journées se résument à vraiment pas grand chose.

Chéri a préparé les légumes que j'aime tant pour le dîner, pas tout à fait une vraie ratatouille, mais un mélange de courgettes, tomates et oignons. Et des champignons sautés à l'ail. Avec du poulet rôti. Je ne m'en lasse pas.

Une clémentine et voilà un bon dîner. 

Diner.jpg

Ce soir je vais vraiment me coucher tôt, j'ai envie de lire "On ne naît pas grosse". Et là je pense que je vais dormir vite. Avoir pleuré tant d'heures aujourd'hui m'a totalement vidée. J'ai envoyé un mail de deux lignes à mon directeur pour lui dire que mon arrêt est prolongé de deux semaines, cela m'a déclenché une crise de panique...

J'ai des hauts, des bas. Plus de bas que de hauts en ce moment. Ma généraliste m'a dit, comme Chéri et JC, que je ne dois pas me terrer à la maison comme je le fais, mais au moins, si je n'ai pas envie de voir du monde, sortir, prendre l'air, aller au cinéma...

Allez, ce week-end, je vais aller au cinéma, me balader avec Chéri.

A demain pour de nouvelles aventures....enfin, aventures calmes soyons lucides;-)

Commentaires

  • Je ne suis pas du tout étonnée du délai du psy, même si j'espérais qu'à Paris, cela soit plus facile d'obtenir un RDV rapidement.
    T'imagines, dans les déserts médicaux? Tu aurais le temps de mourir d'angoisse...
    Mon compagnon lui avait été conseillé par notre pharmacien ... très bonne pioche!
    Sinon demander à la tante de Romain?

  • C'est quand même terrible d'avoir de tels délais pour les rendez-vous médicaux : ta journée va être plus calme, prends du plaisir dans tes activités . Profite de ton chéri et de tes amis !

  • C'est là où le psy serait vraiment utile, il te dirait que tu as le droit de te terrer, tu as besoin de temps, c'est extrêmement fatigant d'être en déprime.

  • "J'ai pu parler au troisième qui m'a dit ne pas pouvoir me recevoir avant...tenez-vous bien...la mi-juin..."
    Comment il fait si quelqu'un téléphone en lui disant "Docteur, je vais me jeter par la fenêtre !" ?
    Il répond "dite moi où vous serez enterrée, je passerai en juin devant votre tombe." ?
    A part ça, j'ai vu que tu t'es remise à manger normalement.
    (Tu as vu comme je t'ai évité de tomber dans le piège du gâteau marbré ? D'ailleurs j'ai évité à tout le monde, j'ai honte mais il était tellement bon...)

  • très tentant ce marbré , mmh

  • J'ai souri (gentiment) en te lisant dire que tu n'avais pas fait grand'chose de ta journée.
    (plusieurs démarches, sport, ménage, courriers angoissants...)
    Heureusement ! qu'est-ce que ça serait, sinon ?
    C.
    PS: Te rappelles-tu que tu es en arrêt-maladie ? Si tu pouvais faire plus, tu serais au boulot !

  • En cas d'urgence: urgences psychiatriques...
    Ou bien c'est le généraliste qui se débrouille pour obtenir un RDV à son patient.

Écrire un commentaire

Optionnel