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Imaginer... la légèreté - Page 7

  • Semaine sans vrais repères

    Quelle semaine bizarre....

    JC est donc en formation jusqu'à la fin de la semaine, dans le sud de la France. Je l'ai vu lundi et mardi, c'est tout. Sarah ne peut pas me recevoir avant mercredi prochain. Voilà donc un bon test. Une semaine sans "béquilles".

    En plus JC m'a interdit de faire le moindre exercice jusqu'à ce qu'on se revoit lundi prochain, l'occasion de vraiment reposer ma hanche dit-il. Mais moi je suis en manque de sport... Carrément ! 

    Ce midi, j'ai passé les radios, bassin et hanches. Je n'ai rien de grave. Juste une grosse tendinite. Et le remède à la tendinite, c'est le repos... Comme quoi JC avait raison. Et vous aussi... Fait iech... Bon depuis mercredi matin, je n'ai fait aucun effort physique. Et rien de rien jusqu'à lundi !

    En revanche j'ai les os denses et solides. Comme quoi, ne pas manger de produits laitiers, ce n'est pas bien grave. Je n'ai jamais aimé ça. On m'a forcée quand j'étais petite à manger des yaourts. Mais dès que j'ai vécu seule, j'ai arrêté. Quant au fromage, impossible, ça ne passe pas. De temps en temps je bois une tasse de lait chaud, pour le plaisir, ça s'arrête là. Yaourts et fromage blanc ça m'écoeure.

    Bon bref, j'ai de bons os, pas de trucs qui finissent en ose... Il y en a plein dans le compte-rendu des mots qui finissent en ose. Y'a plus qu'à attendre que la tendinite passe. Heureusement que ma hanche ne me fait pas souffrir pendant les séances de CoreTraining.

    Il me manque JC. J'espère que sa formation se passe bien. Il m'a dit qu'il y va pour apprendre de nouvelles techniques, j'ai hâte de découvrir les nouveaux exercices. Il doit le savoir, enfin je suis sûre qu'il le sait qu'il me manque, il m'a envoyé un gentil message mercredi.

    La dernière fois que nous nous sommes vus il m'a dit que ça me ferait du bien de voir un ostéopathe, histoire de détendre bien mon corps... Je lui ai dit que je n'ai vu qu'une seule fois un ostéopathe, choisi au hasard, et qu'il m'avait provoqué des douleurs dont je me suis difficilement débarrassées. Et que si je revoyais un ostéo ce serait un qu'on me conseille, qui a du bon bouche à l'oreille.

    Il m'en a recommandé un, qui s'occupe de ses sportifs et m'a dit de l'appeler de sa part. J'ai appelé, mais il est en vacances cette semaine.

    Bon, je sais qu'il va falloir de la patience avant de pouvoir courir de nouveau. OK j'ai accepté le forfait pour le 10km du 28 mai, mais je ne perds pas espoir pour celui du 11 juin.

    Et surtout, ce matin j'ai reçu un mail de la Team running de ma société, qui me propose de participer avec eux, en plus du 10km du 11 juin, au Run at Work le 8 juin. C'est un challenge inter-entreprises de 6km. Ca me plairait trop de le faire ! Un parcours de 6km sur le parvis de la Défense, lieu que je ne connais pas, où je ne vais jamais. Des équipes de grosses entreprises qui s'affrontent, vous imaginez sans peine à quel point ça titille mon esprit de compétition.

    Voilà, pas grand chose de plus à raconter, ma semaine n'a guère été faite que de boulot. Oui c'est génial les longues fins de semaines de trois jours, mais ensuite il faut faire en quatre jours tout le boulot. J'ai fait 55 heures en quatre jours. C'est pour ça que le sport me manque... Pouvoir décompresser.

    La semaine prochaine, je ne serai que deux jours au bureau, mardi et mercredi. Jeudi et vendredi j'ai une formation complémentaire à celle d'il y a deux semaines : s'affirmer et gagner en confiance en soi.

    Et la semaine suivante, quatre jours aussi, puisque j'ai posé vendredi 19, nous partons pour trois jours à Anvers. ensuite il y a le pont imposé de l'Ascension, la Pentecôte.

    D'ici fin mai, je dois programmer tous les entretiens d'évaluation, le mien compris naturellement... Je l'appréhende beaucoup moins cet entretien, la première formation m'a donné de bonnes clés de réflexion pour argumenter. Enfin bon chaque chose en son temps...

    Ce week-end, courses, cinémas. J'ai réservé une pièce de théâtre pour le week-end suivant. Et puis dimanche bien sûr, les élections. La journée va sembler plus longue encore qu'il y a deux semaines.

    Je reviens ce week-end pour vous raconter le bracelet en tête d'article, et mon sauvetage hydratation visage:-)

    Douce nuit tout le monde.

  • Forfait

    Bon ben voilà... :-((((((((

    Nous en avons discuté sérieusement ce matin avec JC et il est plus raisonnable que je déclare forfait pour la course de 10 kilomètres du 28 mai.

    En espérant que je ne devrai pas en faire autant pour les 10 kilomètres du 11 juin.

    En effet, malgré les semelles, malgré les antis-inflammatoires qui ont bien calmé la douleur, je ne peux pour le moment pas courir plus de 10 minutes à 8km/H. Inutile de dire que je ne serai absolument pas opérationnelle pour une course officielle chronométrée dans moins de quatre semaines:-(

    JC est extrêmement prudent et préfère qu'on reprenne très très très très doucement... Bon même si ça me navre je ne peux que reconnaître qu'il a mille fois raison. Hors de question de forcer par orgueil et d'être totalement HS pour plusieurs semaines, voire plusieurs mois.

    D'autant que je progresse visiblement en ce moment dans les séances de CoreTraining, je ne veux en aucun cas mettre cela en péril. Je n'ai pas eu le temps la semaine dernière de faire les radios bassin/hanche, il faut que je le prenne cette semaine absolument.

    J'espère que je pourrai faire les 10 kilomètres de l'Equipe du 11 juin car je suis inscrite en équipe avec l'association sportive de ma société. J'ai donc vu JC ce matin (oui, il travaille tout le temps), je le vois demain soir, puis je ne le vois plus jusqu'à mardi prochain.

    Il part mercredi pour une formation dans le sud de la France, pour se perfectionner en préparation physique. Il me dira demain soir s'il préfère que je reste une semaine en repos total de sport ou si je pourrai aller courir un peu.

    Il prend dix jours de vacances en mai, tout juste avant le ramadan. Je suis très heureuse pour lui, ça fait deux ans exactement, depuis son opération du tendon d'achille qu'il n'a pas pris de vacances. Dix jours tranquilles, avec sa femme et ses enfants, moi je trouve ça chouette !

    Je serai en vacances durant la même période. S'il avait été là, j'aurais adoré faire plein de séances. Là du coup je ferai le programme qu'il me laissera en partant. Ou alors, comme nous ne partons pas, puisque Chéri travaillera, je pourrais aussi décaler mes vacances à juin... L'idée vient de me traverser l'esprit en écrivant. Pourquoi pas ? Puisque cette semaine, je l'avais posée dans le but de me reposer, de préparer au mieux la course du 28 mai, mais puisque je ne la ferai pas. Pourquoi ne pas décaler cette semaine juste avant la course du 11 juin...

    Car plus les semaines passent, plus je suis accro aux séances avec JC. Je travaille fort, très fort pour qu'il m'estime capable de passer de trois à quatre séances par semaine:-) Trois, croyez-moi, ça me laisse sur ma faim...

    Côté poids, nous en parlerons plus longuement, ça mérite un article, pas juste quelques lignes. Je ne dois plus être loin de mon poids de forme, car ça stagne... en revanche, vu le changement d'intensité des séances de sport, mon corps continue à changer.

    Je suppose que je dois me résigner à être dans l'excès en permanence;-) Maintenant que ce n'est plus l'excès et les compulsions de nourriture, j'ai fait un transfert sur le sport c'est une évidence... Et ça me plaît infiniment !

    PS : mon Chéri que j'aime m'a offert non pas un, mais deux brins de muguet. Un pour moi, et un pour nous deux qu'il a dit:-)

  • Parlons intime

    Ca fait plusieurs jours que je tourne et retourne ça dans ma tête, je pensais ne pas en parler, mais il faut que ça sorte. Une fois posé ici, ça pèsera moins lourd en moi.

    Et puis sur mon blog, je partage avec vous, et votre façon de voir, parfois différente de la mienne m'aide à relativiser.

    La semaine dernière a été "secouante" et secouée. De jolies choses et d'autres extrêmement désagréables.

    La semaine a très bien commencé. Deux jours de formation "Gérer ses priorités et savoir dire non au travail". Je n'ai jamais suivi de formations dans le cadre du travail. Et surtout pas de formation de développement personnel. Donnée par un cabinet extérieur à l'entreprise.

    Plusieurs questionnaires, tests, mises en situation, jeux de rôles ont tous donné le même résultat. J'ai une tendance à la soumission. Pas juste l'amour du travail bien fait ou le dévouement, carrément la soumission tellement j'ai peu confiance en moi. Dans les jeux de rôles, je me fais manipuler tellement facilement. Heureusement dans deux semaines, j'ai une autre formation pour l'affirmation de soi.

    Au bout des deux jours de jeux de rôle, j'ai réussi à prendre la parole et mener une réunion (factice).

    La formatrice a beaucoup parlé avec moi, notamment lors des déjeuners, en "off". Sur ma façon de fonctionner avec mon Directeur principalement. C'est moi qui induis tout cela, qui laisse les gens me dominer, ce ne sont pas eux à la base.

    Bon j'ai au moins la lucidité de le savoir:-)

    Selon la formatrice, je suis intelligente et surtout, excessivement empathique, sans aucune agressivité ou tentative de manipulation.

    Quand je prends la parole en public, elle dit que je maîtrise bien le non verbal, la façon de me tenir, mon maintien, mon port de tête, la chaleur qui se dégage de mes gestes, la façon de capter l'attention tout en dégageant une certaine autorité quand je veux faire passer un message important pour moi.

    Que ma voix est posée, mon vocabulaire riche et varié, mon sourire toujours présent, mon regard droit et non fuyant.

    Quand je suis passionnée et emportée par mon sujet, l'affirmation de moi est bien présente, il ne manque pas grand chose pour que je sois plus en confiance, juste être convaincue que je vaux autant que mes interlocuteurs.

    Et surtout que j'arrête de toujours avoir peur de déranger, d'arriver dans le bureau de mon directeur en commençant systématiquement par "excuse-moi de te déranger"....

    En tout cas ces deux jours m'ont beaucoup apporté, c'est indéniable. J'ai eu l'occasion de tester dès vendredi avec mon directeur:-) Ca c'est la partie la meilleure de la semaine. Ensuite, en rentrant mercredi matin au bureau, j'ai eu trois jours pour faire la clôture d'avril. Trois jours de 6 heures à plus de 20 heures au bureau.

    Heureusement JC a accepté de décaler mes séances de sport, comme ça je n'ai pas eu de stress les fins d'après-midis.

    La partie très désagréable de la semaine, c'était jeudi matin tôt. Il était 6h10, j'étais à quelques dizaines de mètres du bureau. Arrêtée à un passage piéton, attendant pour traverser la rue. J'avais mes écouteurs aux oreilles, comme d'habitude, mes pensées allaient et venaient, j'aime ce moment très matinal quand je fais le chemin à pieds pour aller au bureau. Au moment où j'allais traverser, un homme a surgi à côté de moi, j'ai sursauté, il était trop proche, me frôlant les épaules, je n'aime pas qu'on ne respecte pas les distances. Il m'a dit quelque chose que je n'ai pas compris, j'ai enlevé mes écouteurs, pensant qu'il me demandait son chemin.

    En fait il me demandait si j'allais bien. J'ai senti venir l'embrouille... Le matin tôt comme ça il n'y a personne dans les rues, à part des coureurs, les cafés ne sont pas encore ouverts. J'ai souri en disant oui ça va et j'ai accéléré le pas. Il m'a suivie en me disant que j'étais magnifiques, aves des yeux et une bouche à tomber de passion enfin le baratin habituel.

    Dans ces cas là, je dis merci et que je ne suis pas intéressée et en général les hommes sont bien élevés ça suffit.

    Mais là non il continuait à marcher à mes côtés. Je lui ai dit que j'arrivais à mon travail, qu'on allait stopper là. Il m'a demandé si j'avais un mari, je n'ai pas répondu, il m'a dit que de toute façon même si j'ai un mari il était bien plus chaud que mon mari, qu'il allait me montrer.

    Je commençais à me sentir moyennement bien. Je n'avais pas envie qu'il voit où je travaille, je ne savais pas comment m'en dépêtrer.

    Le temps que je pense à ça, il continuait son blabla et nous n'étions plus qu'à un immeuble de mon travail.

    Je lui ai dit fermement, que j'étais arrivée à mon travail, qu'il fallait maintenant me laisser. Il m'a dit OK OK donnez moi votre numéro de téléphone comme ça on boit un verre cet après-midi.

    J'ai dit non, nous ne boirons jamais de verre ensemble, et j'ai filé vers l'immeuble de mon bureau.

    Comme tous les matins à 6 heures la gardienne de l'immeuble sortait les poubelles et s'apprêtait à laver le hall, donc la porte cochère et la porte intérieure étaient ouvertes. Je suis passée vite, disant bonjour à la gardienne comme chaque matin, et je commençais à monter l'escalier quand je l'ai senti derrière moi. Là j'ai eu peur, et il a dû le sentir.

    Je lui ai à nouveau dit de partir, que j'étais sur mon lieu de travail, que je ne voulais pas lui parler. Il s'est approché de moi et m'a plaquée contre le mur en saisissant ma poitrine. Je l'ai repoussé en m'appuyant sur ses épaules, de toutes mes forces. Au fond de moi j'étais terrifiée, comme la petite fille que j'étais quand j'ai été agressée. J''ai essayé de garder une voix ferme en haussant le ton et lui disant "Maintenant ça suffit vous partez immédiatement". Il s'est à nouveau approché de moi et, comme le dirait élégamment le président des Etats-Unis en riant, m'a attrapée par la chatte. J'étais tétanisée, je l'ai à nouveau repoussé et quand je l'ai vu revenir vers moi je me suis mise à crier.

    La gardienne est arrivée à ce moment là et lui a fichu un coup de balai sur le dos.

    Il m'a lâchée, son visage s'est transformé, il était fou de rage, il m'a dit "OK je pars, mais je t'attends ce soir", et il est parti.

    J'ai à peine dit merci à la gardienne, je ne pouvais pas en dire plus, j'ai monté les escaliers en courant et me suis enfermée dans le bureau.

    Je n'ai pas allumé les lumières, je suis restée appuyée contre la porte une demi heure sans oser bouger.

    A 6h45 j'ai allumé la lumière, me suis assise à mon bureau, ai allumé mon ordi et ai essayé de travailler.

    Mon directeur est arrivé à 8 heures et en me disant bonjour a tout de suite vu ma tête décomposée. Il m'a demandé ce qui n'allait pas, j'ai minimisé en disant "Oh je me suis faite aborder par un homme en arrivant, ce n'était pas très agréable". Il a compris que c'était un peu plus que cela, ma voix avait du mal à sortir. Il a regardé par la fenêtre, m'a proposé de descendre avec moi au commissariat. Devant mes dénégations fortes il m'a dit qu'il était prêt à m'accompagner si je voulais.

    Quand ma top collègue est arrivée vers 8h30, à elle j'ai raconté, en me mettant à pleurer. J'ai aussi raconté à Chéri qui lui aussi m'a dit que nous allions aller déposer une main courante.

    J'ai refusé. Là encore c'est moi qui me sentais mal, comme toujours je me suis sentie mal quand on a voulu s'en prendre à moi.

    Toute la journée j'ai travaillé dans un état bizarre, une chape de plomb sur les épaules.

    Le soir je n'ai pas voulu que Chéri vienne me chercher, mais c'est vrai qu'en sortant du bureau, bien que mon esprit me disait que ce type ne serait pas là, bien évidemment qu'il ne serait pas là, je n'en menais pas large, je regardais tout autour de moi.

    Et le pire a été vendredi matin. Jusqu'ici jamais je n'ai eu d'appréhension de venir travailler tôt le matin. Vendredi j'ai fait un grand détour pour ne pas passer par le chemin habituel.

    En écrivant tout cela quatre jours plus tard, ça va mieux. Je ne pleure pas, juste un petit creux au ventre à l'idée d'aller au bureau demain matin.

    Toute la journée de jeudi j'ai ruminé vous vous en doutez bien. Alternant entre colère contre moi et envie de reprendre mes 40 kilos protecteurs, et colère envers cet homme et envie d'être encore plus mince, plus musclée, plus séduisante, parce que c'est ainsi que je m'apprécie.

    Si je m'apprécie ainsi, si je commence à aimer être coquette, habillée de jolies robes, bien coiffée, bien maquillée, ce n'est en aucun cas comme si je donnais l'autorisation à tout un chacun de ne pas me respecter.

    Le seul dont j'ai envie qu'il me touche et porte ce regard sur moi, c'est Chéri. Tous les autres, hommes, femmes, PERSONNE ne peut se permettre de me toucher ! PERSONNE. PLUS JAMAIS je ne me laisserai faire contre mon gré.

    Bon maintenant je pleure, il y a encore un peu de chemin entre ce que j'affirme là et ce qui se passe en vrai.

    Toute la journée de jeudi je ne suis sentie sale, salie, rabaissée au rang de rien de rien. En rentrant à la maison j'ai pris une longue douche chaude. Et j'ai jeté ma culotte. et j'ai jeté mon soutien-gorge. Pourtant tout neuf et bien joli.

    Bon aujourd'hui, je me dis que ç'était inutile de jeter mes sous-vêtements, exagéré.

    En revanche, je crois quand même que le choc est passé, j'ai bien dormi, j'ai passé un bon week-end, fait beaucoup de sport.

    Je vous raconterai le sport dans le prochain billet. Et puis, samedi je suis allée m'acheter des crèmes et baumes pour le visage, les lèvres... Ma peau est déshydratée (conséquence du régime ?) et je tiens à ma jolie peau. J'ai aussi acheté un nouveau bracelet Pandora il y a une quinzaine de jours, avec des charms symboliques, il faut que je vous montre tout ça.

    A très vite. Prenez soin de vous, faites attention à vous. Protégez ceux que vous aimez.

  • Des vraies nouvelles

    Voilà presqu'un mois que je n'ai pratiquement rien écrit, totalement dépassée par le boulot... Et la semaine à venir s'annonce tout aussi intense. Formation lundi et mardi au siège social, puis trois jours pour boucler la clôture d'avril... Jamais le rythme ne se ralentira en fait...

    Bref bref bref.

    Je ne vais pas parler politique, tout a été dit, écrit, je ne vais pas m'étendre sur l'angoisse qui m'étreint depuis quelques jours, qui m'a empêchée de dormir la nuit dernière et m'a menée au bureau de vote ce matin avant même l'ouverture...

    Restons dans le sujet de ce blog.

    Alors, côté santé, tout va bien, je sais que vous vous inquiétez de carences, mais non, je n'en ai pas. La prise de sang que j'ai faite la semaine dernière ne révèle rien. Je suis dans le bas des fourchettes de tout, mes analyses n'ont jamais été aussi bonnes.

    Une légère carence en fer, pas suffisante pour provoquer une anémie a dit la généraliste, pas au point du supplémenter.

    Je suis fatiguée, voire plus, mais ce n'est pas dû à mon alimentation. Je suis fatiguée comme les millions de gens qui travaillent sous pression, subissant un management par la peur...

    Ce n'est pas non plus le sport qui me fatigue, le sport me permet bien au contraire de survivre à cette pression, quand je vois mes collègues, ou mes amis travaillant dans de grosses sociétés tomber comme des mouches.

    Côté sport, une petite tuile. Lors de la course que j'ai faite en février, pendant laquelle j'ai un peu (beaucoup) forcé, je m'étais fait mal au genou souvenez-vous. La douleur est montée à la hanche. J'ai vu un podologue du sport qui m'a fait des semelles, que je porte à chaque séance, que ce soit chez JC ou pour courir. La douleur au genou a disparu presqu'instantanément. En revanche celle à la hanche s'est accentuée. Au point de me faire mal quand je marchais, ou descendais les escaliers. En revanche aucune douleur pendant les exercices de CoreTraining, que JC adapte naturellement.

    Du coup, voilà plusieurs semaines qu'il ne veut pas que j'aille courir, pour reposer ma hanche. la douleur s'atténue mais pas au point de disparaître. Je prends des antis-inflammatoires pour quelques jours, et je vais faire une radio du bassin et des hanches la semaine prochaine, prescrite par ma généraliste.

    Si je dois arrêter de courir, je n'en ferai pas une maladie, ce n'est pas ma passion première. C'est devoir arrêter le CoreTraining qui serait dramatique pour moi. Les séances avec JC ont pris une tournure que j'aime infiniment, d'un vraiment haut niveau.

    Il me teste, chaque séance un peu plus, je ne lâche rien, nous sommes plus complices que jamais et je progresse de façon évidente. Hier matin, il m'a dit "nous allons faire une séance de pure muscu comme jamais tu n'en as fait, on va voir..." Et j'ai tenu !

    Et j'y ai trouvé un plaisir et une fierté ! Hier soir JC m'a envoyé un SMS pour me dire que j'avais fait une très bonne séance le matin. Et il me parle, il me fait travailler le mental, j'ai traversé une grosse crise face à mon directeur grâce à lui le mois dernier.

    Il aime ma force mentale, et moi je l'admire tellement, je suis encore très loin d'avoir sa ténacité. Mais ça viendra, nous faisons parfois des concours au studio:-)

    Mes muscles apparaissent vraiment, et ça me plaît. Je commence à le voir. Oui il en a fallu du temps, mais je commence à le voir.

    Il y a une quinzaine de jours, j'ai acheté chez Camaïeu des robes, en taille 40. J'adore ce style de robe, qui met la taille en valeur. Je suis tombée amoureuse notamment de la rose avec les papillons, j'adore l'imprimé ! Et la bleue marine avec les rayures blanches, je la trouve chic.

    Et ces robes ont quelque chose d'absolument extraordinaire, d'exceptionnel, le voyez-vous ?

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    Et bien, ces robes n'ont pas de manches !!!!!!!!!! Je les ai essayées parce que j'ai adoré la forme et les motifs, en sachant que je n'ai jamais porté de vêtements sans manches, et toujours décidée à cacher mes bras pour le reste de ma vie. Et en les essayant, j'ai tout à coup vu mes muscles, mes bras pas si monstrueux, la forme harmonieuse des robes, je me suis dit "Et pourquoi pas". Et j'ai vu le regard de Chéri en sortant de la cabine, un regard fier, amoureux. Chéri qui m'a dit que ces robes me mettent en valeur, et que mes bras sont des bras, tout simplement, des bras musclés, et pas des monstruosités comme je les décris habituellement.

    Alors, oui, pour la première fois de ma vie j'ai acheté des robes sans manches. Naturellement je ne les porterai pas avec les collants noirs que j'avais ce jour là en les essayant:-) Et non, mon collant n'a pas de trous, c'est la vitre de la cabine d'essayage qui était tâchée.

    Et aussi, oui, je suis fière de voir les résultats de toutes ces séances de sport auxquelles je vais sans faillir, malgré la fatigue, malgré l'heure tardive, malgré les 12-13 heures de travail que j'ai dans les jambes et la tête, malgré le réveil qui sonne à 4h45, malgré parfois les moments de découragement, malgré tous ceux qui essaient de m'en empêcher et que je n'écoute pas, et ils sont autrement plus nombreux que ceux qui m'encouragent à y aller. Non je ne regrette aucun des bleus que ma peau si blanche chope à presque chaque séance, quand je tombe, je me relève et je recommence, jusqu'à ce que j'arrive à faire l'exercice, et tant pis pour les bleus.

    Je suis fière d'avoir réussi à faire la semaine dernière des tractions à la force des bras, "pas mal pour un premier essai" a dit le coach.

    Je suis fière de me dépasser.

    La semaine dernière, nous avons passé le week-end de Pâques dans les Ardennes, chez mes parents. Dès que ma mère m'a vue à la gare elle m'a dit que depuis début mars, la dernière fois qu'elle m'avait vue, mon corps avait changé de façon flagrante. aminci et musclé. Et ça c'est vraiment le sport, puisque mon poids est grosso-modo stable depuis plusieurs semaines.

    Nous avons passé un beau week-end, j'ai beaucoup parlé avec mes parents durant ces trois jours. J'ai fait des nuits de 12 heures, repos total, pas de sport, interdiction de JC. J'ai vu ma nièce, dont je me rapproche de plus en plus, elle devient une jeune fille de plus en plus belle, de plus en plus affirmée, de plus en plus sportive. Elle m'a demandé pour faire des courses avec moi à Paris, elle aime venir à Paris comme j'aimais y venir chez ma grand-mère à son âge. Elle aime être avec moi, et j'aime tellement être avec elle, elle est drôle et brillante. Brillantissime même, elle est en première et ses notes avoisinent les 20 sur 20 dans chaque matière. Elle a de l'humour et de la répartie, le sens du deuxième degré que nous avons toujours cultivé mon frère et moi.

    Elle est bien dans sa peau. Elle est d'une sensibilité proche de la mienne et de celle de ma mère, nous avons beaucoup de points communs, je suis heureuse que nous soyons ainsi proches.

    Je l'ai inscrite à la Parisienne en septembre. Et sans doute fera-t'elle les 20km de Paris en octobre avec moi.

    Bref un beau week-end de Pâques. Ma mère nous a offert à tous des chocolats, oui nous sommes grands, voire vieux, mais oui nous aimons ce geste rituel de ma mère. Le jardin chez mes parents était beau:-) Le magnolia que j'ai toujours connu, éclatant de beauté. Les tulipes, mes fleurs préférées entre toutes, en fleur. Même le parterre de muguet embaumait.

    Magnolia.jpg

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    Il est 19h55 et non, non non, je ne parlerai pas politique... Je me retiens...

    Alors, parlons aussi un peu de mon poids. Je suis à la croisée des chemins. Heureuse comme jamais de ce poids que je n'avais jamais pesé adulte, mais aussi terrifiée par ce même poids. J'en ai parlé avec Sarah lors de notre dernier rendez-vous car elle avait du mal à comprendre ma terreur. Je lui ai dit que j'ai toujours été grosse, toujours, et que je suis totalement désorientée de me trouver dans un corps qui ne fait plus parti des gros, selon les chiffres en tout cas. JC a lui compris cette terreur depuis longtemps et Sarah l'a perçue cette fois-ci.

    Elle m'a prise dans ses bras et a eu des paroles apaisantes car je sanglotais de frayeur. Elle a dû appeler JC car il m'a envoyé des SMS dans l'après-midi. Il est extraordinaire...

    Je ne sais pas vraiment expliquer pourquoi passer de "l'autre côté", du côté des "pas gros" me terrorise à ce point. J'ai découvert récemment un blog, le blog d'une "ex-grosse" comme elle se surnomme, et elle en parle bien dans son dernier article, lisez-le.

    Mon aventure minceur

    Voilà, le principal de ces dernières semaines. Nous sommes allés régulièrement au cinéma, avons vu pas mal d'amis, j'ai retrouvé l'envie de sortir le week-end, de voir du monde.

    A très vite, prenez grand soin de vous, vous êtes précieux... pour moi notamment.

  • Plus de deux semaines

    Voilà plus de deux semaines que je ne suis pas passée, mille pardons.

    Je vous disais que la dernière semaine de mars serait une des plus intenses de l'année, elle a largement tenu ses promesses. Tout comme la première d'avril...

    A noter plusieurs craquages au bureau. Une jeune collègue qui a fait une espèce de grosse crise d'angoisse. Une senior qui a été arrêtée par son médecin pour trois mois, gros épisode dépressif. Ma top collègue est au bord de l'épuisement.

    Un collègue a donné sa démission.

    Quant à moi... et bien... Ca peut aller on va dire. De toute façon je n'ai pas eu beaucoup de temps pour me poser des questions. Bureau de 6h du matin à 20h le soir. Sport les mardi et jeudi soir. Couchée à 22 heures, donc pas vraiment de temps pour cogiter.

    Sport aussi le samedi matin, heureusement, pour vider toute la tension de la semaine.

    Jeudi matin dernier, j'étais la première au bureau, quand mon directeur est arrivé, il m'a dit que je n'avais pas mon grand sourire habituel. Je lui ai répondu que j'étais fatiguée tout simplement, comme tout le monde.

    Il m'a dit qu'en effet, j'en ai beaucoup fait ces derniers temps, que j'ai l'air épuisé, que je prends soin de tout le monde, alors qu'il voulait que je prenne un grand week-end et ne travaille pas aujourd'hui.

    Je lui ai répondu non, je ne veux pas de traitement de faveur, je fais mon travail, point.

    Il m'a dit que ce n'était pas une proposition, que c'était comme ça, il m'offrait ce lundi pour que je me repose, point final.

    Bon, j'ai arrêté de discuter, après tout, j'ai apprécié de ne pas travailler aujourd'hui.

    Ne m'en veuillez pas, j'ai des trucs à vous raconter, mais pas beaucoup d'énergie pour écrire. Il faut que je vous parle de Sarah, de JC qui eux aussi me trouvent fatiguée, et d'ailleurs JC a réduit un peu le rythme, indifférent à mes protestations !

    En tout cas, merci pour tous vos gentils messages, ne vous inquiétez pas, je vais bien. Je m'en sors mieux au boulot que la plupart des gens qui craquent, je prends soin de moi autant que je le peux en ce moment, et tout le temps que j'ai, je le passe avec Chéri, c'est de ça dont j'ai besoin:-)

    Je repasserai cette semaine.

    Douce soirée.

  • Vivement samedi prochain

    Oh que oui vivement samedi prochain. Car la semaine qui arrive va être la plus intense de l'année. Bon, elle passera, comme toutes les autres, mais j'aimerais déjà être samedi prochain.

    Bon, pour l'instant, profitons de cette fin de week-end.

    Ce matin je suis allée courir, il fait tellement beau, c'est encore plus agréable que d'habitude. Endurance fondamentale, à un rythme tranquille, 7,25 kilomètres en 40 minutes.Tenue sport.jpg

    C'était très bien que je fasse de l'endurance fondamentale, c'est à dire courir lentement, car après la séance de muscu d'hier matin, j'ai mal partout. Les séances de muscu du samedi matin sont de plus en plus pointues, et difficiles, mes bras et mes abdos en sont témoins;-)

    Après cette petite course, je suis passée à la pâtisserie, car nous attendions les parents et un des frères de Chéri à déjeuner.

    Chéri a fait un boeuf bourguignon, le plat préféré de son père. Tout le monde y a fait honneur, et la tarte aux fruits ensuite était la bienvenue.

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    Hier fut une jolie journée, juste Chéri et moi. Quand je suis revenue du sport, j'ai pris ma douche puis nous avons bu un café en discutant. Il faisait un temps splendide, nous avons eu envie de sortir en fin de matinée. Nous avons déjeuné dans une de nos brasseries préférées.

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    Pour moi asperges au pamplemousse.

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    Pour Chéri oeuf cocotte sur purée de courge, et un riz au lait avec glace caramel.

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    Un bon café, puis séance de cinéma.

    Nous sommes rentrés en fin d'après-midi, Chéri a cuisiné le boeuf bourguignon pour ce midi.

    Quant à moi, j'ai "bricolé" un plat qui tient de l'omelette aux légumes, mais c'était pour changer un peu. Et bien c'était délicieux ! Je m'en suis régalée hier soir, il m'en reste pour ce soir, et pour emporter demain midi au bureau.

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    Au cours de la semaine qui vient de passer, Chéri m'a fait un plat que j'ai adoré. Du filet de poulet mariné dans une sauce asiatique, puis saisi au wok avec plein de légumes, à peine quelques minutes, les légumes sont restés bien croquants.

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    J'avoue que j'en aurais bien mangé une assiette supplémentaire tellement c'était savoureux.

    Vendredi soir, j'ai mangé (comme la plupart du temps) de la salade composée. Là c'était de la mâche mélangée à du mesclun de jeunes pousses, des tomates, des tomates séchées, un oignon cru, et un filet de poulet grillé, encore tiède. Selon les soirs je varie les sortes de salades, et les protéines. Tantôt oeufs, poulet, jambon, thon, saumon, dinde.

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    C'est la base de mon alimentation actuelle les salades composées. J'alterne une ou deux fois par semaine avec des plats chauds, poissons et légumes vapeur.

    Chéri, lui, vendredi soir, a eu une soudaine envie de linguine au crabe. Sitôt dit, sitôt cuisinés, son assiette était superbe et alléchante.

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    Sinon, cette semaine, mes séances avec JC, ça, je ne les louperais pour rien au monde:-)

    Lundi soir nous sommes allés à une avant-première de Sage-femme, film de Martin Provost, avec Catherine Deneuve et Catherine Frot. Ils étaient là tous les trois pour présenter le film. Quelle belle soirée ! J'admire énormément Catherine Deneuve, son intelligence, son talent de comédienne, son élégance, sa classe.

    Elle est magnifique, et dès qu'elle a commencé à parler, sa voix.... quelle voix !! Quel sourire, quelle beauté, quelle simplicité. Quelle femme !!

    J'ai aimé le film ! Le rôle que tient Catherine Deneuve m'a bouleversée totalement. J'ai eu l'impression de revivre des scènes avec ma grand-mère. Exaspérante, de mauvaise foi, emplie de paradoxes, mais qu'on ne pouvait s'empêcher d'admirer, d'aimer plus que tout. Que d'engueulades j'ai eu avec elle. Et pourtant, que de fous-rires, que de choses elle m'a apprises, que les moments en sa compagnie étaient intenses !

    Elle est morte le 15 juillet 1993, et pas un jour ne passe sans que je ne pense à elle. Pas un sans qu'elle ne me manque cruellement.

    Bref, ce film m'a retournée profondément.

    Samedi dernier j'ai eu la chance de déjeuner avec Souris Verte. L'une des lectrice du blog, que j'ai le plaisir de voir régulièrement. Le déjeuner fut sage, oeufs brouillés avec une lamelle de saumon fumé et salade verte.

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    Pendant que je passais ainsi des heures à discuter tranquillement, Chéri préparait un fameux couscous pour les amis que nous avons reçus samedi soir.

    Et deux jours avant,  ma cousine la jolie Karin, pour quelques heures à Paris entre deux trains, est venue jusqu'à mon bureau pour déjeuner avec moi. Nous n'avons malheureusement passé que trop peu de temps ensemble, mais ça m'a fait de bien de la voir !!

    Voilà pour l'essentiel.

    Cette semaine, à part le boulot et les séances de sport, je crains qu'il ne se passe absolument rien. J'espère juste pouvoir dormir au moins cinq heures par nuit, ma seule ambition pour la semaine à venir;-)

    J'espère que vous allez tous bien.

    Passez une douce soirée.

  • Lutte acharnée

    J'ai cette impression d'être en lutte permanente en ce moment. Contre le temps, contre des évènements que je trouve injustes, contre la fatigue qui insidieusement m'emplit toute entière et surtout, contre moi.

    Sans doute la période la plus compliquée que j'ai jamais eue à affronter.

    Et je ne comprends même pas pourquoi je lutte à ce point, pourquoi je ne parviens tout simplement pas à me réjouir de ce que je deviens.

    Pourtant, moi qui ne jure que par les chiffres je devrais être la plus heureuse du monde, tous les chiffres sont excellents, comme dans mes rêves les plus insensés. Je vous donnerai le détail lors de ma prochaine pesée avec JC, afin d'avoir la masse musculaire, la masse hydrique, la masse osseuse etc en plus du poids. Mon prochain rendez-vous avec Sarah est le 3 avril, là j'aurai mon poids, mais j'aime aussi toutes les données de la super balance de JC. C'est d'ailleurs pour cela qu'il me pèse très très rarement, et ne me prévient jamais quand il va le faire, car il sait à quel point je focalise sur les chiffres.

    Ceci dit j'ai énormément progressé, moi qui par période pouvais me peser au moins cinq fois par jour, me souvenais de combien je pesais la veille à tel moment de la journée, ou la nuit  précédente, maintenant je ne me pèse absolument plus à la maison.

    Ca oui, c'est bien intégré. En revanche, tout le reste ne l'est pas.

    Par exemple, quand je range mes vêtements, je vois la largeur de mes jupes droites et je me dis "ah oui quand même puisque je rentre dedans c'est que j'ai la taille fille, vive les abdos". Quand je vois mes pulls, tee-shirts ou chemisiers je les trouve vraiment peu larges et pourtant ils me vont, j'y loge ma poitrine sans problème.

    Quand mon alliance tombe, et que maintenant je la porte au majeur je regarde mes doigts et ils ne sont plus boudinés.

    Quand le tee-shirt donné par JC au logo de son studio devient ample, alors qu'il est de la plus petite taille, je me dis que je peux entamer la stabilisation.

    Et quelques instants après je me morigène en me disant que je suis bien prétentieuse de même oser penser cela. Non mais je me prends pour qui ? Ben voyons ! Pourquoi ne pas carrément aller jusqu'à me dire intérieurement que je suis....mince (?!?!?!), jolie (?!?!?!). Je n'ose même pas penser ces mots que je trouve si inappropriés en ce qui me concerne.

    Je n'arrive absolument pas à me rendre compte du volume que j'occupe. Dans le bus, dans le métro, je suis toujours surprise de voir que je ne dépasse plus du siège et ne touche pas mon voisin, ce qui était le cas "avant"...

    Quand je vois les photos de l'anniversaire de ma mère il y a deux semaines, avec ma robe à rayures noires et blanches qui au lieu de me grossir me fait une silhouette élancée malgré les rayures horizontales, je suis obligée de me convaincre que c'est moi, j'ai toujours un mouvement de recul.

    Sur les photos où je suis avec ma nièce, longiligne s'il en est, je suis bien obligée de constater que je suis dans la même "catégorie", pas vraiment plus large qu'elle.

    Je ne me trouve pas légitime, ni en mince, ni en femme bien dans sa peau. Pourtant, maintenant, au vu des chiffres, je ne fais plus partie des personnes obèses, ni même des personnes en surpoids.

    Hier je suis passée devant une boutique dont j'ai regardé les objets dans la vitrine. Tout en marchant, sans m'arrêter. Et par un jeu de miroirs à l'intérieur de la boutique, je me suis vue, sous tous les angles. Vision d'à peine deux ou trois secondes car je n'ai pas cessé de marcher, mais ce n'est qu'une fois dépassée la boutique que j'ai réalisé que c'était moi.

    Je ne me reconnais plus. Absolument pas. Ma silhouette m'est totalement inconnue. Ce n'est pas qu'elle me plaise ou me déplaise, simplement elle m'est étrangère. Quand je me regarde nue à la maison, je regarde zone par zone pour voir l'état de ma peau, mes muscles ou non muscles, mais ma silhouette générale, quand je marche, je ne la connais pas.

    Je ne peux pas croire que ce soit moi cette grande chose plutôt fine, c'est épouvantable.

    Alors que je me sens grosse. Que je suis convaincue d'être si loin encore de pouvoir arrêter ma perte de poids.

    Et surtout, je ne me sens plus vraiment du côté des obèses qui ne comprennent pas que je les comprends, mais pas non plus des minces, dont je ne connais pas les sensations.

    Je serai toujours une obèse en rémission ça c'est une certitude. Jamais je ne me sentirai à l'abri du risque de regrossir.

    Mais parviendrais-je à accepter que je peux me dire que oui j'ai voulu maigrir, que oui j'ai tout fait pour, que oui mon corps ne s'est pas seulement affiné mais est plus tonique qu'il ne l'a jamais été ? Me donnerais-je ce droit ?

    Ce droit de m'estimer ? Je ne parle même pas d'être fière de moi, juste d'avoir du respect et de l'estime.

    Pourquoi je ne me l'accorde pas ? Alors que je suis si fière de tous ceux qui font des progrès, si minimes soient-ils ?

    Pourquoi moi, je dois gagner si chèrement le droit de me réjouir de me sentir bien dans mon corps ?

    Je n'ai pas ces réponses. La lutte en moi en ce moment est intense, acharnée. Je sais qu'il faut que j'entame la stabilisation. Alors que finalement c'est si confortable de manger les mêmes aliments, sans me poser de questions, sans craindre de regrossir.

    Parce que oui, enfin non, je ne veux pas regrossir. Je me sens tellement plus dynamique, plus à l'aise, plus sûre de moi dans presque chaque situation. Je n'ai (presque) plus peur que bien que dans la norme, on me fasse du mal, on porte atteinte à mon intégrité physique. Je sais que je peux vivre et m'épanouir sans ce mur de plus de 40 kilos dont je pensais qu'il me protégeait de tout, alors que non, bien sûr que non il ne me protégeait de rien, et surtout pas du mal-être.

    Je sais, mes questions, mes réflexions sont contradictoires, c'est pour cela que je vous écris que je suis en lutte en ce moment.

    Sans doute tout cela est-il renforcé par la fatigue qui me submerge par moments, le découragement qui me saisit parfois quand j'ai l'impression qu'enfin je vais arriver au bout de tous mes dossiers et qu'en fait non, poum en voilà 15 autres qui apparaissent, par toutes ces questions qu'on vient me poser tout au long de la journée et auxquelles je réponds en souriant. C'est justement parce que je suis toujours souriante qu'on vient me questionner sur comment faire ceci ou cela. Si j'étais ronchon comme d'autres on m'interromprait moins... Mais je ne sais pas faire autrement:-)

    Et la clôture mensuelle revient déjà la semaine prochaine, les fin de mois se touchent ou quoi on dirait qu'elles reviennent toutes les semaines ?

    Ces derniers week-ends nous sommes plus sortis, avons reçu, repris le rythme de quand "j'avais un travail à peu près cohérent"... Ca ajoute aussi à la fatigue, mais je ne veux pas me laisser submerger et réduire ma vie à boulot-sport-dodo. J'ai passé deux ans comme ça, ce n'était marrant ni pour Chéri, ni pour moi, je veux recommencer à sortir, à recevoir, à me cultiver, je veux passer du temps avec Chéri, et pas m'endormir le dimanche après-midi.

    Il faut aussi que je vous parle de Chéri qui se met au sport, du déjeuner avec ma cousine, du déjeuner avec l'une d'entre-vous, de l'avant-première de sage-femme, des dîners entre amis où même Chéri parle musculation:-)

    Ce sera pour la fin de semaine.

    Je suis tellement désolée d'écrire moins. De moins montrer ce que je mange... ca va revenir, vous me manquez.

    Prenez soin de vous.

  • Dépassée...

    Dépassée...

    Par le temps, par les évènements, par tout...

    Mais ne vous inquiétez pas, je vais bien, je suis juste obligée de prioriser encore et encore.

    Je n'écrirai pas ce soir, nous allons à une avant-première du film Sage-Femme, en présence du réalisateur, de Catherine Deneuve et Catherine Frot, alors j'essaie absolument de venir écrire mardi soir après le sport.

    Passez une belle journée et surtout, prenez soin de vous.

  • L'amitié

    A part l'attirance sexuelle, existe-t'il vraiment des différences entre l'amour et l'amitié ?

    En ce qui me concerne non. Quand j'aime, j'aime. Sans conditions, avec passion, envers et contre tout. En revanche, comme en amour, je peux accepter beaucoup, mais quand une goutte fait déborder le vase, c'est fini. Irrémédiablement. Sans un mot, sans un regard, sans retour en arrière. Oui je sais, je suis excessive, dans un sens comme dans l'autre.

    Pourquoi je parle de ça ? Parce que la semaine dernière, j'ai retrouvé un ami. Enfin, plus exactement, un ami m'a retrouvée. Nous avons été inséparables de l'école primaire jusqu'au bac. Nous écrivions des livres, chacun un chapitre le soir, que nous mettions en commun le lendemain et corrigions avec passion. Nous nous affrontions pour la première place du classement de meilleur élève. Tantôt lui, tantôt moi...

    Nous nous étions si bien trouvés. Lui, fluet, un peu efféminé, souffre douleur, moi grosse et le défendant toutes griffes dehors. Oui, j'ai toujours été beaucoup moins timide quand il s'agit de défendre ceux que j'aime plutôt que moi.

    Nous avons été dans la même classe jusqu'en terminale, avons eu notre bac ensemble. Et là, nos chemins se sont séparés, j'ai fait mes études dans une ville, lui dans une autre. C'était à la fin des années 80, pas de téléphone portable, pas de mails... les liens se sont distendus. Je ne revenais que très très peu souvent chez mes parents et au bout de deux ans, je suis venue à Paris. Lui a fait de bien plus longues études, a passé brillamment un concours de bibliothécaire, et est parti travailler à Rome, à la Villa Médicis.

    Nous avions des nouvelles l'un de l'autre par nos parents, qui habitent le même quartier.

    Nous avons suivi des chemins très différents. Il s'est épanoui en Italie, loin des regards moqueurs de notre province, s'affirmant et assumant son homosexualité. Moi je suis restée seule longtemps, privilégiant le travail, je me suis épanouie en rencontrant Chéri. J'ai commencé à me transformer.

    Et depuis quelque temps, je suis beaucoup plus active sur Facebook et Instagram que je ne l'étais quand j'étais obèse.

    Il y a quelques semaines, il m'a envoyé un message. Nous avons un peu échangé, puis décidé de nous voir, 30 ans à nous raconter.

    Un soir de la semaine dernière nous nous sommes retrouvés au Café de la Paix. Et oui, nos retrouvailles méritaient un bel endroit. Je me suis dit que ça partait bien quand il a proposé ce lieu, nous étions toujours sur la même longueur d'ondes.

    Nous nous sommes vus tous les deux, moi sans Chéri, lui sans son compagnon, pour nous retrouver et voir si ça se passait bien, et que nous aurions envie de nous revoir en couple.

    Je suis arrivée quelques minutes avant lui, quand je l'ai vu s'avancer vers moi, j'ai eu l'impression de l'avoir vu la veille. toujours la même bouille, la haute silhouette longiligne. Il m'a serrée très fort dans ses bras, et là, nous n'avons pas vu le temps passer. Trente ans à raconter, puis passer au présent...

    Nous nous sommes quittés à regret, il m'a proposé de prolonger la soirée, mais comme je savais me lever très tôt le lendemain matin...

    Il travaille depuis son retour d'Italie à la bibliothèque de l'architecture.

    Nous nous reverrons à 4 c'est certain. Son ami est passionné de musique, de cinéma, de cuisine, il est québécois. Il a l'air d'avoir beaucoup de points communs avec Chéri.

    C'est ça aussi l'amitié non ? Une amitié interrompue il y a 30 ans et qui repart comme si de rien n'était. Reprendre le fil comme si nous nous étions vus tout au long de ces années.

    L'amitié supporte aussi la distance. Ma meilleure amie partie il y a dix ans vivre à Grenoble pour y rejoindre son amoureux, et bien nous sommes toujours aussi proches.

    La belle amitié qui s'est développée ces dernières années avec Karin, ma cousine, qui pourtant habite loin de moi elle aussi.

    De belles amitiés trouvées grâce à ce blog (bisous Heure-Bleue et Le Goût), une en train de se nouer avec une lectrice, mais je ne la cite pas, pas sûre qu'elle apprécie, elle aime la discrétion, mais tu te reconnaîtras n'est-ce pas. Des cafés bus avec des lectrices, de sacrées personnalités que jamais je n'aurais pu rencontrer sans ce blog.

    Des amitiés créées dans le travail aussi. Enfin, pas beaucoup, je ne me lie pas très facilement.

    Une amie très très chère, rencontrée dans mon travail chez Coup de Coeur il y a une vingtaine d'années.

    Une amie rencontrée dans le cadre de la Parisienne.

    Toutes celles qui sont là depuis mon arrivée à Paris il y a maintenant presque trente ans.

    Des amis perdus aussi. Dont je me suis rendue compte que je ne les intéressais que parce que je leur servais de faire-valoir et qui n'ont pas été avares de méchancetés quand j'ai maigri. D'autres avec lesquels nous n'avions plus rien à nous dire. Pas fâchés, juste des chemins différents et plus vraiment de choses en commun.

    L'amitié ça vit, ça évolue, parfois il y a des creux, les amis sont moins disponibles puis reviennent de plus belle quelques années plus tard, et il faut respecter leur rythme et leurs envies du moment.

    L'amitié ça s'entretient, tout autant que l'amour.

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    L'amitié c'est pouvoir se montrer tels que nous sommes. Rire, pleurer, nous engueuler, ne rien dire, juste être là pour soutenir l'autre. Dire les choses même si elles ne sont pas toujours agréables sur le coup. Prendre des nouvelles sans attendre de contrepartie, juste parce qu'on s'inquiète du bien-être de nos amis.

    Pourquoi je me mets à vous écrire tout cela ? Je ne sais pas vraiment. Parce que revoir cet ami la semaine dernière m'a fait penser à tous mes amis, pas si nombreux, mais si chers. Réels. Bel et bien là.

    J'ai changé ces deux dernières années. Les amitiés se sont ajustées. Les indéfectibles sont toujours là, de nouveaux sont dans ma vie, d'autres n'y sont plus...

    Je suis dans une période charnière, je me remets beaucoup en questions, plus encore qu'habituellement. J'ai par moments la sensation d'être une adolescente qui se construit, qui met en place son corps et sa tête...

    C'est assez étrange, sans doute salvateur, sans doute une étape nécessaire...

    Bon en attendant, il est plus que temps de travailler.

    Je vous souhaite une belle journée, pleine de bonnes surprises.