Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Imaginer... la légèreté - Page 7

  • Lutte acharnée

    J'ai cette impression d'être en lutte permanente en ce moment. Contre le temps, contre des évènements que je trouve injustes, contre la fatigue qui insidieusement m'emplit toute entière et surtout, contre moi.

    Sans doute la période la plus compliquée que j'ai jamais eue à affronter.

    Et je ne comprends même pas pourquoi je lutte à ce point, pourquoi je ne parviens tout simplement pas à me réjouir de ce que je deviens.

    Pourtant, moi qui ne jure que par les chiffres je devrais être la plus heureuse du monde, tous les chiffres sont excellents, comme dans mes rêves les plus insensés. Je vous donnerai le détail lors de ma prochaine pesée avec JC, afin d'avoir la masse musculaire, la masse hydrique, la masse osseuse etc en plus du poids. Mon prochain rendez-vous avec Sarah est le 3 avril, là j'aurai mon poids, mais j'aime aussi toutes les données de la super balance de JC. C'est d'ailleurs pour cela qu'il me pèse très très rarement, et ne me prévient jamais quand il va le faire, car il sait à quel point je focalise sur les chiffres.

    Ceci dit j'ai énormément progressé, moi qui par période pouvais me peser au moins cinq fois par jour, me souvenais de combien je pesais la veille à tel moment de la journée, ou la nuit  précédente, maintenant je ne me pèse absolument plus à la maison.

    Ca oui, c'est bien intégré. En revanche, tout le reste ne l'est pas.

    Par exemple, quand je range mes vêtements, je vois la largeur de mes jupes droites et je me dis "ah oui quand même puisque je rentre dedans c'est que j'ai la taille fille, vive les abdos". Quand je vois mes pulls, tee-shirts ou chemisiers je les trouve vraiment peu larges et pourtant ils me vont, j'y loge ma poitrine sans problème.

    Quand mon alliance tombe, et que maintenant je la porte au majeur je regarde mes doigts et ils ne sont plus boudinés.

    Quand le tee-shirt donné par JC au logo de son studio devient ample, alors qu'il est de la plus petite taille, je me dis que je peux entamer la stabilisation.

    Et quelques instants après je me morigène en me disant que je suis bien prétentieuse de même oser penser cela. Non mais je me prends pour qui ? Ben voyons ! Pourquoi ne pas carrément aller jusqu'à me dire intérieurement que je suis....mince (?!?!?!), jolie (?!?!?!). Je n'ose même pas penser ces mots que je trouve si inappropriés en ce qui me concerne.

    Je n'arrive absolument pas à me rendre compte du volume que j'occupe. Dans le bus, dans le métro, je suis toujours surprise de voir que je ne dépasse plus du siège et ne touche pas mon voisin, ce qui était le cas "avant"...

    Quand je vois les photos de l'anniversaire de ma mère il y a deux semaines, avec ma robe à rayures noires et blanches qui au lieu de me grossir me fait une silhouette élancée malgré les rayures horizontales, je suis obligée de me convaincre que c'est moi, j'ai toujours un mouvement de recul.

    Sur les photos où je suis avec ma nièce, longiligne s'il en est, je suis bien obligée de constater que je suis dans la même "catégorie", pas vraiment plus large qu'elle.

    Je ne me trouve pas légitime, ni en mince, ni en femme bien dans sa peau. Pourtant, maintenant, au vu des chiffres, je ne fais plus partie des personnes obèses, ni même des personnes en surpoids.

    Hier je suis passée devant une boutique dont j'ai regardé les objets dans la vitrine. Tout en marchant, sans m'arrêter. Et par un jeu de miroirs à l'intérieur de la boutique, je me suis vue, sous tous les angles. Vision d'à peine deux ou trois secondes car je n'ai pas cessé de marcher, mais ce n'est qu'une fois dépassée la boutique que j'ai réalisé que c'était moi.

    Je ne me reconnais plus. Absolument pas. Ma silhouette m'est totalement inconnue. Ce n'est pas qu'elle me plaise ou me déplaise, simplement elle m'est étrangère. Quand je me regarde nue à la maison, je regarde zone par zone pour voir l'état de ma peau, mes muscles ou non muscles, mais ma silhouette générale, quand je marche, je ne la connais pas.

    Je ne peux pas croire que ce soit moi cette grande chose plutôt fine, c'est épouvantable.

    Alors que je me sens grosse. Que je suis convaincue d'être si loin encore de pouvoir arrêter ma perte de poids.

    Et surtout, je ne me sens plus vraiment du côté des obèses qui ne comprennent pas que je les comprends, mais pas non plus des minces, dont je ne connais pas les sensations.

    Je serai toujours une obèse en rémission ça c'est une certitude. Jamais je ne me sentirai à l'abri du risque de regrossir.

    Mais parviendrais-je à accepter que je peux me dire que oui j'ai voulu maigrir, que oui j'ai tout fait pour, que oui mon corps ne s'est pas seulement affiné mais est plus tonique qu'il ne l'a jamais été ? Me donnerais-je ce droit ?

    Ce droit de m'estimer ? Je ne parle même pas d'être fière de moi, juste d'avoir du respect et de l'estime.

    Pourquoi je ne me l'accorde pas ? Alors que je suis si fière de tous ceux qui font des progrès, si minimes soient-ils ?

    Pourquoi moi, je dois gagner si chèrement le droit de me réjouir de me sentir bien dans mon corps ?

    Je n'ai pas ces réponses. La lutte en moi en ce moment est intense, acharnée. Je sais qu'il faut que j'entame la stabilisation. Alors que finalement c'est si confortable de manger les mêmes aliments, sans me poser de questions, sans craindre de regrossir.

    Parce que oui, enfin non, je ne veux pas regrossir. Je me sens tellement plus dynamique, plus à l'aise, plus sûre de moi dans presque chaque situation. Je n'ai (presque) plus peur que bien que dans la norme, on me fasse du mal, on porte atteinte à mon intégrité physique. Je sais que je peux vivre et m'épanouir sans ce mur de plus de 40 kilos dont je pensais qu'il me protégeait de tout, alors que non, bien sûr que non il ne me protégeait de rien, et surtout pas du mal-être.

    Je sais, mes questions, mes réflexions sont contradictoires, c'est pour cela que je vous écris que je suis en lutte en ce moment.

    Sans doute tout cela est-il renforcé par la fatigue qui me submerge par moments, le découragement qui me saisit parfois quand j'ai l'impression qu'enfin je vais arriver au bout de tous mes dossiers et qu'en fait non, poum en voilà 15 autres qui apparaissent, par toutes ces questions qu'on vient me poser tout au long de la journée et auxquelles je réponds en souriant. C'est justement parce que je suis toujours souriante qu'on vient me questionner sur comment faire ceci ou cela. Si j'étais ronchon comme d'autres on m'interromprait moins... Mais je ne sais pas faire autrement:-)

    Et la clôture mensuelle revient déjà la semaine prochaine, les fin de mois se touchent ou quoi on dirait qu'elles reviennent toutes les semaines ?

    Ces derniers week-ends nous sommes plus sortis, avons reçu, repris le rythme de quand "j'avais un travail à peu près cohérent"... Ca ajoute aussi à la fatigue, mais je ne veux pas me laisser submerger et réduire ma vie à boulot-sport-dodo. J'ai passé deux ans comme ça, ce n'était marrant ni pour Chéri, ni pour moi, je veux recommencer à sortir, à recevoir, à me cultiver, je veux passer du temps avec Chéri, et pas m'endormir le dimanche après-midi.

    Il faut aussi que je vous parle de Chéri qui se met au sport, du déjeuner avec ma cousine, du déjeuner avec l'une d'entre-vous, de l'avant-première de sage-femme, des dîners entre amis où même Chéri parle musculation:-)

    Ce sera pour la fin de semaine.

    Je suis tellement désolée d'écrire moins. De moins montrer ce que je mange... ca va revenir, vous me manquez.

    Prenez soin de vous.

  • Dépassée...

    Dépassée...

    Par le temps, par les évènements, par tout...

    Mais ne vous inquiétez pas, je vais bien, je suis juste obligée de prioriser encore et encore.

    Je n'écrirai pas ce soir, nous allons à une avant-première du film Sage-Femme, en présence du réalisateur, de Catherine Deneuve et Catherine Frot, alors j'essaie absolument de venir écrire mardi soir après le sport.

    Passez une belle journée et surtout, prenez soin de vous.

  • L'amitié

    A part l'attirance sexuelle, existe-t'il vraiment des différences entre l'amour et l'amitié ?

    En ce qui me concerne non. Quand j'aime, j'aime. Sans conditions, avec passion, envers et contre tout. En revanche, comme en amour, je peux accepter beaucoup, mais quand une goutte fait déborder le vase, c'est fini. Irrémédiablement. Sans un mot, sans un regard, sans retour en arrière. Oui je sais, je suis excessive, dans un sens comme dans l'autre.

    Pourquoi je parle de ça ? Parce que la semaine dernière, j'ai retrouvé un ami. Enfin, plus exactement, un ami m'a retrouvée. Nous avons été inséparables de l'école primaire jusqu'au bac. Nous écrivions des livres, chacun un chapitre le soir, que nous mettions en commun le lendemain et corrigions avec passion. Nous nous affrontions pour la première place du classement de meilleur élève. Tantôt lui, tantôt moi...

    Nous nous étions si bien trouvés. Lui, fluet, un peu efféminé, souffre douleur, moi grosse et le défendant toutes griffes dehors. Oui, j'ai toujours été beaucoup moins timide quand il s'agit de défendre ceux que j'aime plutôt que moi.

    Nous avons été dans la même classe jusqu'en terminale, avons eu notre bac ensemble. Et là, nos chemins se sont séparés, j'ai fait mes études dans une ville, lui dans une autre. C'était à la fin des années 80, pas de téléphone portable, pas de mails... les liens se sont distendus. Je ne revenais que très très peu souvent chez mes parents et au bout de deux ans, je suis venue à Paris. Lui a fait de bien plus longues études, a passé brillamment un concours de bibliothécaire, et est parti travailler à Rome, à la Villa Médicis.

    Nous avions des nouvelles l'un de l'autre par nos parents, qui habitent le même quartier.

    Nous avons suivi des chemins très différents. Il s'est épanoui en Italie, loin des regards moqueurs de notre province, s'affirmant et assumant son homosexualité. Moi je suis restée seule longtemps, privilégiant le travail, je me suis épanouie en rencontrant Chéri. J'ai commencé à me transformer.

    Et depuis quelque temps, je suis beaucoup plus active sur Facebook et Instagram que je ne l'étais quand j'étais obèse.

    Il y a quelques semaines, il m'a envoyé un message. Nous avons un peu échangé, puis décidé de nous voir, 30 ans à nous raconter.

    Un soir de la semaine dernière nous nous sommes retrouvés au Café de la Paix. Et oui, nos retrouvailles méritaient un bel endroit. Je me suis dit que ça partait bien quand il a proposé ce lieu, nous étions toujours sur la même longueur d'ondes.

    Nous nous sommes vus tous les deux, moi sans Chéri, lui sans son compagnon, pour nous retrouver et voir si ça se passait bien, et que nous aurions envie de nous revoir en couple.

    Je suis arrivée quelques minutes avant lui, quand je l'ai vu s'avancer vers moi, j'ai eu l'impression de l'avoir vu la veille. toujours la même bouille, la haute silhouette longiligne. Il m'a serrée très fort dans ses bras, et là, nous n'avons pas vu le temps passer. Trente ans à raconter, puis passer au présent...

    Nous nous sommes quittés à regret, il m'a proposé de prolonger la soirée, mais comme je savais me lever très tôt le lendemain matin...

    Il travaille depuis son retour d'Italie à la bibliothèque de l'architecture.

    Nous nous reverrons à 4 c'est certain. Son ami est passionné de musique, de cinéma, de cuisine, il est québécois. Il a l'air d'avoir beaucoup de points communs avec Chéri.

    C'est ça aussi l'amitié non ? Une amitié interrompue il y a 30 ans et qui repart comme si de rien n'était. Reprendre le fil comme si nous nous étions vus tout au long de ces années.

    L'amitié supporte aussi la distance. Ma meilleure amie partie il y a dix ans vivre à Grenoble pour y rejoindre son amoureux, et bien nous sommes toujours aussi proches.

    La belle amitié qui s'est développée ces dernières années avec Karin, ma cousine, qui pourtant habite loin de moi elle aussi.

    De belles amitiés trouvées grâce à ce blog (bisous Heure-Bleue et Le Goût), une en train de se nouer avec une lectrice, mais je ne la cite pas, pas sûre qu'elle apprécie, elle aime la discrétion, mais tu te reconnaîtras n'est-ce pas. Des cafés bus avec des lectrices, de sacrées personnalités que jamais je n'aurais pu rencontrer sans ce blog.

    Des amitiés créées dans le travail aussi. Enfin, pas beaucoup, je ne me lie pas très facilement.

    Une amie très très chère, rencontrée dans mon travail chez Coup de Coeur il y a une vingtaine d'années.

    Une amie rencontrée dans le cadre de la Parisienne.

    Toutes celles qui sont là depuis mon arrivée à Paris il y a maintenant presque trente ans.

    Des amis perdus aussi. Dont je me suis rendue compte que je ne les intéressais que parce que je leur servais de faire-valoir et qui n'ont pas été avares de méchancetés quand j'ai maigri. D'autres avec lesquels nous n'avions plus rien à nous dire. Pas fâchés, juste des chemins différents et plus vraiment de choses en commun.

    L'amitié ça vit, ça évolue, parfois il y a des creux, les amis sont moins disponibles puis reviennent de plus belle quelques années plus tard, et il faut respecter leur rythme et leurs envies du moment.

    L'amitié ça s'entretient, tout autant que l'amour.

    Selfie.jpg

    L'amitié c'est pouvoir se montrer tels que nous sommes. Rire, pleurer, nous engueuler, ne rien dire, juste être là pour soutenir l'autre. Dire les choses même si elles ne sont pas toujours agréables sur le coup. Prendre des nouvelles sans attendre de contrepartie, juste parce qu'on s'inquiète du bien-être de nos amis.

    Pourquoi je me mets à vous écrire tout cela ? Je ne sais pas vraiment. Parce que revoir cet ami la semaine dernière m'a fait penser à tous mes amis, pas si nombreux, mais si chers. Réels. Bel et bien là.

    J'ai changé ces deux dernières années. Les amitiés se sont ajustées. Les indéfectibles sont toujours là, de nouveaux sont dans ma vie, d'autres n'y sont plus...

    Je suis dans une période charnière, je me remets beaucoup en questions, plus encore qu'habituellement. J'ai par moments la sensation d'être une adolescente qui se construit, qui met en place son corps et sa tête...

    C'est assez étrange, sans doute salvateur, sans doute une étape nécessaire...

    Bon en attendant, il est plus que temps de travailler.

    Je vous souhaite une belle journée, pleine de bonnes surprises.

  • Encore un wek-end...

    Encore un week-end qui touche à sa fin pffoouuuu.

    Donc ce matin je suis allée au yoga. C'est au studio de JC j'ai fait l'aller-retour à pieds, et bonne nouvelle, la douleur à la hanche ne se manifeste plus quand je marche. Elle est encore là quand je descends des escaliers, et dès que j'accélère le pas. Mais c'est un progrès c'est déjà bien.

    C'est le troisième cours de yoga que je fais depuis le début de l'année. J'avais pris une carte découverte. 30 euros pour trois cours. Maintenant qu'elle est écoulée, si je veux faire d'autres cours ce sera au prix normal, soit 25 euros le cours.

    Du coup je ne pense pas en faire très souvent ni régulièrement, le budget sport commence à s'alourdir.

    En revanche je dois dire que le yoga est un super complément au sport. Il s'agit là en l'occurrence de yoga Kundalini, je n'avais jamais fait de yoga de ma vie et je ne soupçonnais pas qu'il en existait tant de variantes, du plus tonique au plus méditatif.

    Le kundalini est un des plus anciens yogas, qui fait travailler l'énergie vitale du centre du corps et de la colonne vertébrale. La séance dure une heure et demi. Commence par de la respiration profonde, puis des séries de postures dynamiques, en rythme, des positions pas toujours simples quand on n'a pas l'habitude, qui demandent un grand calme, une respiration placée. Puis à nouveau des cycles de respiration, de la relaxation et pour finir une dizaine de minutes de méditation. La séance entière se passe les yeux fermés.

    Comme pour les deux premières séances, au bout d'un moment les larmes ont jailli à flots, j'ai senti un lâcher prise total tout en étant concentrée sur les postures pas faciles à tenir. A la fin de la séance j'étais vidée. Nous n'étions que trois au cours. La prof nous a offert un thé bien chaud en nous demandant nos ressentis. Comme lors des deux premières fois, j'ai eu du mal à parler juste après la séance, trop remuée, bouleversée.

    En revanche, une fois dehors, j'ai fait un bout de chemin avec la prof, qui m'a dit que depuis quelques semaines elle me trouve épanouie et lumineuse. Pourtant, quand nous nous voyons, c'est le mardi soir, comme elle donne son cours à 19h45 et que juste avant je suis en séance avec JC, en général elle arrive vers 19h15, quand je suis au bout de mes efforts, au max de la rougitude et de la fatigue:-)

    Nous échangeons juste quelques mots et JC et moi quittons le studio pour la laisser à son cours. Et ce matin elle m'a dit que mardi après mardi elle me voit évoluer avec de la facilité, faire des exercices de plus en plus pointus, et surtout, que quand je termine la séance et lui parle, j'ai un sourire comme je n'avais pas avant.

    Et que ce matin elle m'a vue me servir de mon corps pour faire les postures de yoga avec bien plus de confiance. Bon, tant mieux, tout cela m'aide à progresser.

    Je suis rentrée à 13h, Chéri était allé au marché, en a rapporté un poulet rôti bien chaud bien croustillant bien parfumé, j'adore le poulet rôti. Un café, une sieste...

    Puis nous avons réservé la semaine à Venise. Au mois de septembre, pour mon cinquantième anniversaire. Chéri a choisi un hôtel... waouh !

    Entre temps, j'ai réussi à obtenir une RTT en mai, nous irons passer un week-end de trois jours à Anvers.

    J'ai deux semaines imposées en août, période pendant laquelle Chéri travaille puisqu'il prend les deux premières semaines de septembre pour son Festival. Je mettrai à profit ces deux semaines pour faire beaucoup de sport, et prendre le temps de rêvasser, de voir mes cop's, dormir;-) Mon plus gros fantasme actuel ça dormir...

    A part ça, pas grand chose à raconter, en haute saison de mon travail les semaines se ressemblent tant...

    Le week-end dernier avec mes parents me semble déjà bien loin.

    La fin de la haute saison arrivera vite ceci dit dans deux mois la travail reprendra son intensité normale... Et puis cette année, je traverse ces semaines avec un recul et une capacité de relativiser supérieure à d'habitude. Mes collègues me demandent mon secret. Et bien... comment dire... Je fais ce que je m'étais promis de faire, saisir chaque petit bonheur quotidien, voir le positif de chaque situation plutôt que le côté négatif, ne pas me laisser influencer par les esprits chagrins, répondre aux aigreurs des toxiques par un grand sourire...

    Et surtout, garder mon cap quoiqu'il arrive. Oui le travail est intense, on nous met une pression peu imaginable et alors ? Que peut-il nous arriver de grave ? Nous faire virer ? Et bien qu'ils nous virent... Ne nous rendons pas malades des situations sur lesquelles nous ne pouvons pas agir, et gardons nos priorités à l'esprit. Et comme je dis à mes collègues, nos priorités, c'est nous, notre vie, les gens que nous aimons, pas la Firme...

    Ils sont sceptiques et me prennent pour une douce utopique, mais en attendant, si je suis tout aussi épuisée qu'eux, je suis de loin celle qui a le plus d'énergie à la fin de la journée. Ils ne comprennent pas pourquoi je ne laisse pas tomber le sport, aller me fatiguer encore plus. Mais c'est justement ça qui me permet d'éliminer la fatigue intellectuelle et nerveuse, de faire le plein d'énergie, de dormir sans être réveillée par la terreur du travail.

    Je ne suis pas totalement détachée, oh non, les sautes d'humeur de mes supérieurs me touchent en plein ventre, me font de grosses boule à l'estomac, mais je ne me rends plus malade d'angoisse comme il y a un an, et je suis d'autant plus efficace dans mon travail.

    Du coup, je ne suis pas celle à qui l'on cherche le plus de poux dans la tête.

    Peut-être que ces changements se reflètent dans mon attitude ? Et il est certain que mon changement physique a entraîné des changements psychologiques dont tout le monde prend conscience.

    Ma nature profondément optimiste et joyeuse, je ne la cache plus, elle n'est plus enterrée sous mes larmes et mes terreurs.

    J'ai encore beaucoup beaucoup beaucoup de chemin à faire avant d'être réellement sereine et suffisamment sûre de moi pour me sentir légitime dans la vie en général, mais j'avance, pas à pas.

    Je ne peux que vous souhaiter de faire de vous votre réelle priorité, tout le monde en profitera. Pas de culpabilité de prendre du temps pour soi, pour se sentir une personne entière, cela rejaillit de bien être sur tous ceux que nous aimons.

    Prenez soin de vous, passez une douce nuit.

  • Ca fait du bien:-)

    Trois semaines que je n'étais pas allée au cinéma j'étais en manque. Les deux derniers week-end, nous avons vu des amis, reçu, sommes allés au théâtre, puis le week-end suivant chez mes parents, donc pas de ciné. Il y a trois semaines, nous avons vu Rock n Roll qui en plus ne m'a pas enthousiasmée outre mesure.

    Alors ce week-end, nous étions bien décidés à rattraper notre retard. Enfin une petite partie, car il y a plein de films que j'aurais voulu voir et que j'ai loupés. Tant pis, je les verrai sur le câble dans quelques mois.

    Hier nous avons enchaîné Patients et Lion. Ah, ça fait du bien de voir deux bons films. Du rire, des larmes, des émotions, des questionnements, du dépaysement, tout ce qui fait que j'aime tant aller au cinéma.

    Entre les deux séances nous sommes allés boire un verre, il faisait un temps d'une douceur printanière, les gens souriaient, réchauffés par le soleil, tout le monde est tout de suite de meilleure humeur.

    Hier matin, je suis bien sûr allée au sport. Une belle séance, intense, chaque semaine JC intensifie un peu. Hier travail des bras, du dos, des épaules. Pour la première fois mon tee-shirt était mouillé même au niveau des épaules... Et quand je sors du studio j'ai cette vue sur le Sacré-Coeur c'est chouette ! J'adore commencer ainsi les week-ends.

    Cou.jpg

    Epaules.jpg

    Visage.jpg

    Ce matin, je n'ai plus de bras ni d'épaules. Quant aux abdos je n'en parle même pas;-)

    Pas le droit d'aller courir ce matin, ma douleur à la hanche droite ne passe pas... Alors il faut la laisser se reposer et ne pas courir quelque temps... Bon bon bon, je ne peux rien faire d'autre que prendre mon mal en patience, je ne voudrais pas aggraver la chose et compromettre ma course de fin mai.

    Alors ce matin, je vais prendre un cours de yoga. Car les trois séances avec JC ne me suffisent plus, j'ai besoin de plus. Normalement j'ai deux séances de running en plus des trois de CoreTraining. Donc là, je suis en manque j'ai réellement besoin de me dépenser. Le yoga va me faire du bien, corps et âme...

    Hier matin JC m'a dit que je progresse beaucoup, que le moment où je pourrai faire quatre séances avec lui se rapproche. Tant mieux !!!!!!!!!!!! Je sais que quatre séances de cette intensité avec lui, ce sera costaud, mais j'en rêve:-)

    Je lui ai dit que j'ai tellement envie d'encore progresser, il m'a répondu que je ne suis pas consciente du niveau que j'ai atteint. Je dois dire que non, je ne me trouve pas une sportive émérite ni formidable. Je sais que j'ai progressé ces six derniers mois, vraiment, je le vois, je le sens dans mon corps. Mais apparemment, comme pour mon image, j'ai du mal à voir ce qui est...

    Bon, nous aurons l'occasion d'en reparler, je file au yoga.

    Je reviens ce soir pour vous raconter un peu plus.

    Passez un beau dimanche:-)

  • J - 214

    Sept mois. Voilà je suis inscrite, c'est concret depuis hier.

    JC m'a donc dit le premier mars que nous allons aller chercher une jolie performance, à savoir 1h45'.

    Il m'a envoyé par mail dimanche mon programme d'entraînement. Je vais, en plus des trois séances hebdomadaires avec lui, aller courir deux fois en extérieur chaque semaine. Une sortie pour l'endurance fondamentale, une sortie de fractionnés à ma VMA max de max.

    Les séances au studio sont du cardio et de la muscu. Le premier test est la course de dix kilomètres de fin mai. Cinq heures de sport par semaine, voilà qui me comble.

    20 kilomètres ça me paraît énorme, surtout à cette vitesse mais je vais m'entraîner sans relâche;-) Je suis enthousiaste vous imaginez bien.

    JC cherche dans ses élèves un(e) partenaire de course d'à peu près mon niveau, pour me donner des repères.

    Bon, je reviens dès que possible vous raconter mon week-end et mes autres projets.

    Passez une très douce journée. Aujourd'hui je suis une boule d'amour et de guimauve, je viens d'avoir la confirmation que nous partons une semaine à Venise avec Chéri pour mon 50è anniversaire, mon rêve de petite fille, aller à Venise avec mon prince charmant. Oui bon je suis loin d'être jeune jeune, mais il n'est jamais trop tard pour partir à Venise avec son amoureux:-))))))))))))

  • Je vous montre vite fait:-)

    Hier soir en sortant du travail j'ai enfin pu aller dans la boutique où j'avais vu en vitrine une robe qui me plaisait. Je l'ai aperçue dimanche dernier en passant alors que je courais.

    Je ne suis retrouvée dans la caverne d'Ali Baba, j'ai essayé plein de robes, de jupes... Je ne suis pas encore lassée de l'émerveillement que me procure le fait de pouvoir essayer ce qui me plaît vraiment, sans craindre qu'il n'y ait pas ma taille.

    Bon, j'ai encore de vieux réflexes qui me poussent à prendre la plus grande taille du rayon, là en l'occurrence c'était du 44. Qui bien sûr s'est révélé bien trop grand. J'ai donc dû déranger la vendeuse pour qu'elle me donne du 42, puis du 40, et du 38 dans certains modèles...

    J'ai acheté, pour mettre dimanche pour l'anniversaire de ma mère une robe que jamais de ma vie je n'aurais même oser rêver pouvoir mettre. Des rayures, très près du corps.

    Robe rayures.jpg

    Robe poches.jpg

    Je ne mettrai naturellement pas ces bottines avec, ce sont celles que je portais hier soir, et que je n'ai pas changées quand j'ai fait les essayages pour Chéri. Je mettrai des chaussures noires à talons.

    Gilet détail.jpg

    Jupe détail.jpg

    Et j'ai totalement craqué sur ce tissu, imprimé d'escaliers d'immeubles. J'ai pris dans cet imprimé une jupe droite, taille 40, et le gilet qui va avec. Que je porterai avec ou pas, je peux le mettre aussi avec un jean, tout comme je peux mettre la jupe avec un tee-shirt uni tout simple. Le tissu est soyeux, et vraiment l'imprimé m'a séduite.

    Sans tête.jpg

    Profil.jpg

    Chéri adore la robe qui ne cache rien de mon corps...

    Et trouve la jupe droite originale et stylée. J'aime bien quand Chéri aime bien:-)

    Allez zou, je voulais vous montrer, pas le temps de vous raconter plein de choses, on va prendre le train.

    Je vous souhaite un excellent week-end. Prenez soin de vous.

  • Allez, ça va aller

    Elle est dure cette semaine. Vraiment. Comme rarement. Bon, comme d'hab la clôture a été un gros coup de stress et de pression. Comme nous ne serons pas là ce week-end et que je ne pourrai donc pas aller au sport samedi matin, j'ai enchaîné les trois séances avec JC en quatre jours. Plus un rendez-vous chez la généraliste pour renouveler l'ordonnance de mon médicament pour l'oesophage. Quatre jours sans une respiration...

    Lundi soir, j'avais rendez-vous chez la généraliste tard le soir, après ma séance de sport. Quand elle est venue me chercher dans la salle d'attente elle s'est exclamée "Mais vous avez encore maigri". Ben oui...

    Elle m'a examinée, tout va bien. 12-8 de tension, coeur à 50 pulsations minutes. Je n'ai pas pris le temps de faire ma prise de sang ce sera pour la prochaine fois. Elle a palpé mon cou, mon ventre, mes chevilles, m'a trouvée en pleine forme. Elle m'a dit que je devais maintenant arrêter de maigrir...

    Elle m'a demandé comment ça allait au boulot, si c'était toujours le même rythme, la même pression. Je lui ai dit que oui, que justement le jour même j'ai demandé une RTT. Refusée. J'ai dû avoir l'air tristoune, ou fatiguée, elle m'a proposée, une fois de plus de m'arrêter. J'ai refusé une fois de plus.

    Mercredi pendant ma pause déjeuner j'avais rendez-vous avec Sarah, que je n'avais pas vue depuis trois semaines, à cause de toutes les réunions au siège, impossible de programmer un rendez-vous perso un midi sans risquer d'avoir à le décommander.

    Elle aussi en me voyant m'a dit qu'en trois semaines j'ai changé. Quand je me suis déshabillée pour la pesée, elle m'a dit que mon ventre et mes bras ont fondu. C'est vrai que maintenant on voit les abdos. Elle m'a aussi parlé de ma poitrine. Bon ça c'est vrai que de la poitrine il n'en reste guère...

    Je suis montée sur la balance. Bim, moins 2,8 kilos. Je n'en reviens pas que ça continue de descendre comme ça. Bon il faut dire que JC a super intensifié les séances de sport, il m'a dit que là on passe encore un gros niveau, surtout niveau muscu. La graisse qui reste devrait fondre sous peu...

    La diététicienne m'a dit que nous arrivons à la fin de l'amaigrissement, qu'elle ne veut pas que j'aille trop loin, qu'on va stabiliser, mais très très très très doucement. Réintroduire de très petites quantités. elle sait ma peur de la stabilisation, ma peur de regrossir, alors ça va être lent, très lent.

    Je la revois vendredi prochain, le 10, ça fera pile six mois que j'ai commencé ce radical changement d'alimentation.

    En sortant j'ai appelé JC, qui me l'a joué genre blasé "moi je le savais que tu avais encore maigri, tu changes beaucoup". Il m'a encore dit que je suis la seule à ne pas voir à quel point je suis métamorphosée...

    Bon aujourd'hui, j'ai encore dû faire face aux avance déplacées de celui qui qui me rend la vie dure. En arrivant au studio pour ma séance, j'étais complètement fermée. JC m'a demandé ce qui se passait, j'ai répondu rien en tentant un pauvre sourire et on a commencé la muscu. Il a encore augmenté le poids des haltères... Je me suis concentrée sur la muscu, et des larmes sont sorties de mes yeux.

    JC m'a arrêtée et m'a demandé de lui dire ce qui n'allait pas. Je lui ai raconté, il est vraiment le seul à qui je fais suffisamment confiance pour raconter cela. Il m'a donné son point de vue d'homme, et dit comment remettre cet homme une bonne fois à sa place. Je suis si peu sûre de moi, mes vieilles terreurs ne sont pas si loin.

    Là où je me rends compte en revanche que je suis bien plus forte mentalement, c'est que je ne me suis pas immédiatement jetée sur la nourriture pour refaire ma muraille de graisse si protectrice. Non, rien ni personne ne me fera craquer.

    Nous avons repris la séance, et j'ai soulevé les haltères avec une telle rage que ça m'a paru beaucoup moins difficile. A la fin de la séance, j'étais trempée, épuisée, lessivée, glacée, mais bien mieux.

    Je suis rentrée, ai pris ma douche, me suis fait une salade composée de laitue, carottes que Chéri a râpées et m'a laissées nature, et du blanc de poulet. Puis une tasse de lait chaud en vous écrivant...

    JC m'a envoyé un SMS me disant que je peux avoir confiance en lui et tout lui dire après tout ce que nous avons traversé ensemble ces dernières années. Qu'on ne lâche rien, ensemble, que je suis plus sportive que ce que je crois, et que je dois avoir une putain (oui il a écrit putain lui qui ne dit jamais de gros mots) de confiance en moi car je réalise ce que peu de gens sont capables. Que seuls les forts d'esprit y arrivent, que je ne dois donc laisser personne me déstabiliser.

    Là dessus, vous pouvez me croire, je ne me ferai plus jamais de mal pour anticiper celui qu'on risque de me faire. Je ne martyriserai plus ni mon corps ni mon esprit. Et je vais (essayer d') oser de clairement dire à cet homme que stop, ça suffit.

    Pendant la séance d'hier soir, JC m'a annoncé, après avoir réfléchi, calculé et tout et tout, mon objectif de chrono pour les 20 km de Paris.

    1h45. On a pile sept mois pour préparer cela, il m'a dit que c'est pour cela qu'il a intensifié les séances. N'empêche, 20 kilomètres en 1h45 quoi !!!!!!!!! Il m'a dit, moi j'y crois, on va aller chercher quelque chose de beau... OK on va aller le chercher ce chrono de 1h45.

    Après la séance j'ai appelé mon frère pour lui demander s'il pense que c'est faisable par quelqu'un comme moi. Quoi quelqu'un comme toi a-'il rétorqué , tu es sportive, endurante, volontaire, tu as un super entraîneur, évidemment que c'est réalisable en suivant à la lettre ce que te diras ton entraîneur.

    Alors, OK c'est parti:-)

    Ce week-end nous allons dans les Ardennes, fêter les 80 ans de ma mère. JC m'a dit d'aller courir 30 minutes samedi. Pas plus parce que même si les semelles ont fait pratiquement intégralement disparaître la douleur du genou et de la hanche droits, l'inflammation n'a pas totalement disparu.

    Ben quand même je serai contente de courir un peu, car je me vois mal ne pas faire de sport jusqu'à la prochaine séance de mardi soir prochain. Si je reste plus d'un jour ou deux sans en faire, mon corps est en réel manque.

    Bon il est 22h30 passées, j'ai encore la machine de linge à étendre, et ensuite il sera plus que temps d'aller me coucher, car demain lever 4h30. Samedi matin aussi lever tôt car notre train est à 8 heures. Et dimanche soir, nous rentrons à minuit... Et oui il n'y a pas énormément de TGV des Ardennes à Paris, et comme poser mon lundi m'a été refusé...

    J'attendrai le week-end d'après pour me poser un peu...

    Je vous souhaite un excellent week-end, je vous raconterai le mien. Je vais voir mes parents, mon frère, ma nièce:-))))))))

  • Et la peau alors ?

    Hier matin avec JC nous avons eu une conversation intéressante. Nous étions en pleine séance quand ça a frappé à la porte. C'est une jeune femme, en tenue de sport, qui venait pour avoir des renseignements sur les forfaits, le déroulement des séances etc...

    JC a passé une petite dizaine de minutes avec elle tandis que je continuais mes séries d'exercices de muscu. J'ai regardé cette jeune femme quand elle est arrivée puis partie, trouvant qu'elle avait une jolie silhouette. Quand elle est partie nous avons continué la série que j'avais commencée et pendant les deux minutes de récup', j'étais assise par terre en tailleur, face à JC, en lui disant "Cool tu vas avoir une nouvelle élève. Elle est venue en courant en plus, courageuse". Il m'a répondu que oui, elle voulait de l'aide pour progresser en running alors qu'il va essayer de l'aider. Je lui ai dit "En tout cas, avec elle, pas de problème de poids, elle n'a rien à perdre". JC m'a répondu mais tu l'as regardée ou pas ? J'ai dit que je l'ai regardée vite fait et vu une silhouette fine dans sa tenue de sport. JC m'a dit non, c'était du camouflage, moi je l'ai regardée en pro. Tu n'as pas vu son ventre ? Elle en a carrément plus que toi. Allez, on reprend les circuits.

    Je lui ai dit non, explique-moi mieux. Cette fille moi je l'ai vue mince. Il m'a dit oui elle est mince, mais elle a du ventre et n'est pas tonique. Tu ne te vois pas. Tu es ferme et musclée, ton corps a beaucoup changé. J'ai rétorqué "Regarde-moi droit dans les yeux et dis-moi que cette fille doit perdre du poids alors que moi non ? Ne te fiche pas de moi".

    Il m'a répondu que d'abord elle est plus petite que moi, et qu'elle est moins bien proportionnée. Et que oui elle a du poids à perdre. Alors que moi non. Que j'ai une masse musculaire supérieure à la moyenne et une masse grasse inférieure à la moyenne. Que si j'ai l'impression d'être trop volumineuse ce n'est pas que j'ai du poids à perdre, mais du surplus de peau. Il est incroyable mon JC il ne m'a pourtant jamais vue en sous-vêtements... Il a des yeux bioniques... Je lui ai dit qu'il a raison.

    Il m'a dit, je ne veux plus t'entendre dire que tu es grosse !! Tu es superbe, et on va travailler à retendre ta peau en musclant. Car oui, soyons claire, j'ai un surplus de peau. Je ne m'en sors pas trop mal ce n'est pas une totale cata, mais il y en a. Et tout comme j'ai toujours refusé d'avoir recours au by-pass pour perdre du poids, je refuse tout autant la chirurgie réparatrice. Pour de nombreuses raisons, que je vous donnerai si vous le souhaitez.

    On a fait une séance muscu en changeant les exercices, et surtout en augmentant les poids des haltères, barres et kettles. Ca a été... D.U.R !!!!!!! Mais géniall ! Mais D.U.R:-)

    D'ailleurs ce soir j'ai des courbatures comme je n'en ai pas eu depuis bien longtemps, depuis le tout début où j'ai commencé le sport.

    La semaine prochaine, mardi, le 28 c'est le jour de la clôture, je sais que je ne pourrai pas aller au sport, je vais rester (très) tard au bureau. Et le week-end prochain nous serons chez mes parents pour le quatre-vingtième anniversaire de ma mère. Du coup, JC a un peu bouleversé ses plannings, il sait que je serais trop malheureuse de ne le voir que jeudi. Il vient de me confirmer que déjà, je le vois demain soir suis contente !!!!!!!!!

    Ce matin, j'avais le droit d'aller courir 15 minutes avec mes semelles de sport. Premier running depuis la course d'il y a deux semaines. Comme ce n'était que 15 minutes j'y suis allée carrément à fond ! J'ai fait 3,15 kilomètres en 15 minutes. Du 12,6 km/H. Jamais couru à cette vitesse plus de quelques centaines de mètres. Bon il y a encore du boulot pour que je tienne ce rythme sur un dix kilomètres, mais on va y travailler ! Je n'ai absolument pas eu mal aux genoux, merci le podologue et ses super semelles. En revanche la douleur à la hanche est toujours présente quand je cours, et carrément présente. A suivre...

    Hier je suis allée chez la coiffeuse. Elle a coupé moins court que d'habitude, trouvant que ce serait mieux vu que mon visage s'est creusé. Je l'ai laissée faire à son idée et le résultat me plaît bien. Pareil pour le coloriste, je l'ai laissé faire à son idée et comme d'hab, j'adore le roux qu'il a fait.

    Comme à chaque fois, quand je suis arrivée, ils m'ont proposée thé, café... J'ai pris un café, et à ce moment là, l'apprentie est arrivée avec une brioche qui dégageait une merveilleuse odeur de fleur d'oranger. La coiffeuse m'a dit que la brioche vient de sa boulangerie préférée, qu'elle est super bonne. Elle l'a découpée et tous les clients présents s'en sont régalée, mais je n'en ai pas pris. Je ne lâche rien et ne lâcherai rien tant que le moment ne sera pas venu.

    Hier soir à 21h30 je ne tenais plus debout, je suis allée me coucher. Du coup ce matin tôt j'étais levée:-)

    Nous avons passé un très agréable déjeuner avec Heure Bleue et Le Goût. Chéri avait cuisiné, lapin aux cèpes vin blanc et crème, pommes de terre au four. J'avais acheté des gâteaux au chocolat pour le dessert. Bon, j'ai un peu contrarié HB et Le Goût en mangeant une salade verte avec le lapin et non des pommes de terre, à ne pas toucher aux grignotages de l'apéritif, et à ne pas manger de fromage, de pain, ni de dessert... Mais au moins, ils ont vu que je mange. Une cuisse de lapin et une assiette de salade. J'espère que vous ne pensez pas que je ne mange pas. Je mange, en relativement petites quantités, et sans gras ni sucre, mais je mange;-)

    Puis nous sommes allés passer une heure chez les parents de Chéri.

    Et voilà un beau week-end qui s'achève. Et une nouvelle semaine s'annonce chargée avec la clôture mensuelle. Mais elle se fera, comme toutes les autres, et à la fin de la semaine je me dirai, oh que la semaine a passé vite. C'est fou cette sensation de ne pas maîtriser le temps, et surtout, de ne pas voir défiler les semaines...

    J'espère que vous avez passé un chouette week-end, profité de ceux et de ce que vous aimez.

    Prenez soin de vous.

  • Un test qui arrive à point

    Pas plus tard que mardi, je vous écrivais que je commençais à me sentir mieux avec mon reflet. Et hier, première petite mise à l'épreuve qui m'a montré que je si deviens un peu plus satisfaite de mon image, je suis encore extrêmement loin d'en être convaincue. Et excessivement fragile face aux regards, aux mots.

    Je vous raconte ?

    Hier matin j'avais rendez-vous chez le podologue. Je ne sais plus si je vous ai dit, depuis un mois j'avais mal au genou droit en courant, et ça lançait jusque dans la hanche. Pas mal du tout en marchant, seulement en courant. Et aussi en descendant les escaliers. Vous me connaissez, j'ai serré les dents en me disant que je tiendrais quoiqu'il arrive jusqu'à la course du 12 février. Et que mon genou aussi tiendrait.

    Le jour de la course à partir du 5è kilomètre j'ai eu mal. A partir du 7è, très mal.... J'ai tenu jusqu'au dixième kilomètre en me parlant, me convainquant que ça allait... Après la course, une fois les muscles refroidis, je pouvais à peine marcher. J'ai eu extrêmement mal pendant deux jours, JC m'a dit de glacer, de prendre beaucoup d'arnica, la douleur s'est calmée, sauf en descendant les escaliers ou en essayant de courir. JC m'a parlé du syndrome de l'essuie-glace (?) et recommandé d'aller voir un podologue qu'il connaît bien. Il travaille trois jours par semaine dans son cabinet, un jour au Stade français pour s'occuper des rugbymen, et un jours au PSG, pour s'occuper des footballeurs.

    Il suit JC depuis des années et est paraît-il une pointure dans son domaine. J'ai eu la chance d'avoir un rendez-vous pour la semaine suivante, sans avoir à attendre les trois semaines habituelles.

    J'étais contente d'avoir un rendez-vous si vite, car depuis la course, JC m'interdit formellement de courir:-(

    Donc je l'ai vu hier matin. Il a passé mes jambes au laser, et a confirmé le syndrome de l'essuie glace, un déplacement du tendon du genou, qui frotte donc quand on court, et remonte le long de la cuisse jusqu'à la hanche. Rien de plus banal paraît-il chez les coureurs. C'est mécanique, et ça se soulage très bien avec des semelles.

    Il m'a demandé si je faisais beaucoup de sport, quand je lui ai dit trois séances par semaine avec JC plus une heure de jogging le dimanche, il m'a dit que c'est très bien de faire beaucoup de sport. Il m'a demandé ma taille, mon poids. Je lui ai dit, et ajouté que j'avais perdu beaucoup de poids ces dernières années, mais le poids peut-il être un facteur déclenchant ?

    Moi, je parlais par rapport à mon poids passé qui aurait pu abîmer le tendon, et le podologue a spontanément répondu, en parlant que de mon poids actuel.

    C'est certain, dit-il, que le poids s'il ne déclenche pas le problème, l'accentue. Si vous perdiez une bonne dizaine de kilos ce serait parfait pour le sport et vos articulations.

    Il n'a pas vu ma tête, je lui tournais à ce moment là le dos, les jambes sur le laser.

    Il n'a absolument pas dit cela avec une mauvaise intention, il l'a dit tout simplement.

    Il a ensuite moulé mes pieds, fait les semelles, m'a dit que je pouvais dès le soir même, comme je voyais JC, courir 5 minutes avec lui. Puis un quart d'heure dimanche, et augmenter tranquillement jusqu'à disparition de l'inflammation.

    Il m'a encore félicitée pour ce que j'ai fait, m'a dit d'embrasser JC, et m'a raccompagnée très chaleureusement.

    Mais pour moi, la journée s'était considérablement obscurcie. Mon cerveau a fait un arrêt sur "vous devriez perdre une bonne dizaine de kilos". Et d'un seul coup, en allant prendre le métro pour aller au bureau, en me voyant dans les vitrines, je me suis vue comme je pense que l'on me voit. Grosse, tellement grosse... Quelqu'un qui ne m'a jamais vue, ne sait pas que j'ai été plus qu'obèse, qui me regarde sans la bienveillance inspirée par mon difficile parcours, et bien oui donc, quelqu'un qui me croise pour la première fois me trouve grosse.

    J'ai bien essayé de me dire qu'il parlait en raisonnant par rapport à ses critères sportifs, et tout ça et tout ça.... Mais je suis encore trop fragile face à mon reflet pour ne pas avoir été touchée. Mon réflexe ? Avant même d'arriver au bureau j'ai envoyé un message à JC en lui disant que plus que jamais je voulais et devais maigrir encore et encore.

    JC m'a dit qu'on en parlerait le soir, que je ne devais pas me monter la tête, sans même lui expliquer ce qui se passait.

    Toute la journée j'ai ruminé en me disant que oui, bien sûr je suis encore grosse, que de toute façon quiconque me rencontre aujourd'hui sans me connaître ne peut que se dire qu'il a en face de lui un gros truc moche. Du coup hier midi je n'ai mangé que deux tranches de jambon blanc. Je sais, c'est très très... très très con.

    Mais je ne pouvais pas faire autrement croyez-moi. Je suis arrivée au studio pour ma séance de sport, j'ai embrassé JC (oui, de la part du podologue) et lui ai dit que nous devions parler sérieusement. Je lui ai raconté le rendez-vous, montré mes semelles, c'est quand même l'essentiel. Puis lui ai dit que je dois encore perdre dix kilos. Minimum.

    Et là mon JC a soupiré. M'a dit que c'est hors de question. QUE JE N'AI PLUS DE POIDS A PERDRE. Si ce n'est celui que mon corps décidera encore de perdre, de transformer en masse musculaire. M'a à nouveau détaillé tout mon corps, me disant que je suis tonique, sportive, en pleine forme, que je suis superbe, bref, que je suis très bien. POINT.

    Et qu'en aucun cas je ne dois me remettre à focaliser sur la perte de poids, que ma silhouette est vraiment bien. Méfiant il m'a demandé si j'avais mangé aujourd'hui, il me connaît trop bien. Je lui ai dit avoir mangé en tout et pour tout deux tranches de jambon blanc depuis que je m'étais levée. Il n'était pas content, le mois dernier déjà il m'a passé l'engueulade du siècle parce que Sarah lui a dit que je ne mange pas assez.

    Il m'a dit qu'il allait faire en sorte de me faire comprendre pourquoi je dois manger, pourquoi je ne dois pas perdre de poids, pourquoi il faut entretenir mes muscles avec de l'énergie. Et nous avons fait une séance qui ne m'a pas laissé le temps de réfléchir un instant. Une séance comme j'aime, qui me laisse sans voix mais avec une réelle plénitude. A la fin je grelottais. Logique m'a dit JC, non seulement tu dors trop peu, tu fais de longues journées épuisantes mais en plus tu trouves malin de ne pas manger.

    Il m'a ensuite dit qu'il est fier de ma capacité à ne rien lâcher, à toujours me relever en cas d'obstacle, que je suis arrivée envers et contre tout à ce dont je rêvais, que je suis très bien telle que je suis.

    Quand je suis partie, il m'a dit "t'as intérêt à manger. Ne te laisse pas déstabiliser par un mot de quelqu'un qui n'a pas idée de ce que tu as bravé". Il m'a confirmé que le podologue très renommé dans son domaine est un des meilleurs, et que c'est ça qui nous intéresse.

    Et en effet, je confirme ! En début de séance j'ai couru cinq minutes sur le tapis, à petit trot, 7km/h. Aucune douleur !! A la fin de la séance, JC m'a dit de courir dix minutes, mais à la sixième j'ai eu un peu mal alors il m'a arrêtée. Mais j'ai couru dix minutes en tout sans rien sentir:-) Les semelles ça fait une sensation bizarre, mais ça donne un confort incroyable. Et si ça rétablit mon tendon, alors, vive le podologue !

    Dimanche j'irai courir un quart d'heure. J'irai au stade, et non dans les rues, je pourrai ainsi faire des accélérations, on verra ce que ça donne.

    Je suis rentrée et après ma douche, me suis fait une belle salade de mâche et roquette avec un pavé de saumon grillé. Puis bu une tasse de lait chaud.

    Tee-shirt profil.jpg

    Tee-shirt face.jpg

    Du coup ce matin j'ai mis le jean slim en taille 38 et le tee-shirt offert par ma top collègue, en taille S, il symbolise bien mon état d'esprit. Avec des bottines noires à talons. Au bureau, tout le monde m'en a parlé de cette P..... de silhouette que j'ai tant de mal à accepter.

    Je reconnais que moi aussi je ne me suis pas trouvée trop mal avec ces vêtements près du corps.

    Enfin, je prends ce petit épisode comme un pas de plus dans l'acceptation et l'affirmation. Parce que, quand même, je me rends bien compte que je suis moins volumineuse, dans les sièges, dans le bus... Bon il faut surtout que je sois moins perméable aux mots qui sont souvent dit sans arrière pensée et surtout, que je n'interprète pas...

    Velours 1.jpg

    Velours 2.jpg

    Bon à part ça je suis très heureuse de pouvoir recommencer à courir.

    Et puis vous savez quoi ? Ce matin ma collègue est arrivée avec un pull Kookaï qu'elle a acheté samedi dernier (en même temps que mes tee-shirts). Elle l'a acheté pour sa fille de 20 ans, que je connais, une jeune fille grande et mince. Mais sa fille n'a pas aimé le pull, qu'elle trouve trop classique. Ma collègue ne pouvant pas le mettre, il est trop juste pour elle, elle me l'a proposé ce matin. Quand j'ai vu le pull je l'ai trouvé très beau, sobre et chic, tout chaud, tout doux. Mais je l'ai aussi trouvé très étroit. Et quand j'ai vu sur l'étiquette que c'est une taille zéro j'ai dit à ma collègue que même pas en rêve je pouvais le mettre. Non mais sans rire, même pas une taille un, une taille zéro ! Elle m'a dit mais si essaie le, tu ne te vois pas ou quoi ?

    Pull.jpg

    Pull taille.jpg

    pull étiquette.jpg

    Je suis donc allée le passer... et il me va carrément bien. J'ai eu une fugace pensée pour le podologue:-)

    Enfin voilà quoi, mon prochain objectif, c'est de ne plus avoir d'objectif, et ça, vous me connaissez, ça va être très très difficile. Ne pas me projeter dans les objectifs, juste vivre ce qui se passe chaque jour, et essayer de m'apprécier, tout simplement.

    Demain matin séance de sport. Le samedi c'est muscu, avec juste un peu de cardio en échauffement. J'espère que la cardio sera du tapis de course. Ceci dit j'apprécie de plus en plus le vélo. JC m'en fait faire régulièrement, à fond à fond à fond. La sueur goutte tout autour du vélo, j'adore ! De toute façon, j'aime être à fond, tout oublier, n'être concentrée que sur la technique des mouvements, sentir mes muscles chauffer, surchauffer.

    Dimanche j'irai donc courir un peu. Et puis nous recevons à déjeuner des invités de marque, j'ai nommé Heure Bleue et Le Goût.

    Je ne manquerai pas de vous raconter:-)

    Demain je vais chez le coiffeur.

    Il serait temps que j'aille me coucher il est bientôt minuit et demain je me lève tôt pour aller au sport. Mais comme chaque année je suis scotchée devant la soirée des Césars. Et comme je regarde en écrivant, je n'écris pas vite...

    Passez une bonne nuit, emplie de doux rêves.

    A demain ou dimanche pour de nouvelles aventures;-)

    Pull étoile.jpg